lundi 28 février 2011

L'alibi de la Libye de l'Ali baba.


Madame Mains sales a remis en main propre sa démission à Monsieur Propre. Bien qu’essoré par la presse, Monsieur Mains sales reste au gouvernement ! Au pressing de l’Elysée on lave moins blanc que blanc.

Il ne suffit donc pas d’avoir été pris le doigt dans le pot de confiture, et si c’eût été possible, de s’y être enfoncé jusqu’au coude et même jusqu’à l’épaule, non, pour être congédié il aurait fallu commettre non une faute mais un délit: Or rien d’illégal, n’est-ce pas ?
Quelle philosophie politique quand seule la loi est la frontière de la morale ?
Pourtant la Libye sera l’alibi pour faire virer notre innocent Ali baba par les 40 voleurs du pouvoir: Demain, quand on comprendra que Patrick Ollier c’est à la fois la Tunisie et la Libye !
Et à ne pas avoir voulu totalement faire la purge, Sarkozy, encore une fois, hésite et laisse traîner une bombe à retardement.
Rien d'illégal, seulement une faute professionnelle.

Monsieur Sarkozy débarque à Ankara en mâchant ostensiblement son chewing gum , un ambassadeur méprise ouvertement le pays dans lequel il arrive: Rien d’illégal encore. Tout ce qui n’est pas illégal est permis.
La bonne éducation, la civilisation... Quoi?

« Sarkozy peut-il rebondir ? », ai-je lu.
La bonne blague ! Qui tirerait encore dans un vieux ballon dégonflé ? Et qui a encore envie de suivre le match jusqu’au coup de sifflet final ?
Si tout est spectacle encore faut-il que celui-ci soit de qualité.

Le petit nouveau du gouvernement est donc un revenant du fascisme. Où est le jeune Longuet sur la photo ?
" Ministre de la Défense " : l’image nous indiquait déjà ce qu’il voulait défendre. Ca promet!
Les mille et une nuits de l'ère sarkoziste s'achèvent: Le rêve n'était décidément pas au rendez-vous.

vendredi 25 février 2011

La chute, 1.


FRANCE: Under consideration

La chute, 2.


Ah, le miracle de ces poupées gonflables que certains croient sauter quand ce sont elles qui leur explosent à la figure !

Le « made in Africa » semble être la marque d’origine de ces bombinettes si l’on en juge l’écume de l’actualité récente: Ribéry avec Zahia, Berlusconi avec Ruby , et maintenant notre Polnareff en épave de la gonflette, ébréché par sa franco-ivoirienne -bouffeuse de paternité ...

La vieillesse est un naufrage et il faudrait plus qu’une flottille de zodiaques boudinés à l’hélium pour les sauver !

Show bizz et politique business pataugent ainsi dans un même marécage de soirées bonga bonga - et la croûte de nos vieux crocodiles s’écaille sous les dents de nos nouvelles amazones…

De ce « made in Africa », on aura la bonté de mettre Rama Yade dans une autre catégorie, celle moins carrossée mais plus glamour de ces poupées barbie qu’il faut débrancher si l’on veut échapper au flot ininterrompu des paroles décervelées qu’elles vous assènent … Blablabla et blalblabla.
Le spectacle est infini.

Et il nous reste ces autres poupées - celles-qui font oui, oui, oui : Certifiées « made in Europe », enveloppées dans un corps diaphane et un cerveau tout aussi évaporé, moins gonflées, certes, mais dans une version plus gonflante, voici donc nos Carla, Laëtitia ou NKM !
Bref le cheptel plus présentable de nos sarkogirls, ces clodettes claudicantes du sarkozisme … Non plus les pulpeuses prédatrices mais des paillassons de luxe …

Alors, Berlusconi ou Sarkozy ?

A chacun selon ces goûts. Les unes ou les autres ? A vous de choisir, vous n’avez qu’à changer de chaînes.
Donc toutes ces bombes sexuelles seraient nos nouvelles armes de destruction massive … Et ne parlons pas des gros pétards mouillés, style Bachelot. Tout se ferait ou se déferait donc cet univers frelaté des alcôves du pouvoir ?

Entre Bimbos siliconées et sarkoboys épilés dans une ambassade tunisienne, s’épanouit sur écran plat toute la politique du fric et du froc pour Berlusconi, tandis que Sarkozy, quant à lui, exhibe des tics en guise de muscles … et voici que la politique, pour les lecteurs de Paris Match, VSD , et Gala, se lit désormais davantage sur la couverture de Closer que dans les pages du Monde !

Et demain à la télé, ce sera droite contre gauche, les jeux de l’arène dans la politique-spectacle et cette obscénité de la force flasque qui éclabousse le regard. Vous n’aurez que le choix entre vous laisser porter par cette téléréalité à laquelle chacun s’accroche tout en disant la mépriser, ou bien de vomir.

