mardi 22 novembre 2011

jeudi 17 novembre 2011

De la servitude moderne

Tel est le titre, sur un modèle debordien, d’un film, d’un livre ou d’un site… On ne sait pas trop.

Pourquoi pas, même si déjà « Les temps modernes » de Chaplin, pour ne citer que celui-là, nous donnait une critique quelque plus caustique de ce monde de servitude.
 Mais n’est pas « situationniste » qui veut et, là où il y avait créativité, imaginaire et effraction dans les codes politiques, esthétiques et linguistiques, on ne trouvera ici qu’un triste ramassis de vieux clichés dont il n’est pas inutile de faire l’analyse tant ceux-ci prolifèrent chez ceux qui, paradoxalement ( ?) ne pensent la révolution que comme spectacle.

Car Debord c’est autre chose.
 Et d’abord de la dérision pour notre culte du dérisoire. Donc de l’humour, de la jubilation très loin de cette récupération qui ratisse large, si large qu’elle ne vise aucune cible si ce n’est que l’apparente bonne conscience de ceux qui sont l’auteur de cette « œuvre », laquelle , bizarrement, s’achève sur un appel à l’insurrection - message subliminal, non dit, métaphorique, mais qui en irrigue le style jusqu’à aboutir à des images d’émeutes, lesquelles sont, bien sûr, l’alpha et l’oméga de ce « petit traité de savoir vivre à l’usage des bisounours modernes ». Même style, même plagiat de Debord que ces zigotos, pieds nickelés de la révolution, auteurs inénarrables de "L'insurrection qui vient." Et qu'ils attendront longtemps.
Et soyons sûr que le néolibéralisme et ses oligarchies, curieusement épargnés ici, n’y sont pas étrangers.

Et puisque toute cette "oeuvre" n’est qu’un fatras de citations pour faire chic et choc, il faut quand même rappeler que « citation n’est pas raison »! Pourtant, je me limiterai à celle-ci, page 33 des « Commentaires sur la société du spectacle » de Guy Debord :

« Cette démocratie si parfaite fabrique elle-même son inconcevable ennemi, le terrorisme. Elle veut, en effet être jugée sur ses ennemis plutôt que sur ses résultats. L’histoire du terrorisme est écrite par l’Etat ; elle est donc éducative. Les populations spectatrices ne peuvent certes pas tout savoir du terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le reste devra leur sembler plutôt acceptable, en tout cas plus rationnel et démocratique. »

Et plus loin, page 60 : « La conception policière de l’histoire était au XIXe siècle une explication réactionnaire, et ridicule, alors que tant de puissants mouvements sociaux agitaient les masses. Les pseudo-contestataires d’aujourd’hui savent bien cela, par ouï-dire ou par quelques livres, et croient que cette conclusion est restée vraie pour l’éternité ; ils ne veulent jamais voir la pratique réelle de leur temps ; parce qu’elle est trop triste pour leurs froides espérances. L’Etat ne l’ignore pas, et en joue. »

« De la servitude moderne » ce n’est que ce miroir aux alouettes dans ce que le spectacle d’aujourd’hui a de plus pernicieux. Il suffit de voir le film, de suivre ses séquences apocalyptiques dans le meilleur style new age et millénariste. D’écouter sa musique lugubre. De comprendre que nous sommes dans l’esthétique de la propagande et des sectes. La peur. Le grand soir. Et l’aube merveilleuse. Un parfum sulfureux de grand spectacle nazi. Il n’y manque que les défilés de Nuremberg et les chants de Lohengrin. La révolution revue par Spielberg, dans Tintin ? pourquoi pas !

Toute cette bouillie pour faire l’éloge de ce qu’il y a de pire : L’anarchisme.
Avec son côté spontané et égalitaire qui n’en est que la façade séduisante. Derrière elle, une autre vérité : il n’y aurait , partout, dès que plusieurs personnes se rencontrent et qu’une société se compose, que son « autogestion » comme système idéal , c'est-à-dire que la loi du plus fort, de la plus grande gueule  et, finalement, ce fameux renard qui rêve d’exterminer le poulailler!
 C’est ce rusé Renard qui se cache là.
 L'anarchie est la pire des oppressions! Le libéralisme et l'idéologie libertaire, c'est la même chose sauf que les libertaires sont ceux qui se rêvent les libéraux de demain... Vous remarquerez que dans ce triste pensum hollywoodien, l'injustice sociale ce n'est jamais leur tasse de thé: Connards d'esclaves qui ne vous soulevez pas pour nous mettre au pouvoir!

