mardi 31 mai 2011

Gendarmerie et faits divers...



Sur les blogs on parle politique, bien sûr. Ou de vagues geekitudes. Et on ne rechigne pas à parler sport, pipole et de tous ces trucs qui font qu’on est bien modeux, éternellement connectés donc jeunes... A l’inverse, on rejettera ce qui est "fait divers", vous savez ce truc qui pue le Pernaud sur TF1…
Mais justement le fait divers c’est ce qui intéresse la foule, cette forme de proximité aves les désirs ou les angoisses de l’autre, l’égalité dans l’existence au-delà des conditions sociales. C’est une caricature, naturellement. Mais qu’on ne compte pas sur moi qui ne s’y intéresse guère pour mépriser le fait divers : il est la trame du roman ou du film donc à l’origine de toute fiction. Le fait qu’il soit dominant en particulier dans les médias de seconde zone, le revêt de cette charge symbolique que l’information politique ou « noble » ne contient pas toujours.
Bref le fait divers parvient à passer le filtre des censures diverses tant il paraît ici ou là neutralisé. Il n’en est rien : Le fait divers c’est le quotidien dans sa comédie ou sa tragédie et il arrive que lorsqu’il est tu, il dévoile les pouvoirs multiples de la censure.
Ainsi, ce fait divers qui eût fait scandale s’il n’avait eu d’autres acteurs… L’inverse de l’affaire DSK en quelque sorte.
Donc un fourgon de gendarmerie de retour du G8 heurte un groupe d’enfants qu’on devine « issus de l’immigration ». Un gosse tué, plusieurs d’entre eux dans un état désespéré, des blessés graves.

Imaginons Mohamed conducteur, responsable de cet accident : Hystérie journalistique, délinquance routière. Drogue. Insécurité. Vitesse. Délinquence. Condamnation médiatique.
Le procès est achevé avant même d'être instruit.

Mais ce n’est pas Mohamed, c’est un gendarme.

Alors l’information est feutrée, elle ne fait pas la une, elle est soigneusement caviardée entre d’autres nouvelles, elle devient fuyante: On parle d’une tache d’huile sur la route. Et puis non. Pas d’excès de vitesse. Rien. L’accident, comme par miracle sans cause, sans coupable.
Voila.

Juste un fait divers. De ceux qui sont fait pour faire écran. Dans tous les sens.

lundi 30 mai 2011

De la nécessité d'être martien.

Une fois passé à la trappe, Strauss-Kahn révèle bien malgré lui la triste couleur du monde d’aujourd’hui… Alors qu’on ne cesse de célébrer la liberté dont l’Occident serait, paraît-il, le champion, voici que partout l’on juge, l’on exécute sans autre forme de procès.
En France, comme autrefois derrière le rideau de fer, on isole des brides de phrases, on surveille chaque mot pour débusquer là l’erreur de langage, là un raccourci dans la pensée, là le soupçon qui mène droit au bûcher : Et donc là forcément du sexisme, là bien sûr du racisme quand il y n’a souvent que de la maladresse et - que le coupable l’admette et s’en excuse - qu’importe, la machine est en route, on vous exclut, on vous interpelle, on ne retiendra que cette phrase là, on vous brise.
Aux USA,aussi, on se lâche, on lynche le frenchie libertin-violeur-socialiste of course, l’étranger… Ici on ne dit pas le « juif », on dit « le français » car le mal aujourd’hui c’est l’argent et le sexe qui se vivent, l’hédonisme, la liberté douce, une forme de résistance dans le bon goût, la douceur de vivre, l’insolence légère de la pensée, l’ironie… La victime doit rester victime, c'est la loi du genre.
Le bien ce serait donc Hollywood… La transformation, le réel nié dans son fantasme, revisité : la vie telle qu’ils la rêvent, pluie d’or, leur globe award…
On appelle ça la liberté quand il faudrait plutôt parler de chercheurs d’or et de chasse aux sorcières. On appelle ça la démocratie quand nos inquisiteurs modernes ne brandissent que des dogmes qu’ils défendent à coup d’invectives. Ils ont pour eux le spectacle de ces têtes qu’ils leur faut brandir comme des trophées car la foule en redemande : du sang et des victimes, encore et encore, surtout quand les bourreaux se parent de progrès, de défense des minorités alors qu’ils ne sont que la voix de la horde. La Voix comme dans une sinistre téléréalité. La voix qu’elle s’appelle Canal+, Télérama, France2, France Inter ou qu’elle soit TF1, RTL ou France Soir peut changer de ton, le fond reste le même.
Ils sont là pour vendre le spectacle. Sarcasmes et persiflage ton fofolle, faut faire genre. Les bons restent les bons, ils sont là depuis si longtemps ! A se demander comment les méchants durent aussi longtemps… A croire que les uns fabriquent les autres – et inversement – pour continuer le spectacle ! Aubry, Le Pen, Fillon, même combat ! Le cirque ! Le cirque ! Gauche, droite, gauche droite ! Tous au pas, tous aux tribunes, tous au stade !
Aussi ridicules que les phallos, les femellistes, les vaginocrates, les juifs, les blancs, les noirs et les arabes ! Tous pétris de leur troupeau, si loin d’eux-mêmes, du silence, de la tendresse, du regard sans pays, sans religion, sans sexe : les sentiments…
Où sont-ils ? Où les avez-vous jetés ? Le bébé avec l’eau du bain et lex vieux dans l’arrière cour? Et les hommes, existent-ils encore ? Non bien sûr, excusez-moi, il y a les « minorités »… J’oubliais : ce mot merveilleux de « MINORITE ». Mieux que la DEMOCRATIE, non ? Plus rien que cette coque vide dont l’humanité a été exclue. Plus un mot, juste un slogan.