Ainsi les vieilles hétaïres de la monarchie et du palais de Versailles reviennent triomphantes, botoxées et lèvres épaisses, dans une réalité de papier glacé, hanter ces nouveaux lieux de pouvoir que sont les plateaux de télévision. Les anciens stucs dorés ont beau s’être parés des couleurs wharoliennes d’une branchitude déjà décatie, les siècles passent et, pourtant, si les couleurs et les sons peuvent changer, les odeurs sont immuables: Le cul de la Pompadour, hier, n’a d’égal que celui de nos nouvelles stars.

Ne nous étonnons donc pas de voir sur nos écrans la grande orgie de nos ministres et de nos belles journaleuses, le bal de ceux-ci ou de celles-là avec tous ces artistes fils de et filles de, et tout ce beau monde qui se vautre dans le carnet d’adresses de la courtisanerie. Avec le visage fardé ou tavelé de petite vérole, tous ces fantômes assaillent notre présent cousu de vieilles peaux refaites. Certes les façades ont été ravalées mais ce monde trop vieux, ces peaux parcheminées, ces orgueils fatigués, tout cela s’en va lentement à la dérive de l’histoire.

C’est déjà la chute.

Ici, en France.

Moins brutale que de l’autre côté de la Méditerranée. Mais la chute quand même, un glissement entamé, inéluctable, vers l’anéantissement.

Les rats quittent les navires.
Villepin, les diplomates, les magistrats, le personnel pénitentiaire, tous s’enfuient en se bouchant le nez .

Le parallèle est terrible : Le même jour, on voit Kadhafi, dans une solitude pitoyable et tous ses anciens sbires qui se parent des ailes de l’ange pour cacher ce qu’ils étaient hier. Le même jour, à Paris, pour celui qui tend l’oreille, se perçoivent les craquements du pouvoir qui préludent à l’effondrement.

Tout s’en va. Comme dans une avalanche, plus la coulée sera longue, plus la masse destructrice s’épaissira. Rien ne pourra l’arrêter.
Autour de Sarkozy, ce n’est plus un camp qui se fissure, c’est bien tout une politique qui s’écroule. Bien sûr, cela ne se crie pas mais cela s’entend dans les silences, les petites phrases, les regards.

Car tout s’effondre. Dans le pays, c’est un rejet massif proche du dégoût. A l’extérieur, c’est la panique. Alors que la Turquie est plus que jamais le pivot entre l’ouest et l’est, entre l’islam et l’occident chrétien, Sarkozy, toujours méprisant, déjà rejeté partout, se permet aujourd'hui le luxe de l’humilier par une simple visite rapide non comme représentant de la France mais en tant que Président du G20! Chaque jour est un fardeau supplémentaire pour un président déjà déchu…
Les rides se voient partout sur cette Venise décadente, tout n’est que grimace… Le XXIe siècle va enfin commencer.

dimanche 20 février 2011

Sarkozy, saison 1, saison 2 et la suite...


C'est du grand spectacle et on ne s'ennuie jamais!


Il y eut donc la croisière maltaise après la nuit du Fouquet's, le stylo Mont-Blanc fauché au Président roumain, le "Pov con!" et le massacre de la langue française, l'invitation de Kadhafi à Paris, les gesticulations sur le Tibet, et tant d'autres pitreries!


S'il faut résumer la saison 1, la saison 2 et la suite de notre sitcom hollywoodien à la sauce Neuilly, il faut se rendre sur le site d'Imhotep où l'on trouve le bilan suivant, plus grave peut-être...



· l’affaire Karachi
· l’affaire GDF
· l’affaire Tapie
· l’affaire Clearstream
· l’affaire Bettencourt
· les affaires Wildenstein
· l'affaire César
· l’affaire de Compiègne
· l’affaire Peugeot
· l’affaire de la Jatte, du Fouquet's, du Paloma, de la villa mexicaine, du voyage en Egypte.
· l’affaire Pérol
· l’affaire de l’Epad (et du scooter)
· Gandrange
· les vaccins du virus H1N1
· les affaires Yade, Boutin, Joyandet, Blanc, Estrosi, Lefebvre, Santini, Proglio, Amara, Laporte, Péchenard, Ouart, Solly, Soubie, Richard, Marleix …
· l'utilisation du contre-espionnage pour des affaires privées
· l'utilisation de l'Elysée pour recevoir les caciques de l'UMP et les satellites jusqu'à plusieurs fois par semaine
· les légions d'honneur (Servier, Widenstein, Desmarais, Frère, Maistre, Peugeot etc.)
· l'Air Sarko one
· la proposition de loi sur la déchéance de la nationalité française et son extension, et le débat sur la nationalité
· l’affaire de la rémunération illégale de septembre au 31 décembre 2007, le divorce, le mariage, l'inscription hors délai sur les listes électorales, la déclaration des impôts en retard, le tout illégal ou non pénalisé
· la circulaire Hortefeux
· la nomination à la têtes des chaînes audio et vidéo publiques par le pouvoir
· la réforme constitutionnelle
· l'irresponsabilité pénale du Président de la république
· la position d'Hortefeux dans la condamnation des 7 policiers, et ses deux condamnations à lui.
· l’affaire des sondages
· les classements du parquet
· l’affaire de l’espionnage des journalistes par le contrespionnage
· l’affaire de la validation des comptes de campagne de Balladur et de Chirac
· l'affaire Servier
· l'affaire Bongo
· la proposition de MAM d'aide à Ben Ali et son pouvoir pendant la révolte tunisienne,les lacrymos et son voyage entre Noël et le jour de l'an
· les vacances de Fillon payées par Moubarak, et sa justification, celles de Sarkozy au Maroc ...