Donc je préfère la Loi.
Elle seule protège et régit les relations entre les hommes. L’absence de règles et de loi c’est le rêve du libéralisme et de ceux qui asservissent. Les élections, même imparfaites, sont préférables au système tribal et à ceux qui rêvent d’une démocratie idéale qu’ils seraient d’ailleurs bien incapables de formuler, à ceux qui rêvent de sortir de ce spectacle dont ils se repaissent pourtant, à ceux qui rêvent d’écologie et de pureté, à ceux qui rêvent d’incendier le monde tout en s’épargnant, qu’ils sachent tous ceux-là qu’ils ont le moyen de vivre leurs rêves : Qu’ils s’installent ensemble en Amazonie. Si, si ! Le territoire est encore suffisamment immense, surtout pour eux. Ils y retrouveront Tintin et Indiana Jones.
Au moins nous épargneront-ils leurs dangereux délires.

Le dernier mot restera à Guy Debord ("Panégyrique", page 90):
"La décadence générale est un moyen au service de la servitude; et c'est seulement en tant qu'elle est ce moyen qu'il lui est permis de se faire appeler progrès."




mardi 15 novembre 2011

Nicolas Rikiki

Derrière les effets de manche, le drapé des ciselures stylistique de discours écrits par d’autres, la grandeur d’une vision qui se cogne pourtant à la réalité la plus immédiate, Notre Président se vautre depuis toujours dans le minuscule.
 Qu’on n’attende pourtant  pas ici un clin d’œil à ces médisants surnoms que le pauvre homme traîne comme un boulet, surnoms d’autant plus injustes qu’ils portent atteinte à de véritables géants de la peinture : Les frères Le Nain. Ici, c'est propre, Monsieur!

Non, ce président est passé maître dans l’art du minimal tout en osant se parer de l'illusion de grandeur ce qui est pour le moins baroque. Et ceci avec cette aisance du marchand de sable qui nous endort en jetant sa poussière étoilée pour nous éblouir. Ainsi son Union pour la Méditerranée dont il se voulut Empereur échoua-t- elle sur l’oubli et l’exil d’un quelconque bureau à… Barcelone !

Ainsi…

Mais faut-il poursuivre cette litanie de minusculités quand, seul celui qui serait affecté d’une sévère myopie sur un présent amnésique, pourrait encore percevoir là de la grandeur en lieu de boursouflure.

Ainsi, quotidiennement, Notre Président ne gère-t-il pas la crise, ne laboure-t-il pas l’avenir avec de grandes réformes fiscales par exemple, mais se contente-t-il , au mieux, au gré de ses étapes provinciales, de décider ici de combattre la fraude sociale - laquelle n’est pourtant rien comparée à toutes les fraudes sur les subventions. Ou celles de certains pharmaciens et de gros propriétaires terriens d’autant plus importantes qu’elles sont d’ordre économique. Ou bien cette fraude qui consiste, jour après jour, pour Notre Président de mener une campagne électorale sur les fonds publics...

Ou bien ailleurs, le lendemain, s’en prend-il aux "faux malades"…
 Toujours la même obsession des profiteurs -  lesquels sont pauvres par définition, tandis que les riches, c’est connu, ne profitent de rien et que l’argent leur est tombé du ciel. Car c’est connu aussi, les pauvres sont pauvres parce qu’ils ne travaillent pas assez et le riche est riche pour travailler même quand il dort. La preuve c’est que ce faignant d’ouvrier chinois est plus pauvre que l’industrieux Prince de Monaco.

Qui dira encore qu’il n’est pas proche des gens ? A se demander si Pernaud lui-même ne serait pas encore un meilleur Président !
Mais "les gens" sont-ils assez stupides pour ne pas comprendre que l'image qu'il nous renvoie de nous-même est pour le moins humiliante? La morgue des puissants.
J'aime ces phrases de Christian Bobin dans "L'inespérée":
 "Le mot de peuple est un des plus beaux mots de la langue française. Il dit le manque et l'entêtement, la noblesse des gueux sous l'incurie des nobles. Il dit le contraire exact de ce que dit la télévision."

Loin des hauteurs, loin du peuple, Notre Président, fait du rase mottes. Sans doute heurtera-t-il les flancs d’un Olympe qu’il n’aura jamais connu.



vendredi 11 novembre 2011

RIDICULE!

dimanche 6 novembre 2011

religions...