Pendant ce temps, les femmes restent humaines, les hommes s'efforcent de le rester, les handicapés souffrent plus que les autres, les noirs râlent contre les arabes qui râlent contre les juifs qui râlent contre... On ne comprend plus très bien et c'est mieux ainsi. On pourrait aussi ajouter les religions, les végétariens, les nudistes, les fous, les philosophies. Et pourquoi pas, les martiens!

Les Martiens? Et bien, puisqu'il faut appartenir à une minorité pour Être - ce qui ne signifie pas le droit d'être réellement - et bien, je serai MARTIEN!

samedi 28 mai 2011

C'est la lutte...

Depuis des semaines des rassemblements ont lieu dans plusieurs villes de France. Sans appui des partis politiques traditionnels ou des syndicats, ils sont entièrement ignorés par les médias. Les contours de ce mouvement sont mal définis et j'y perçois beaucoup de naïveté, autant de langue de bois et encore plus de ce simplisme qui ne cesse d' occulter la complexité du monde...

Bref cet appel contient quelque chose d'un peu triste, de désespéré et il serait vain d'y chercher du nouveau dans la forme comme dans le fond!

Des jeunes qui font avec du vieux.

Pourtant, au-delà d'une idéologie sirupeuse et flasque, sans projet, d'une idéalisation de toutes les révoltes, cette dénonciation est juste. Il faut donc la relayer même si... on peut aussi en rire!

Les passages en noir sont, hélas, particulièrement savoureux...

Et pourtant, c'est QUAND RIEN NE SE PASSE QUE TOUT ARRIVE...

En février 1968, qui parlait de politique, d'espoir, de rêves ou de...?

Alors...


APPEL A LA MOBILISATION
Depuis le 15 mai, le peuple espagnol se soulève pour exiger une réelle démocratie et s’opposer aux mesures d’austérité appliquées par les principaux partis au service des pouvoirs financiers.
Ce mouvement s’inspire des révolutions du monde arabe où les peuples, révoltés par une situation sociale et politique dramatique, chassent leur oligarchie et leur système.
Désormais les révoltes se répandent dans tout le monde.
Le monde est soumis à des politiques de rigueur imposées par le marché et les organismes internationaux (FMI, BM, etc…). Celles-ci engendrent chômage de masse et précarité de l’existence.Le Traité de Lisbonne, réjeté par le peuple français le 29 mai 2005, illustre l’imposition antidémocratique de ce type de politiques.Les articles de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, la base même de la démocratie, sont aujourd’hui bafoués tous les jours partout dans le monde.Face à ces problèmes mondiaux, il est nécessaire d’adopter une approche internationaliste à l’opposé du repli sur soi et de la haine de l’autre.C’est pourquoi nous nous reconnaissons dans les luttes de ces peuples. Au moment où ces mouvement pacifiques subissent une répression, la mobilisation est plus nécessaire que jamais.
Au-delà du simple soutien, il est nécessaire d’internationaliser cette révolte et que chacun devienne acteur de cette dynamique de changement.
Depuis vendredi 20 mai, des rassemblements ont lieu place de la Bastille, et dans toute le France, sur le modèle de campements-assemblées pour construire un nécessaire changement de système. Une réelle démocratie ne peut simplement consister à voter lors des élections. Elle nécessite une organisation permettant l’implication forte de tous les citoyens à chaque instant pour imposer des mesures en faveur de l’intérêt général et un partage des richesses juste et sous contrôle populaire.
Nous appelons à amplifier cette insurrection civique, pacifique et apartidaire lors d’un grand rassemblement place de la Bastille dimanche 29 mai à 14h00.
Nous ne sommes pas des marchandises entre les mains des banquiers et de leurs valets politiques. Démocratie réelle maintenant!