A suivre... ( Nous ne sommes pas en 2012!)

Sarkozy et Domenech.


Une équipe qui gagne, notre Président, en a-t-il déjà conduite une ?

Au début, il y eut, bien sûr, l’effet de surprise, cette touche d‘épice exotique et ce ton nouveau qui eût pu faire illusion. Jusqu’à ce qu’on s’aperçût que cette tonalité là n’était que le raclement des fonds de poubelle, là où Nicolas Sarkozy nous invitait à contempler la France dans ses profondeurs puisque c’est seulement là qu’il pouvait l’imaginer : L’homme de Neuilly y avait entassé ses discours et sa dégaine de droiture déglinguée, sûr que le vilain petit peuple se reconnaîtrait dans cette image et ses pitreries et qu’il suffirait donc d’en être la caricature pour s’en faire aimer…

Car, à l’instar de bien d’apprentis dictateurs - et Sarkozy n’est rien d’autre qu’un dictateur raté – n’aura-t-il jamais eu d’autre programme que de se faire, contre toute probabilité, aimer ?

Et que ceux qui se proclament gaullistes ne se pincent surtout pas le nez... tellement ils portent volontiers sur eux ces relents de trahison au point d’en exhaler les miasmes fétides dans leurs idéaux perdus et le discours creux de celui qu’ils voulurent être leur maître. Drôle de plat et tellement faisandé quand l’on voit ici des pigeons s’exciter autour d’un petit pois !

Quelle équipe !

Et ne nous attardons pas sur ces éclopés en fin de vie, ces Alliot-Marie, couple ministériel voué à la honte internationale, ou cet ambassadeur de France à Tunis qui, à peine nommé, met des milliers de manifestants dans la rue contre lui, et ce Président lui-même qui dérape au Mexique au point de condamner celle qu’il prétend sauver….

On appelle ça le prestige de la France !

Cocorico, mes amis, le croupion dans la fiente et la crête dans le brouillard! Il y a encore des français pour croire à cet homme là ? C’est sans doute ce qui est le plus étrange... Comme toujours ce n’est pas tant l’imposteur qui surprend que ceux qui tendent les bras vers le charlatan et en redemandent.

Car faut-il tous les énumérer ces faux dévots - gueules cassées de la sociale démocratie, faux paralytiques du libéralisme, faux nez de tout le reste - qui font défiler leurs sourires niais et leurs récitations béates, machinalement débitées face aux caméras ?

Hommes de rien pour le rêve d’un palais ! Pour quelques sous ! Pour l’honneur honteux d’un poste ou d’une médaille ! Tous ces sarkozistes de la gamelle qui donnent à l’Elysée des couleurs de cour des miracles !

Et tous ces électeurs qui pataugent dans l'arrière-cour et qui ne sont guère plus citoyens que lorsqu’ils se vautrent dans le loto sportif !
A croire qu’ils ne viennent là que pour alimenter l’énorme spectacle de la bêtise jusqu’à plus soif, pour servir demain de marche pied à celui qui incarnerait le sérieux, la compétence, le redressement et puis quoi encore … tant le clown est clown et, qu’en parallèle, le serpent est désiré !

Pourvu que ça doure, glousse-t-on dans les salons. Et ça doure.

Le spectacle continuera, on en pleurera de rire ou de honte, mais qu’importe, il faut boire cette piquette jusqu’à la lie. Avec Carla sur canapés! L’élégance française, le raffinement… Tu parles ! « Douce France » nous chantera donc celle là en se grattant la guitare !

Cette France là, elle pue Signora!

Comme ce vide grenier d’où vous exhumez ce vieux Trenet. Alors mieux vaut Céline que Fredo, mieux vaut le cri et l’orgueil que le jésuitisme sirupeux de ceux qui vous pelotent le dos avec des mots mièvres et faux. Mieux vaut dire que cette équipe là, faite de voyous et de petites pointures, elle n’est pas la nôtre.

Partez ! Vite : Un drôle de vent se lève là-bas, mais pas si loin. Fuyez avant qu’il ne vous rattrape et ne vous renvoie à la poussière…

Au fait, Domenech… Il n’était que le paravent inconsistant d’un système; au fond il n’était rien.
Ainsi en est-il de Sarkozy. Le petit Laurel risible remplacé par le ventru et jovial Hardy ne serait qu’un ravalement de façade : C’est l’équipe de France qu'il faut changer.

samedi 19 février 2011

Le cas DSK.