L'Islam, contrairement au christianisme ou au boudhisme, n'a rien de philosophique. C'est la croyance bête, servile. Aussi con que se cogner à Jérusalem la tête contre un mur. Une soumission. Ce que j'appelle une" religion imbécile". La religion Charlie Hebdo a eu aujourd'hui sa grand messe médiatique pour quelques centaines de dévots mais ce n'est que la religion du fric et du spectacle...
Mais espérons que pour l'islam rien n'est figé. On peut espérer qu'il change. Espérer n'est jamais une certitude.
Hassen Chalghoumi, Président de la Conférence des Imams de France et Imam de Drancy déclare:

« Ce qui se passe aujourd'hui dans le monde arabe est très grave. Quand le parti islamiste Ennahda accède au pouvoir en Tunisie, quand quarante pour cent des musulmans de France ont voté pour lui, je suis catastrophé. Je connais le double langage des islamistes, je suis musulman, je suis tunisien... Ces gens-là veulent instaurer la charia, et tout le monde se réjouit ».
« Je dis aux Français, je dis à l'Europe et à l'Occident en général, mais je dis aussi aux journalistes : Réveillez-vous! Arrêtez de soutenir l'islam politique. Ne soyez pas naïfs, ces gens-là sont intolérants, ils menacent même des musulmans qu'ils jugent trop modérés ».
 « l'Europe doit se réveiller. Elle ne peut pas cautionner l'arrivée de partis islamistes dans les pays musulmans. Elle doit, au contraire, apporter son soutien aux seuls partis démocratiques ».

samedi 5 novembre 2011

La dernière arme de Sarkozy.

Les communicants avaient pourtant tout prévu pour préparer 2012: un G20 comme acmé d’un règne flamboyant et un bébé pour attendrir les familles - tout cela à quelques mois des présidentielles et le tour était joué et c’était reparti pour un nouveau quinquennat…

Mais personne désormais n’est dupe. Le Président s’est empêtré dans les méandres de sa propre personnalité, exhibant à la fois son orgueil et son incompétence : la recette même du ridicule ! Et l’austérité pour combler une dette qu’il a lui-même creusée ne lui permettra pas de retrouver une popularité à jamais disparue. Pour celui qui se rêvait Napoléon, ces cinq années n’auront été que fuite en avant et renoncement, dépenses somptuaires pour sa caste et rigueur pour son peuple. Et voici qu’un long hiver se profile sans que rien ne lui permette d’espérer la victoire. Il entame désormais non pas une campagne électorale mais sa retraite de Russie.

Il aura tout perdu. Après de médiocres législatives, ce furent les calamiteuses régionales, cantonales et, in fine, l’impensable, un Sénat à gauche ! Ah, quel homme politique ! Certes on trouvera toujours ces grognards qui le soutiendront jusqu’au bout, les Lefeuvre, les Morano, les Hortefeux et tant d’autres, restés dans l’ombre, qui savent que demain, sans lui, ils ne seront rien.

Quelques mois ne lui permettent plus d’espérer une embellie économique – pouvoir d’achat, emploi… là aussi le bilan est terrible !

Alors… Moi ou le chaos. Mieux encore, moi et le chaos !

Le seul espoir qu’il puisse imaginer : la rue ! Le réveil des « classes dangereuses », les émeutiers qu’ils soient beurs, blancs ou rouges ! La peur dans les chaumières via TF1 ! Pernaut conduisant le Peuple ! Alors, oui, de l’austérité, des larmes et du sang non pas tant pour soigner l’économie que pour susciter l’indignation, la révolte.

Car tel est ce dernier piège qu’il nous prépare : Vous allez souffrir mais plus vous crierez, plus j’aurai de chances de survivre ! Et il sait bien que le NPA et toute l’extrême gauche n’attendent que cela : la droite a ses idiots utiles.

La rue pour seul salut. Les voitures incendiées seront son ultime recours. Il ne s’en privera pas.















jeudi 3 novembre 2011

La bande du Fouquet's: le retour.

On reparle du Fouquet’s !

Ce n’est pas parce qu’il la dissimule que Sarkozy aurait jeté sa Rolex. Comme pour le reste, derrière la défroque du vaillant moine soldat qu’il arbore désormais, l'homme n'a pas changé et  il ne faut pas gratter bien loin pour retrouver cet or qui le fascine tant. Ah, le Fouquet’s !
L’époque flamboyante, la félicité du pouvoir, l’exhibitionnisme sans entrave avant que, unanime, le peuple ne siffle la fin de la récré.
 Mais la bande du Fouquet’s reste tapie derrière l’écran où s’agite sa marionnette…

Ainsi la vénérable Cour des Comptes nous dévoile aujourd’hui que l’Hôtel Matignon et un certain nombre de ministères abuseraient de dépenses de communication dont l’essentiel serait confié à un certain… Pierre Giacometti. Eh, oui, l’un des happy few du Fouquet’s !