Voté en Assemblée Génerale à Bastille le 27 Mai
GRAND RASSEMBLEMENT POPULAIRE
#prisedelabastille Dimanche 29 Mai à 14h

jeudi 26 mai 2011

A gauche toute! Lettre ouverte pour l'unité

Je râle suffisament contre la gauche pour dire clairement certains "universaux". Oui, la gauche est démago, archaïque, flicarde non dans sa police mais, pire, dans sa bonne conscience qui vous cloue pour peu que vous soyez un peu trop libre dans vos idées...

Mais la droite c'est pire: Encore plus démago, plus archaïque, plus flicarde...

Donc...

Pour faire avancer l’unité à gauche, faites comme nous : copiez, collez et personnalisez cette lettre ouverte, puis envoyez la vite aux responsables politiques de gauche que vous connaissez. Et faites tourner !

Le Kremlin-Bicêtre, mai 2011

Chers camarades,Comme disent les Chinois,

il est des coups de massue qui rendent lucides : si la gauche veut remporter les élections présidentielles de 2012, elle devra aller unie au combat dès le premier tour.

Imaginer que tel ou tel candidat ou candidate évitera la dispersion des voix à gauche entre vos différents partis, provoquera le réflexe d’un vote « utile », est un pari dangereux, une illusion entretenue par des sondages dont on connaît la volatilité… et la fiabilité.

Enterrer Nicolas Sarkozy trop vite est tout aussi illusoire. C’est un redoutable adversaire en campagne électorale, chacun le sait. C’est un des rares domaines où sa compétence n’a pas encore été mise en doute.Mais surtout, Marine Le Pen sera vraisemblablement au second tour, nul besoin de sondages pour le craindre.

L’élection présidentielle de 2012 se gagnera donc au premier tour. Autrement dit, celui des deux candidats, de gauche ou de droite, qui aura le plus rassemblé son camp avant le scrutin présidentiel aura de fortes chances de l’emporter, soit parce qu’il sera face à Marine Le Pen, scénario hélas le plus probable, soit parce qu’il aura obtenu un score élevé au premier tour et aura donc créé une dynamique suffisante pour gagner le second.C’est le bête et implacable raisonnement arithmétique qu’impose notre scrutin majoritaire à deux tours.

On peut regretter qu’il en soit ainsi, qu’il ne nous soit plus permis de faire un « choix de coeur » au premier tour. Mais c’est comme ça

.Cette réalité électorale doit conduire les politiques que vous êtes à agir en conséquence, c’est à dire à vous battre pour que ce soit bien le candidat de gauche qui rassemble le plus efficacement son camp dès le premier tour, et non celui de droite, Nicolas Sarkozy.

Inutile d’attendre le dernier moment pour bâcler un marchandage de circonstance, purement politicien, ou le programme et les idées passeront à la trappe.

Inutile encore de compter sur un accord entre les deux tours, vite fait bien fait, entre les partis de gauche au cas où ce serait l’un des leurs qui accède au second tour.

Dans le premier cas, face à Le Pen, pourquoi le candidat s’embarrasserait-il d’une négociation avec ses amis politiques alors qu’il est pratiquement certain d’être élu ? Dans le second cas, face à Sarkozy, redoutable candidat, le spectacle de chefs de partis de gauche se rabibochant opportunément après une campagne qui les aura durement opposés sera d’un effet déplorable et ne peut que favoriser le candidat de la droite.