Sauf miracle, Sarkozy ne sera pas élu Président en 2012. Et depuis des mois, la droite le sait.

Reste à se débarrasser du looser mais ses quelques affidés, qui après lui retourneront au néant, font désespérément rempart en ne souhaitant plus que quelques circonstances extraordinaires les tireront d’une situation qu’ils ne contrôlent plus.

Pendant ce temps, la droite réelle, qui est beaucoup plus puissante que son excroissance politique, ne perd pas son temps : Elle n’a nul besoin de vitrine pour protéger ses intérêts.

Elle réfléchit depuis toujours au plan B, au remplacement du mauvais cheval par un étalon plus fringant, mieux à même de défendre les grands intérêts de la finance. Et que cet étalon ait fait preuve de quelques inflexions vers la gauche en jouant d’un vernis social, qu’importe ! Seul compte le résultat. Et laissons donc la vieille UMP s’amuser avec le FN. Pendant ce temps là les affaires, les vraies, continuent.

Alors cette finance, propriétaire de la presse, circulant de Wall Street à Marrakech avec quelques détours dans la City ou à Singapour, s’est entichée de DSK : Un vrai pro, lui. Un homme qui ne s’embarrassera pas de démagogie ou de dérives populistes. Droit au but, aux profits, au libre échange, à la libre circulation des capitaux même s’il faudra ici ou là concéder de petites réformettes et cacher par du toc toutes ces obscénités qu’on ne saurait voir…

Le problème c’est que le peuple n’est pas dupe. Ouvrez vos oreilles et vous remarquerez que les soutiens de DSK viendront toujours de ceux qui ont pour habitude de voter à droite. A gauche, vous n’entendrez que quelques momies du PS et des militants en mal d’apparatchiks défendre l’étalon or de la finance. Quant au bon peuple,au nom de DSK, il en viendrait à se perdre entre libre échange et échangisme...

Alors ces élections de 2012 risquent d’être tout à fait inattendues à l’image de tous ces déchirements mondiaux qu’accentueront une crise économique encore présente, des désordres monétaires et une surenchère sur les matières premières que les revendications populaires multiples et contradictoires ne manqueront pas d’exacerber.

Restent les sondages… Oui ces sondages qui nous disent ce que pense le peuple et qu’on rêve de voir progressivement supplanter les élections.

Au moins ces sondages là ont-ils le mérite pour notre oligarchie d’appartenir au patronat et de fonctionner en symbiose avec l’appareil médiatique! Et l’on comprend bien que l’Elysée ait d’urgence fait barrage à ces velléités de moralisation des sondages que le Sénat voulait imposer!

Or ces sondages – ceux-là même qui le même jour vous diront que les français souhaitent la démission d’Alliot-Marie et que celle-ci doit rester au gouvernement – ces sondages, par nature mensongers et au service de ceux qui les paient, ils ne sont là que pour mettre certains sur la ligne de départ et éliminer ceux qu’en « haut lieu » on juge indigne de concourir. Ces sondages ne sont même pas la caricature de la démocratie, ils n’en sont que la grimace.

DSK n’est qu’un produit sondagier : Il n’est qu’une coque vide ballotée au gré des événements devenus incontrôlables de la politique mondiale.

DSK c’est le radeau auquel tentent de se raccrocher les futurs naufragés de la finance et du libre échange…

Mais le peuple, mais la France ?

On nous amuse du DSK en faisant comme s’il suffisait qu’il se déclare pour que soudainement l’avenir trouve son nom. Comme si la gauche « responsable » allait s’agenouiller devant le sauveur. Comme si les élections, à commencer par les primaires socialistes, n’étaient qu’une formalité.

A aucun moment nos politologues médiatiques n’évoquent l’échec possible de leur poulain alors que les primaires à gauche rendent l’hypothèse DSK peu probable : Aubry ou Hollande et même quelques autres l’emporteront plus facilement chez les militants !

Or la droite n’en a-t-elle pas conscience ? N’étant pas si idiote, on peut donc s’interroger sur le désarroi de celle-ci quand nul candidat n’apparaît clairement à l’horizon trop brouillé par Le Pen, Mélenchon, les écolos, un centre invisible…

Ce désarroi est à l’image du monde : De plus en plus imprévisible.

Le cas DSK est déjà dépassé. Le plan B est pourri mais il n'y a pas de plan C. C’est pour ça qu’on en parle encore, parce qu' on ne sait plus que parler d’un monde déjà fini.

DSK n'est que le reflet brouillé des médias.

mercredi 16 février 2011

Gaston Lagaffe à l'Elysée.


Se lancer dans des affaires immobilières à l’âge de 94 ans dénote un bel optimisme.
Acheter une société immobilière et dire qu’à son âge, on a besoin de soleil, faut oser !
Et dire que la fifille qui partageait et l’avion et l’hôtel du copain de Ben Ali ne trempe pas dans l’affaire, c’est à mourir de rire : Alliot-Marie père possède un solide sens de l’humour et de la famille quand il utilise l’entourage de Ben Ali pour réaliser de juteux profits. Pour lui-même ? A son âge !
Et que sa fille soit justement Ministre des Affaires Etrangères est vraiment sans rapport, voyons ! Tous l’auront compris, vie publique et vie privé ne se rencontrent jamais dans cette drôle d’histoire !

