Malhonnête, la Grèce le reste maintenant en lançant, en catimini, un référendum qu’il eût fallu annoncer avant qu’un accord ne fût signé avec les autres pays européens. Car si le principe d’un référendum est défendable - et même souhaitable - dans une démocratie, celui-ci s’entend dans le choix d’une décision à venir et non pour remettre en question une signature déjà accordée.
Malhonnêteté d'aujourd'hui comme d'hier.
Malhonnêteté d'aujourd'hui comme d'hier.
Nous avons ici un exemple manifeste de ce mot si galvaudé de « populisme » : D’une main on signe, de l’autre on retire sa signature.
Car, bien évidemment, comme les islandais l’ont fait en un autre temps, il est probable que le peuple grec refusera d‘avaliser un accord pour lequel chacun, d'ailleurs, pensera ce qu’il voudra…
Mais en tout cas, Papandréou révèle ici et encore le vrai visage de la Grèce. Il n’est pas beau. La Grèce s'engraissa sur le dos des plus pauvres; elle s'engraisse maintenant sur le dos d'une Europe qui a beaucoup plus pauvre qu'elle. La Grèce triche. Qu'elle en paye le prix!

Ouais. Pas honnête...
RépondreSupprimerCe billet est étonnant.
RépondreSupprimerD'abord, tous les leaders européens savaient que les comptes grecs étaient truqués. On l'avait lu dans la presse à l'époque. Cependant, ils ont fait un pari politique et géostratégique. Tous les gouvernements européens sont responsables de cela.
Ensuite, il me semble que de nombreuses démocraties la possibilité de soumettre un traité signé à référendum pour ratification. Si on suit ton raisonnement, la France et les Pays-Bas ont été malhonnête en 2005 en faisant voter le peuple sur le TCE.
Quant au résultat, qui sait ? Il est tout de même sain qu'on demande son avis à un peuple qui subit une telle austérité.
Bon, les malhonnêtes c'est quand même (dans le désordre): les 35% de non salariés qui ne payent pas d'impôts ; Papandreou qui n'a pas eu la moelle de faire payer l'impôt aux armateurs et à l’Église orthodoxe et de baisser le budget de la Défense ; le gouvernement conservateur grec qui a truandé ses comptes avec l'aide de Goldman Sachs (merci Mario Draghi, nouveau boss de la BCE)et tous les "européistes" qui nous répètent depuis trois ans que l'euro nous protége...
RépondreSupprimerLes règles doivent toujours être fixées à l'avance! On ne signe pas un accord d'un côté sans parler de référendum pour dire le landemain que la signature ne vaut rien si le peuple n'a pas été consulté. C'est comme si tu signes un contrat dans une banque et que tu dises plus tard au banquier: "Mais ce contrat ne vaut rien tant que ma femme n'a pas donné son avis."
RépondreSupprimerPapandréou n'est qu'un triste démagogue: Il dit d'un côté aux européens "Je suis d'accord avec vous" et souffle à son peuple "Dites Non!". Quelle lâcheté! Quelle triste idée de la morale politique!
@ NH : Papandréou est soumis à la pression d'une population de plus en plus remontée. Avait-il le choix ? Apparemment, ce sont les députés du PASOK qui lui ont imposé ce référendum.
RépondreSupprimerCe référendum permet peut-être d'éviter aussi un épisode révolutionnaire.
@Mathieu L
RépondreSupprimerJe peux comprendre tes arguments mais ils restent "politiciens"! Dans ce cas, il avait un choix: la démission. C'était la seule solution "morale".
"Ce référendum permet peut-être d'éviter aussi un épisode révolutionnaire." Là, je n'y crois pas une seconde!
@ NH : la morale en politique est un bel objectif.
RépondreSupprimerUne démission aurait été une solution équivalente, car elle aurait provoqué des élections anticipées et aurait permis aux Grecs de trancher plus vite.
Bon, il est vrai que cela fait durer quelques mois de plus le gouvernement grec.
On pourrait dire que le maintien du gouvernement évite une instabilité immédiate.
Sur l'épisode révolutionnaire, je ne suis pas d'accord, mais c'est une question d'idée politique. Inutile, je pense, d'en débattre...
Démissionner ? Oui, mais les mêmes incertitudes auraient été là : il aurait fallu le faire AVANT l'accord de jeudi dernier...
RépondreSupprimerÉpisode révolutionnaire ? Tout dépend de ce qu'on met sous le mot: moi j'y mets une violence généralisée débouchant éventuellement sur des morts...
N'oubliez pas que la droite ne veut absolument pas parler d'un gouvernement d'union nationale qui aurait pu cependant être un début de solution...
@estelle92
RépondreSupprimerJe partage cette opinion. Tout aurait dû être fait AVANT. Maintenant l'Europe et la Grèce vont dans le mur. Ca va être saignant.