Avez-vous le droit d’envisager cette défaite ? N’avez-vous pas, au nom de la confiance et des mandats que vous ont confié le peuple, des obligations, dont celle de gagner pour mettre un terme à la politique désastreuse menée par Nicolas Sarkozy ?

Chers camarades, il est temps d’atterrir. D’arrêter d’avancer en ordre dispersé, avec des candidatures tactiques, « providentielles » ou fantaisistes. Bref, il est temps de prendre la mesure de cette nouvelle donne électorale et d’en tirer les conséquences.

Dès que possible, vos partis doivent travailler ensemble à une plateforme commune et à la désignation d’un candidat unique pour toute la gauche. Après tout, les primaires ont bien été imaginées pour cela, non ?Rappelez-vous : n’avaient-elles pas vocation, à l’origine, à sortir des logiques partisanes en s’adressant à tous ceux qui « partagent les valeurs de la gauche », qu’ils soient roses, verts ou rouges ?

Imaginez la dimension que prendraient ces primaires si elles mobilisaient tous les partis ! Elles donneraient un autre souffle à la campagne et un autre poids au candidat ainsi désigné. Et avouons-le, elles seraient sûrement prises beaucoup plus au sérieux qu’aujourd’hui.Pour vous, responsables politiques, ce ne sera pas facile de dépasser les clivages et les rivalités d’appareils, on l’imagine. Certains d’entre vous ne souhaiteront peut-être pas monter dans le train de l’unité. Mais l’enjeu est à la hauteur de l’effort : pour que la gauche remporte ce scrutin présidentiel, l’unité et les concessions qu’elle implique, sont le prix à payer et, soyons plus positifs, le défi à relever.

D’ailleurs pensez-vous sérieusement qu’un programme qui rassemble tous les partis de gauche soit un défi aussi insurmontable ? Nous partageons tous un socle de valeurs communes : écologie, services publics, société solidaire, emploi pour tous, fiscalité redistributive, laïcité, régulation de la finance, éducation, innovation, recherche, et bien sûr, l’ambition d’une France forte, généreuse et influente sur la scène mondiale.

Chers camarades, quelle tâche plus stimulante qu’un programme unitaire pour ceux qui aiment la politique et veulent changer les choses ! Ce n’est pas une utopie, c’est une nécessité. Les électeurs le sentent et multiplient les appels dans la presse et sur le Net. Nous sommes à un an de l’échéance, vous avez encore le temps de vous y mettre. N’attendez pas.Un programme, un candidat… la victoire en 2012 !
Captainhaka : Le grumeau, Custin d’Astrée : 365 mots, Cycee : bahbycc, Dominique Darcy : dominiquedarcy, Eric Citoyen : Mon Mulhouse, Gaël : De tout et de rien, Jean-Claude : Slovar – Les nouvelles, Jean Renaud Roy : @jr_roy, Juan : SarkoFrance, Jules Praxis : @jules_praxis, Le Coucou : Le coucou de Claviers, Melclalex : A Perdre la raison, MrsClooney : La femme de George (s) , Nicolas : Partageons mon avis, Nicolas Cadène : Débat socialiste, , Rimbus : Rimbus le Blog, Romain : Variae, Ronald : Intox2007, Jacques Rosselin : @rosselin, Seb Musset : Les jours et l’ennui de… , Stef : Une autre vie, Sylvie Stefani : Trublyonne, Vogelsong : Piratages, Yann Savidan Carnet de notes de…, Zeyesnidzeno : La France a peur
Vous pouvez également signer cette lettre sur le site Unite2012

lundi 23 mai 2011

DSK protégé par les astres...



Les astres, les merveilleux astres...

"Dans un entretien à Paris Match , Elizabeth Teissier prévoit "peut-être un destin présidentiel" pour Dominique Strauss-Kahn en 2012, car "depuis 2010, Pluton imprime un grand tournant dans son destin, qui se prolonge sur le printemps 2012". "2011 sera pour lui une année géniale : à 62 ans, c'est l'année de sa vie ! S'il doit prendre une grande décision entre le 10 et le 15 septembre, il connaîtra des doutes et des interrogations- jusqu'en décembre 2011", a ajouté l'astrologue. "Le président de la République pourrait donc ne pas être réélu", a-t-elle encore poursuivi. "

Question idiote: Elizabeth Teissier est-elle féministe?

samedi 21 mai 2011

Blogs de putes!