Mensonges réitérés de la Ministre avant d’autres révélations sans doute car les tunisiens en savent beaucoup sur elle et tant d’autres… Ah le petit personnel, on ne peut pas compter sur lui, n’est-ce pas !

Alors Elle devrait partir. Et je suis sûr que Sarkozy s’en débarrasserait dès aujourd’hui si…
Mais le voici empêtré dans le piège qu’Ayrault lui a fort habilement tendu : Ce dernier, en réclamant à cor et à cri la démission de MAM, le condamne à conserver celle-ci sous peine de céder devant l’opposition alors que, pourtant, le maintien de la Ministre au gouvernement sera une plaie qui restera à vif jusqu’à ce qu’elle soit remplacée.

Notre pauvre Sarkozy ressemble de plus en plus à Gaston Lagaffe : tout ce qu’il touche lui colle à la peau comme un vilain sparadrap et, de la même façon, tous ceux qui l’ont porté au pouvoir, le traînent désormais comme une chose qu’il vaudrait mieux cacher…
Mais 2012 c’est demain et n’est-il pas trop tard pour s’en débarrasser ? Il apporte la poisse et la poisse ça colle, et plus on essaie de s’en dépatouiller plus on s’emmêle…
On peut survivre à la détestation d’une majorité, populaire aujourd’hui, parlementaire demain, mais survivre au ridicule est plus aléatoire. Après Woerth et tant d’autres, après avoir accumulé les maladresses, que reste-t-il de ce Président ?
Qu’il cède ou non, qu’il se montre face aux caméras ou qu’il se tapisse dans l’ombre pour faire illusion, rien ne changera : Sarkozy est grillé, carbonisé et son gouvernement, sarkozifié. Ce qui est pire encore.

mardi 15 février 2011

Florence Cassez? Encore une Jeanne d'Arc!


Pour jouer les gros bras il faut en avoir les moyens.
Notre Président, courroucé par ces insolents mexicains qui ne veulent pas que le gringo sarko leur donne des leçons de démocratie et de justice, joue les matamores et crie sur les antennes : « Vous allez voir ce que vous allez voir ! »
On a vu.
Et les mexicains de dire : « Puisque vous en voulez pas de cette année du Mexique, gardez-la ! » Et paf !

Et puisque chacun s’accorde dans cette république télévisuelle à dénoncer l’un et à encenser l’autre jusqu’au fusionnel consensus SarkAubry, il fallait bien qu’un mauvais esprit sortît son grain de sel… Et puisque nul ne semblait s’y résoudre, allons y !

Pas plus que vous et, pas plus que n’importe quel citoyen lambda, je n’ai à me déterminer sur le cas de Florence Cassez. Coupable ou pas ?

Ce que je sais - et tous nos bons démagos se seraient d'ailleurs jetés sur le même nonos à ronger - c’est que Sarkozy voit ici un bon moyen de jouer le Zorro dans une basse politique hollywoodienne destinée à émouvoir Margot. Une superproduction internationale, un soap opera dans lequel la France tient enfin le premier rôle, avec une icône de l’innocence et donc du Bien sur laquelle chacun est convié à se prosterner.
Que le Mexique soit une démocratie et un état de droit, autant l’oublier !

Que personne ici , dans les médias comme chez les politiques, ne répercute les arguments mexicains et qu’on ne retienne que le plaidoyer français est pour le moins suspect quand on veut que la justice soit un dialogue et qu’elle suppose à la fois l’avocat et le procureur.
Or, de gauche à droite, nous voici tous sommés de défendre la victime française et l’ignoble in-justice étrangère… et d’oublier qu’on nous fit déjà le même coup avec ces immondes canadiens qui condamnèrent une sainte franchouillarde pour enlèvement d’enfant et , je crois, même histoire avec un étatsunien… Il y eut encore cette superbe otage des FARC en Colombie, il y eut ces filles condamnées pour trafic de drogue en République dominicaine mais heureusement libérées grâce à notre Sarko. La liste n’est jamais close quand il s’agit de racoler pour ramener quelques voix blanches comme neige.

Le français, par nature, est bon et innocent : Merci Monsieur le Président de bien vouloir nous le rappeler !
Surtout quand c’est une femme.
Comme Jeanne d’Arc. Ou Marianne. Et, remarquez le, c’est toujours une femme, une jeune héroïne qui incarnera la geste de notre valeureux chevalier !
Ainsi Le spectacle se repaît-il toujours des mêmes mythologies, de celles qui, pour le meilleur ou le pire, construisent l’imaginaire d’une nation.