Bien sûr récompensé par une Légion d’Horreur, notre homme a pu être dispensé d’appels d’offres pour ses services… Et c'est là que ça devient glauque:

Toute l’histoire, quoique très classique en Sarkoland, est racontée ici.http://www.francetv.fr/2012/la-cour-des-comptes-revele-des-contrats-de-com-obscurs-du-gouvernement-8603

Après la politique

Gustave Courbet "La rencontre" ou "Bonjour Monsieur Courbet"

Marcher au pas de l’oie façon Kremlin ou à la berlinoise ne fut jamais mon affaire. Et qu’ici ou là, au détour d’un commentaire, on me somme de choisir mon camp pour le transformer en forteresse inexpugnable ne m’incitera que davantage à batifoler sur les chemins de traverse.

Ce sont ces chemins-là qu’il faut rêveusement arpenter quand on veut s’extraire de toutes les tyrannies, celle que le groupe finit toujours par exercer, comme d’ailleurs - et ce n’est pas le moindre paradoxe pour le démocrate sincère qui se revendique ici –la loi de la majorité.

A quoi servirait-il de penser là à haute voix si ce n’était que pour restituer le charivari tapageur des uns ou la langue de bois des autres ? Pour être la caisse de résonance de ce que je ne cesse de dénoncer, la servitude des médias, la fin de l’art, l’aliénation au spectacle, la domination du politique ?

On ne sort pas plus du « système » qu’on ne se libère du monde, à commencer par sa propre parole qui, fût-elle solitaire, sera toujours un lien, même virtuel, avec la société. L’ermite est sourd, muet, aveugle. Mais la grégarité de la troupe des petits soldats est pire encore : on s’y fait la courte échelle pour attraper la cheville de celui qui précède pour le jeter à terre.

Donc, décidément, c’est non. Je ne serai jamais de ceux-ci ou de ceux-là mais, comme il faut bien être quelque part, je continuerai encore à flâner, à dire les menaces, les odeurs, les doutes, les espoirs, les erreurs quand, souvent, j’aimerais dire, à l’instar de Baudelaire, « les nuages, les merveilleux nuages »… Et aux invectives, aux coups de fouets, aux hurlements des petits chefs,  il faudrait qu’on réponde à ceux-ci qu’on peut bien se passer d’eux et de leurs bâillons, de même qu’on n’a nul besoin d’un chef plus grand, d’un guide, d’un grand timonier ou d’un dieu vivant. Le « voyage au bout de la nuit » est un bel art de vivre. L’ironie et la solitude pour survivre aux décombres ! Être homme c’est déjà beaucoup et, hélas, pour certains beaucoup trop pour le temps d’une vie.

A cette liberté grande que je revendique il ne faut rien de plus, rien de moins, que l’exigence d’une morale personnelle. Une morale qui, s’il faut l’inscrire dans une géographie politique, me situe sans ambiguïté aucune, à gauche : Refus de l’injustice et de l’humiliation. Croyance au progrès mais sans illusion. Ça s’appelle l’espoir, ce n’est pas grand-chose mais, pour moi, la gauche c’est ça…

Ce presque rien. On dit qu’Hollande ne serait pas grand-chose ? Ça me va. Marre des grands hommes. Ni libertaire de droite, ni anar de gauche, je voudrais de la discrétion en politique, des acteurs plutôt que des tribuns et de la modestie dans l'action. Pas de quoi rêver, hein! Justement. Trop de rêves en politiques deviennent des cauchemars! Des idées mais sans rêves!

Alors je continuerai à mettre dos à dos et le Figaro et Charlie Hebdo. Ou Libé. Journaux de castes et de haine. Je continuerai à rire de ce que je pleure de ne pouvoir transformer et enfin, rassurez-vous, je n’aurai jamais ni le désir ni le pouvoir de hanter vos nuits. Que chacun s’efforce de marcher avec sa petite lumière et ça ne sera déjà pas si mal !

mercredi 2 novembre 2011

Les belles âmes!

« La liberté d'expression doit être totale, ou ne pas être.

Acheter Charia Hebdo est aujourd'hui un devoir civique. »


Ainsi s’achève le billet d’un blog par ailleurs sympathique mais qui se prend parfois, naïvement, les pieds dans le tapis… qui n’a rien de prière ou de persan, mais tapis quand même, genre tapis planant et qui fait fi de ses contradictions à moins que l’auteur ne nous concocte quelque ragoût dialectique néo-hégélien revu par Marx et corrigé par BHL.

La première sourate du camarade est drolatique dans son injonction qui, pourtant, se voudrait libertaire :
« DOIT ÊTRE ! »
A vos ordres, chef !