C’est la curée, l’hallali, la somme de toutes les lâchetés, la logomachie de toutes les démagogies, les furoncles qui crèvent, les petites haines rentrées qui ressortent en ce mauvais printemps : On convoque une manifestation féministe pour, sous couvert de lutte contre le sexisme, demander une « tête », on déforme les propos des uns ou des autres, on les tronque, on lynche ceux qu’on découvre riches, on oublie les grands discours contre le populisme, on lit que Marine Le Pen est la seule qui a bien parlé chez ceux ou celles qui auraient hurlé hier en disant que si elle avait dit qu’il fallait de la pluie, il eût été criminel de souhaiter la sècheresse et tant d’autres choses… Bref, on se lâche et, sur les blogs en particulier, la langue de bois est d’une telle pesanteur qu’on se dit que la blogosphère c’est les médias en pire !
DSK coupable ? Pourquoi pas ! A mon sens, 10% pleinement coupable, 50% vaguement coupable ou pas, c'est-à-dire le piège dans lequel il serait tombé et 40% à partager l’innocence absolue et le complot dont il serait victime… Chiffres aussi aléatoires et fantaisistes que ceux d’un sondage mais au moins reflètent-ils à peu près ma seule opinion !
Pendant ce temps les hystériques continueront leur cirque, ils s’américanisent…
Ce que je sais c’est que , au-delà de la politique et de DSK, beaucoup vont payer la note . L’innocence n’existera plus. Ce que dit le nouveau puritanisme : coupables ! Vous ne savez pas pourquoi ? Et le péché originel, en avez-vous entendu parler ?

Ce n'est qu'un début...

jeudi 19 mai 2011

Un complot contre la démocratie




« Théorie du complot » est le titre d’un éditorial du Monde.fr du 19 mai, à propos de DSK, qui s’achève par :
« un conspirationnisme qui fait florès depuis les attentats du 11 septembre 2001, mais dont on ne doit jamais oublier qu'il est une des racines du totalitarisme et a conduit à de singulières régressions de la démocratie. »
Donc évoquer un complot vous place d’emblée dans le camp du totalitarisme ! D’accord, donc n’ont jamais existé :
Le suicide de Robert Boulin
L’affaire clearstream
Le sarkogate
Les vedettes de Taïwan
L’opus dei
Le réseau Gladio en Italie
Il n’y a jamais eu de barbouzes, la France n’a jamais trempé dans des complots en Afrique, il n’y eu jamais ni attentat contre le pape, ni de mort mystérieuse d’un pape, ni de parapluie bulgares, ni de loups gris en Turquie…. Rien qu’un monde transparent !
Dire le contraire c’est être un ennemi de la démocratie. Dont acte.





Il n'y aura donc jamais eu de complot contre DSK, juste un sordide fait divers. Le couperet sur la tête de la bête et une pluie de roses sur la victime et enfin le monde sera sauvé. C'est d'ailleurs de gauche à droite ce que je lis partout. Les coupeurs de têtes et autres démagogues sont de sortie: Ouf !
Et vous saurez désormais ce que vous ne lirez jamais dans Le Monde. Ou la Pravda ?

mardi 17 mai 2011

Le coupable





C’est entendu pour certains : DSK est coupable, forcément coupable, la victime forcément victime. Le gentil univers sarkoziste et de la sanctification victimaire, celui de la dénonciation et des têtes qu’on offre à la foule ! Les jeux du cirque, encore et encore !

Avancer l’idée qu’une femme de chambre puisse repérer le bon pigeon pour le plumer serait tellement odieux que je ne m’y risquerai pas : la victime doit rester victime –sociale, sexuelle, économique – et le bourreau doit rester un bourreau. Point. Sinon, où allons-nous ? Même si, bien sûr, la femme de chambre puisse être REELLEMENT victime et le coupable REELLEMENT coupable…


Mais c’est de symbolique qu’il s’agira ici.