Encore faut-il que le héros soit fort, qu’il soit grand et incarne le droit...
Que notre Sarko se ramasse sur le nez le manche du râteau et voici que le grand spectacle héroïque s’achève en farce bouffonne: Toute l’histoire du sarkozisme se résume toujours et encore à cette séquence. Ridicule.

jeudi 10 février 2011

La vraie identité nationale!

Au dîner du CRIF du 9 février, Nicolas Sarkozy a déclaré ceci: «La présence du judaïsme est attestée en France avant même que la France ne soit la France, avant même qu'elle ne soit christianisée».

Un Président de la République se permettant une telle remarque a-t-il autorité pour défendre la laïcité, pour respecter l'égalité des religions et des peuples, pour débattre de l'identité nationale?

Non.

Le 21 juin 2007, Sarkozy déclarait ceci: "J'ai refusé un CRIF musulman, car cela aurait été du communautarisme."
Il y a donc communautarisme et communautarisme. Un peuple élu et un peuple battu?

Faut-il aussi préciser qu'il y eut, avant les chrétiens ou les juifs, les religions celtes et romaines et qu'avant l'homme de Cromagnon il y eut l'homme de Néanderthal?
Dernière chose: Sarkozy respecte-t-il la vérité historique?
Sans doute pas.
Car Plothin et Blandine, martyrs chrétiens, moururent en 177 à Lyon quand on peut lire sous la plume d'un historien, Heinrich Graëtz: " C’est seulement au IIe siècle que la présence des Juifs est signalée d’une façon certaine dans l’Europe occidentale." En France?

lundi 7 février 2011

Hulot ou l'über l'hulot.

BIG HULOT IS WATCHING YOU!
Aïe, me voici saisi d'huloberlue!
Malaise incongru s'il en est , aussi vulgaire qu'un pet au salon. Mais la nature, n'est-ce pas...
La berlue ? Une lésion de la vue qui fait qu’on perçoit des objets qui ne sont pas réellement devant les yeux.
C’est ainsi toute la machinerie spectaculaire que désigne ce mot avec tous ses illusionnistes les plus nocifs, ceux qui tiennent en particulier les rênes de la télévision, le vrai pouvoir donc.

Et là notre Hulot apparaît comme un merveilleux hurluberlu, pollueur à l’extrême, à la fois des cultures et de la planète, mais écolo dans ses prêches ; à droite, mais prêt à s’allier à gauche ; tête à claque ou Tartuffe, comme on voudra, mais toujours est-il que notre bon Hulot saura nous rouler dans ses tours de magie puisque la télévision est là justement pour nous hurluberluer.

Notre petit stroumf vert en candidat présidentiel sera aussi adorable qu’un nain avec Blanche neige : oui vous savez notre Carla avec son Nicolas… Mais de quel Nicolas parle-t-il, de quel nain ?
Le voilà qui dérape, qui nous donne déjà la berlue ! D’autant plus que la Fondation Nicolas Hulot a pour « partenaire fondateur » EDF… idéal pour une promenade matutinale à la recherche de champignons atomiques ou hallucinogènes, c’est selon. Avec pour autre partenaire : IBIS pour mieux nous endormir, L’Oréal pour rêver à Madame Bettencourt et à son île lointaine, et, bien sûr TF1, spécialiste de ces petites boites qu’on agite pour voir une vache meugler avec un gros meuh…

Avec un tel attirail, ne doutons pas que notre Hulot ira loin, qu’il hululera dans nos nuits, vampirisera nos rêves et se ramassera un râteau des plus comiques un soir de 2012.
Mais qu’importe! Nos écolos sont adeptes du chaud business, un jour le rigolo Hulot, le lendemain la jolie Eve, norvégienne aux lunettes roses, et nulle doute que la politique en sortira grandie !
Bonne nuit les petits.

dimanche 6 février 2011

Le populisme, encore.



Le terme de populisme n’est jamais revendiqué par quiconque tant il relève de l’injure puisqu’il implique que le peuple serait bête par essence : ceux qui sont dénoncés comme populistes se caractérisent d’ailleurs comme adversaires de ces « élites » qui détourneraient la démocratie en leur faveur .

Ces mêmes élites toujours à la traîne du communautarisme qui réclamerait des droits spécifiques pour des minorités... Majorité contre minorité, tel est ce vrai débat politique qui reste toujours interdit.

Le populisme donc c’est la voix de la majorité et l’expression brute de la démocratie, l’élitisme c’est ce que révélait un jour Alain Minc en souhaitant le suffrage censitaire, c’est BHL dans son lobbying idéologique, dans ses droits de l’homme pas-pour-tout-le-monde , pour l’Iran certes, mais pas pour la Tunisie ou l’Egypte…
L’élitisme c’est le droit à géométrie variable dans le mépris du peuple. Cette élite qui voudrait que la parole populaire soit entachée d’idées courtes, que chacun serait raciste, partisan de la loi du talion, égoïste… Alors on brandit à tous propos ce populisme infâme pour excommunier ceux qui dénoncent les privilèges et le pouvoir d’une caste. Ainsi le mot populisme contient dans la définition qu’on lui prête tous les préjugés de classe, tout le mépris pour le peuple.
Le peuple a-t-il toujours raison ? Non.
Mais ce qu’il dit doit toujours être écouté. En ce sens, ne méprisons jamais le populisme.