« TOTALE, OU NE PAS ÊTRE », version soft de « totalitarisme ou le néant »
Et « liberté d’expression totale » pour tous, vraiment ? Vraiment pour tous tous tous, la main sur le coeur ? Allez…


La seconde sourate est du même tonneau, style tonneau des Danaïdes quand on sait combien les médias nous reversent indéfiniment la même potion magique…
« ACHETEZ »…
C’est bien de cela qu’il s’agit, achetez du papier, pour votre cervelle ou pour une partie plus basse de votre anatomie, qu’importe, achetez !


« AUJOURD’HUI » Et maintenant ? Pas demain ?… « Donnez –nous aujourd’hui… Amen. »
Le doux froufrou des paroles militantes…


« UN DEVOIR CIVIQUE »
La voilà la cerise sur le gâteau, la merveilleuse cerise sans noyau et sans queue !
Oh la ! les traites , les déserteurs, les "inciviques", rentrez dans  le rang ou regagnez vos caves !
J’en suis !


Votre devoir civique je m’assois dessus. J’ai de la morale, moi !



Y'a le feu à Charlie Hebdo

Y’a le feu à Charlie Hebdo!



Bien sûr je m’ « indigne », m’insurge, me révolte et tout le reste contre ces sinistres crétins qui font cramer un journal quel qu’il soit.

Mais, en  l’occurrence, ce journal là je ne l’ai presque jamais lu : ce genre de torchon qui décrète la vérité, qui tranche de façon péremptoire pour décerner le bien et le mal, qui me dit ce qu’il convient de penser et qui me somme de lui obéir en se camouflant dans un humour corrosif de pipi caca, je l’ai toujours trouvé ridicule. Pire : inintéressant.

Je ne verserai donc pas de larmes de crocodile pour prétendre éteindre l’incendie. A jouer les sales gosses, la bande rivale leur a foutu une rouste. Ça ne me concerne pas.

Si, quand même un peu... C’est comme quand deux bandes rivales s’affrontent en pleine rue et font couler leur raisin sur la place publique : Attention aux balles perdues ! Alors que m’importe ce conflit entre le laïcisme de pure provocation et l’islam imbécile quand je subodore au loin quelque trouble complicité, quelque intérêt commun entre ces deux camps composés de mêmes gens bornés et sans esprit. Leur façon de penser pour peu que ce verbe ait ici un sens, est la même : J’ai raison parce que j’ai raison. Les autres doivent périr.

Alors je laisse les innombrables grandes âmes des médias, des religions et de la politique jouer les pleureuses dans le grand chœur œcuménique de la tolérance, s’épancher autour d’une presse moribonde, appeler au respect, à la dignité, à la compréhension, au vivre ensemble, au passé, au présent et à l’avenir. Il y aura là Sarko, Hollande, Mélenchon, Le Pen, Boutin, l’évêque, l’iman, le rabbin et ma concierge si j’en avais une. Vous en aurez plein la télé, plein la radio, plein les blogs.
Permettez moi d’aller voir ailleurs.

mardi 1 novembre 2011

La Grèce s'engraisse.


Malhonnête, la Grèce le fut dans la gestion de l’Euro en trafiquant ses comptes, en mentant sur la réalité de son économie pour le seul intérêt d’une (large) catégorie de sa population qui a vécu très grassement… pendant qu’une autre , celle des salariés sans patrimoine, s’apprêtait à régler la note que les escrocs du gouvernement lui avait laissée.

Malhonnête, la Grèce le reste maintenant en lançant, en catimini, un référendum qu’il eût fallu annoncer avant qu’un accord ne fût signé avec les autres pays européens. Car si le principe d’un référendum est défendable  - et même souhaitable - dans une démocratie, celui-ci s’entend dans le choix d’une décision à venir et non pour remettre en question une signature déjà accordée.
Malhonnêteté d'aujourd'hui comme d'hier.

Nous avons ici un exemple manifeste de ce mot si galvaudé de « populisme » : D’une main on signe, de l’autre on retire sa signature.

Car, bien évidemment, comme les islandais l’ont fait en un autre temps, il est probable que le peuple grec refusera d‘avaliser un accord pour lequel chacun, d'ailleurs,  pensera ce qu’il voudra…

Mais en tout cas, Papandréou révèle ici et encore le vrai visage de la Grèce. Il n’est pas beau. La Grèce s'engraissa sur le dos des plus pauvres; elle s'engraisse maintenant sur le dos d'une Europe qui a beaucoup plus pauvre qu'elle. La Grèce triche. Qu'elle en paye le prix!