Donc d’un côté la reine des fées, de l’autre l’ogre puisque c’est ainsi qu’il faut penser le monde si l’on ne veut pas devenir « coupable ». Restons-en donc à ces quelques « raccourcis » sans se prendre la tête à se demander ce qui est vraiment « coupé » et ce qu’il advient alors de la chose : Une « chose mentale », une icône, du religieux comme le dit la peinture depuis Vinci…
Quand le symbolique se met à gouverner en lieu et place du réel, la machine à rétrécir est érigée en gouvernement, le terrorisme s’installe comme machine à penser.

Le coupable existe. Mais dans le réel. Jamais à partir de projections symboliques dont on extrait alors une figure sacrificielle autour de laquelle on exercera le pouvoir : Celui de la règle et de la terreur.

Or le spectacle établit cette distance qui fait que le réel se dissout dans le filtre des médias si bien que l’être n’a d’autre alternative que de devenir héros ou bouc émissaire, c'est-à-dire de se désincarner dans un monde où la simplification devient la loi. Univers des bisounours, diront certains. Des bisournous, oui, mais gouvernés par d’inquiétants führers déguisés en ayatollahs… Monde réduit à un symbole, une croix gammée ou n’importe quel autre attirail, n’importe quel logo qui fleurit pour n’importe quelle cause, n’importe quel produit marchand. Désincarnation, perte du corps qui, en corolaire, établit le règne de l’obscénité et de la pornographie.

Le spectacle de DSK est devenu celui de la pornographie médiatique.

Et les hystériques de tous poils se dressent dans leur haine ordinaire, les militants montrent leurs dents…
La vie n’est pas un roman pas plus que la fièvre n’est un thermomètre. Les adeptes du raccourci et de l’univers symbolique du conte qu’ils retrouvent enfin les rivages de la réalité comme lorsque Ulysse retrouve Pénélope… Une leçon de sagesse.

lundi 16 mai 2011

Retour d'Egypte



Trop de voyages ces derniers temps pour blogger.

Tant mieux d’ailleurs : assez radoté, assez parlé de Sarkozy, de la dictature modeuse, du strass totalitaire, de la gauche stupide, de la droite salope, du centre mou, des extrémismes délirants, du populisme racoleur et du reste, de tout le reste qui fait que j’aime avoir tort quand tout le monde croit avoir raison. Et le contraire aussi.
A quoi servirait donc un blog s’il ne prenait le monde à rebrousse poils, s’il se contentait de pontifier comme les médias ?

Alors je parlerai de l’Egypte où je me trouvais la semaine dernière.
Vous vous en souvenez de cette belle révolution, de celle qui allait changer le monde, transformer le bien en mal comme l’eau en vin et le pain en graines de couscous ? Donc Dieu créa la révolution : La télévision nous montra ce miracle. Lequel restera l’essence du spectacle.
Et le clergé journalistique nous récita ainsi les versets de la laïcité et de la démocratie conquérante, à l’écoute de la seule élite cairote - celle qui passe ses vacances entre Paris et New York et qui, pour une part d’entre elle, se sentait lésé par le clan Moubarak qui s’accaparait une trop grosse part du gâteau.

Sauf que l’Egypte, celle des villages qui n’ont pas bougé pendant des décennies, celle des femmes en noir, celle des gens qu’on n’écoute jamais, cette Egypte là c’est elle qui fait l’histoire malgré elle. Pas sûr que la révolution l’intéresse. Mais puisque élection il y aura, on l’entendra. Et comme peut-être en Tunisie et plus certainement en Lybie, on découvrira que le peuple était mauvais, qu’ il avait trahi sa révolution !

Il y a longtemps que le réel est recouvert par la vision de ceux qui, souvent avec raison, voudraient qu’il soit à la mesure de leurs aspirations. Le réel est pourtant ce refoulé qui revient, pour le meilleur ou pour le pire, répandre son poil à gratter sur nos plumitifs triomphants.

Le racisme nauséabond trouve ainsi sa pitance chez ceux qui ont pour profession de débusquer la petite phrase qui clouerait au pilori tel ministre ou tel chroniqueur. La lutte des femmes pour la dignité et pour l’égalité n’est pas mieux servie par les quelques hystériques se posant en éternelles victimes. Et il faudrait citer toutes ces minorités visibles ou invisibles, passées, présentes ou à venir dont on brandira toujours l’étendard pour mieux trancher la tête à tout le monde ! Car minoritaire, qui ne l’est pas ? Qu’est-ce que la norme ?