Or ce qui se joue réellement dans les déchirements de la gauche c’est bien cette opposition de nature - et non pas seulement de circonstance - entre une tendance sociale et populaire et une mouvance sociétale, bourgeoise, qui voudrait que les seuls laissés pour compte seraient les minorités sexuelles, religieuses ou ethniques.

La revendication égalitaire et morale demeure le seul ciment de ces deux gauches quand l’édifice politique que chacune souhaite construire demeure aux antipodes. Ces deux gauches qui gagneraient à divorcer plutôt que de maintenir l’illusion d’un mot quand, par ailleurs, tout les sépare.

Il serait vain par exemple de chercher chez les Verts la moindre revendication sociale.

On y trouvera par contre cette morale simpliste et cette vérité révélée qui les inscrit dans cette religiosité qui les apparente à ces théocraties exotiques qu’ils se gardent bien de dénoncer ! Vert de l’Islam ou de l’écologie !

Mais pour eux toute couleur est bonne pourvu qu’on se rallie à eux : on n’est pas vert par conviction mais par croyance. L’écologie est la religion politique du monde occidental. Le prosélytisme est son militantisme.

L’autre couleur de cette gauche, c’est le rose bonbon… Les festeux « socialistes », les Lang et les Delanoe, comme hier Kouchner -de même que les Verts - n’ont évidemment pas la moindre fibre sociale : c’est d’ailleurs ce qui assure leur succès dans l’opinion.... Et surtout dans les médias!

Ils sont eux aussi oecuméniques et participent à la grande célébration du bien révélé avec son clergé communautaire dans ses soutanes pailletées. De gauche bien sûr,comme Carla Bruni !
Parce qu’il fut décrété qu’un artiste était par nature "de gauche"…

On comprend bien que le peuple, lui, se bouche le nez et aille voir ailleurs !

Hier à Montpellier, la mairesse PS célébra en grandes pompes un mariage gay… La même qui fut désignée par les caciques du Parti pour détruire Georges Frêche.

Que Mélenchon ne parle qu’économie et luttes sociales, c’est cela qu’on ne lui pardonne pas: Ce n’est pas au peuple de fourrer son nez dans ces choses si sérieuses !

Le peuple, il faut qu’il s’amuse avec les niqabs, les goupillons et tous les accessoires de la fête et surtout… qu’il se taise !

jeudi 3 février 2011

Sarkozy contre les magistrats: Le petit roi de la populace


Un jour il se proclame président du monde, le lendemain il racle les caniveaux d’un fait d’hiver dans une France réduite à ses débris pathétiques de violence et de désir de vengeance.

A jouer ainsi le grand écart entre la mégalomanie et son abaissement dans un quotidien réduit à sa caricature sanglante, notre président s’écartèle par manque de discernement dans une course à l’émotion, là où il croit conquérir le peuple…

Loin des exigences sociales, les aboiements sécuritaires résonnent dans ce qu’il y a de plus vil, de plus irrationnel dans les bas fonds d’un pays. Car ils ne règlent rien et ne sont qu’une récupération de la bonne conscience par cette sorte de voyeurisme malsain qu’on répand partout plutôt que de répondre avec calme et méthode aux questions de sécurité que des citoyens se posent légitimement.

Mais, hélas, peut-être a-t-il raison, peut-être le peuple se réduit-il parfois à cette masse informe livrée à des pulsions contradictoires comme l’Egypte nous le montre aujourd’hui : Il n’y a jamais eu le bien d’un côté, le mal de l’autre mais plutôt des hommes déchirés par le sens qu’il convient de construire, un chemin toujours à ouvrir vers plus de civilisation.
Et s'il faut parler sécurité que l'on dise enfin que celle-ci ne se réduit pas à la peur de l'autre mais aussi à l'emploi, à la santé, à l'avenir d'autrui...

On attendrait ainsi d’un Président un minimum de respect vis-à-vis des principes républicains qu’il est censé représenter plutôt que cette complaisance à se vautrer dans ce qu’il y a de plus glauque pour attirer à lui, dans cette bassesse, un peuple qu’il imagine à son niveau.

Le voici donc qui tance policiers et magistrats pour cette sordide affaire de Pornic. Ainsi ces serviteurs de la République seraient coupables d’avoir permis la libération d’un criminel. Ainsi, le suggère-t-il, porteraient-ils leur part de culpabilité dans ce drame et devraient être sanctionnés!

Ah, les boucs émissaires, comme on les cherche obsessionnellement dans ces petits mondes de la haine, là où on s’offusque si bruyamment des crimes en rêvant de lynchage et de sang ! Notre Sarkozy en est là : Comme idéal de civilisation, il y a mieux.