Donc en Egypte, le peuple bouge. L’accès à Louxor fut un temps interdit parce que le nouveau Préfet était copte et il fallut donc qu’il démissionnât. L’église d’Assouan, protégée par l’armée, exhibe pourtant ses vitres brisées. Et l’économie est au plus bas ce qui ne manquera pas d’attiser les tensions. Bref la révolution est devant, la vraie révolution, non pas le rêve éveillé de quelques commentateurs, mais la tuerie à venir dans quelques semaines ou quelques mois. Le cynique admettra qu’on y rêve mieux qu’hier en déambulant dans des temples déserts.
Le dire est incorrect. Alors je retire tout.

L’Egypte sera un paradis sur terre. L’Islam répandra ses lumières sur le monde nimbé de transparence, de tolérance et de miel. La jeune femme de chambre ghanéenne victime de la matraque turgescente de DSK , du machisme, de la pauvreté et de l’injustice sociale, en belle Cendrillon épousera un Emir des mille et une nuits. Carla Sarkozy ira à la soupe populaire en pauvre petite fille riche. Marine Le Pen entrera au couvent avant de se convertir à l’Islam. Tout le monde sera écologiste et végétarien ave dérogation pour le hallal et le kasher. Tout le monde sera laïque, entendra-t-on dans les églises et les mosquées. L'univers sera écologique, féministe, libéral, social, égalitaire, respectueux des différences qui d'ailleurs auront disparu...

Bonne nuit les petits.

Le zizi de Dominique Strauss-Kahn



Décidément les temps sont gris et je me prendrais presque l'envie de hurler "Vive Ben Laden" tant ces américains aujourd'hui me répugnent.

Leur puritanisme minable!

Courir à poil derrière une femme de chambre, laquelle vigoureuse trentenaire n'a pu que difficilement résister aux ardeurs priapistes de notre sexuagénaire DSK, et hop! à la trappe pour des dizaine d'années! A la Bastille! Comme on y envoya Sade qu'on y oublia!

Piège, complot, bien sûr.

Et ce ne serait pas le cas que ça changerait peu de chose à ce qu'est devenue l'Amérique: un pays totalitaire où vous risquerez toujours de sombrer dans un cachot ou de hanter les couloirs de la mort pour rien, pour quelques pommes volées ou une caresse sur le cul. Lisez "L'accusé" de John Grisham, vous comprendrez tout.

Au fait, j'espère que notre BHL et tous nos intellectuels toujours le doigt sur la couture de pantalon de l'oncle Sam pour défendre les libertés et la grandeur morale usasienne, sauront se mobiliser comme ils le firent pour Polanski. En attendant, pour les emmerder, je leur crierai: "Vive l'Iran!"

Les USA viennent de révéler crûment leur vérité d'aujourd'hui.

Ils se sont débarrassés de Ben Laden, disent-ils. Il faut les croire sur parole. L'empire du bien ne ment jamais. Qu'ils carbonisent DSK pour une histoire de zizi réelle ou inventée et c'est tout leur impensé culturel, religieux et politique qui surgit.

Et pour leurs mauvais fantômes, pour leur Dysneyworld, pour leur meilleur des mondes pour goulag, je leur jette: "Vive l'URSS!"

Mais jamais je ne me serais cru capable de crier :Vive Strauss- Kahn!...

Aujourd'hui le zizi de DSK dit la vérité de l'Amérique.

dimanche 15 mai 2011

On verra




On verra si on se presse autant pour la défense de DSK que pour celle de Florence Cassez: Sarkozy agira-t-il avec les USA comme il le fit pour le Mexique?



On verra si Sarkozy suggérera que le complot visait le directeur du FMI et non le candidat aux présidentielles. Complot? Bien sûr!



On verra si DSK était plus riche que Madame Sarkozy.




On verra que ceux qui le soutenaient regarderont ailleurs, on verra que moi qui ne l'aimait pas, l'aime désormais passionnément.



On verra si le poids du monde pèse plus lourd que la légèreté de l'être.



On verra que la poésie est soluble dans la politique et l'eau du bain ou bien qu' elle a disparu.



On verra s'il faut être pauvre pour être de gauche.



On verra si tout est possible, tout est permis, tout est fini.



On verra qu'il n'y a rien à voir.



On verra qu'il est temps que vous rentriez chez vous.




On verra.