Car pour en revenir à Pornic, il est facile d’oublier que cet homme, aujourd’hui assassin, ne fut jamais condamné pour meurtre mais pour des vols et un viol commis en prison alors qu’il était mineur !
Fallait-il le donc maintenir en détention toute sa vie durant ? Faudrait-il multiplier par dix le nombre de juges et de prisons quand, ne l’oublions pas, on répète à l’envie que les caisses sont vides, que l’Etat doit faire une cure d’amaigrissement ?

Qu’importe ici les réponses que chacun voudra donner : laxisme ou peine de mort, tout le monde peut proposer sa solution.

Mais, hélas, ces solutions ne seront jamais les bonnes aussi longtemps que le crime existera et, soyons lucides, aucun système ne parviendra jamais à l’éradiquer tant il est lié à la transgression, à la folie, au plaisir du mal: La loi est fragile, elle ne peut anticiper le crime qui n’a pas encore été commis et le taire est indigne de celui qui prétend incarner une nation.

Sarkozy veut condamner le crime pas même programmé ! Cet homme est un délirant à la hauteur de ceux auxquels ils s’attaquent : s’il n’était « bien » né, que fût-il devenu ?

Mais Sarkozy s’en moque, il est du camp des « braves gens », de ceux qui ne tuent pas, de ceux qui veulent un juste châtiment des coupables… Il ne veut pas voir les désirs de vengeance, les fantasmes de lynchage, le voyeurisme que cachent ces bons sentiments proclamés.

La justice, la vraie justice, c’est pourtant celle qui donne le vrai visage d’une civilisation.

Le populisme, entend-on sans cesse de gauche à droite... Sans voir que celui qui l’incarne c’est bien ce Président dont la vision ne dépasse pas le quotidien et l’écume écœurante des faits divers.
Petitesse partout, grandeur nulle part.

Les mensonges d'Alliot Marie et les bouffons de la télévision.


Les bouffons de la République ont ceci de reconnaissables qu’en outre d’une panse bien nourrie et d’un portefeuille bien garni, ils ont tant d’amis qu’ils n’ont guère recours à celui-ci pour remplir celle-là.

Mais surtout, quels acteurs ! Car tenir un rôle pour eux c’est surtout mentir et être capable derrière un sourire ingénu de déverser la même fable un même soir, sans en changer une virgule, sur plusieurs plateaux de télévision.

Peu de temps après notre Fredo, héros de l’Odyssée tunisienne, nous fûmes donc gratifiés d’une bouffonnerie de Madame Alliot Marie qui nous récita un texte sans doute mis au point dans les recoins d’un ministère… mais nous n’entendîmes point la version du compagnon, lui aussi ministre… Et dont l’opposition oublie, pourtant, de demander, de la même manière, la démission ! Allez, M’ssieurs - dames de l’UMP, n’oubliez pas d’accuser ladite opposition pour ce sexisme ignoble !

Revenons à la fable : Notre couple ministériel arrive à l’aéroport de Tunis. Il faut maintenant se rendre à Tabarka situé à deux heures de route. Aziz Miled est selon la version bouffonesque « un vieil ami de la famille » et « victime » de Ben Ali, ce qui n’empêcha pas celui-ci d’être richissime et signataire d’une motion de soutien au dictateur !
Là ça devient un peu brouillon…
On ne sait pas très bien si nos « amis » avaient prévu de se rencontrer ou si le hasard… Bref, le hasard tient dans la fable un rôle magique : L’hôtel où se rendent nos tourtereaux appartient justement à notre Miled qui, miraculeusement, doit aussi s’y rendre en avion privé. Comme nous l’expliquera à Canal+ puis sur la 2, Sainte Alliot Marie, si on ne peut plus accepter ça, on ne pourra même plus se faire conduire par un ami en voiture ! Interdit de rire…
Mais le plus drolatique c’est de voir nos Denisot-Pujadas froncer les sourcils pour se poser en journalistes crédibles sans jamais poser les questions qui tuent : Quel jour, quelle heure, comment comptiez-vous vous rendre à Tabarka ? Aviez-vous retenu une voiture de location ? Avez-vous payé par chèque, etc. Non, rien !

Heureusement d'ailleurs car, quand ça devient précis, notre bonne dame se trouble, s'embrouille avec les dates, mais nos anges gardiens veillent!

Nos journalistes ne sont ici que l’autre face de cet écran magique où la question floue ne commande que des réponses brumeuses, quand les sourcils froncés de ceux-ci ne servent en réalité qu’à mettre en valeur le sourire épanoui de vérité de celle qui s’invite à la fête et qu’on remercie toujours par « Merci d’avoir répondu à notre invitation ».
Ainsi vont les mœurs de nos "journalistes"…

« Qu’ils s’en aillent tous ! » lançait un affreux populiste.
Un pied dans la bonne soupe démocrate avec bons sentiments à l’appui, l’autre dans le mauvais bouillon de la dictature Ben Ali et Moubarak, il faut savoir patauger pour ne pas se noyer dans cette tambouille où nagent quelques politiciens pas propres et quelques journaleux qui ne le sont pas moins: Les bouffons…