mercredi 26 octobre 2011

L'Allemagne a raison!

Enfin l’heure de vérité pour l’Europe !

Jusqu’à présent notre continent a fait la politique de l’autruche et sa politique ne fut jamais « commune » : Elle n’exista que par la force d’une illusion face aux réalités du monde. Après ce pompeux préambule, quelques vérités simples :

Il existe une Europe et une Eurozone qui ne se confondent pas. La première est politique, la seconde est monétaire mais ni l’une ni l’autre ne constituent un ensemble économique homogène. Contradictions internes de l’une comme de l’autre.

Il faut ajouter que nombre de nations européennes sont en réalité « eurosceptiques « voire anti- européennes ! Ce qui se comprend quand il existe un même droit de véto pour le géant allemand que pour le nain maltais. Et enfin, une Europe qui se veut fer de lance de la démocratie dans le monde et qui n’est que technocratique est une aberration !

Bref cette Europe est une illusion, un rêve sans épaisseur qui se transforme en cauchemar à cause de l’Euro, une monnaie virtuelle puisque ne dépendant d’aucune économie homogène. Il faut donc se résoudre à un choix et s’y tenir.

Soit les nations retournent à leur destin individuel, quittent l’Euro si c’est leur monnaie et que vogue le navire !

Soit on décide une Europe fédérale dotée d’un exécutif élu avec  de véritables prérogatives politiques, financières et économiques. Ce qui signifie une Europe fédérale avec un exécutif européen et une monnaie unique : l’Euro. Toutes les nations acceptant la monnaie commune devraient logiquement en suivre les règles en terme de dépenses et de dettes. Et, en conséquence, les autres pays européens qui s’accrocheraient à leur monnaie nationale se verraient réduits à un rôle de partenaire sans pouvoir décisionnel.

Soit… Non, il n’y a pas d’autre possible, pas d’autre avenir pour l’Europe. Qu’on fasse tel ou tel choix est affaire de démocratie : Il faudra passer par le référendum.

Quant à moi j’opte pour la solution fédérale. Avec une forme de protectionnisme européen puisque notre marché est essentiellement interne. Du fédéralisme et du Montebourg !

Ce qui signifie que les gesticulations de Sarkozy sont inutiles voire dangereuses : Si elles avaient quelque effet, elles ne feraient que retarder le sauvetage de notre économie. Car, encore une fois, désolé pour nos coqs gaulois, c’est l’Allemagne qui a raison. La laisserons-nous avoir raison sans nous ?

11 commentaires:

  1. Moi aussi... mais moi, j'ai voté Montebourg !

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  2. J'étais absent au 1er tour mais j'aurais voté Montebourd. Au second, aucune hésitation: Hollande.

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  3. MontebourG et non Montebourd!!!
    Faut que je me relise parfois...

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  4. il est clair que le protectionnisme européen est une solution à mettre en place corrélativement à une réindustrialisation massive. Les circuits courts (production-consommation) sont absolument à privilégier

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  5. Puisque vous en êtes déjà à Montebourd, poussez donc jusqu'à Montebourde !

    Comment pouvez-vous accordez le moindre crédit à ce guignol inconsistant ? À cet apparatchik light qui, depuis 15 ans, c'est allié avec tout le monde, à dit tout et son contraire au gré des vents ? C'est à pleurer.

    Quant au reste, c'est gesticulation inutile. On ne peut pas décider d'une Europe fédérale ou autre, si les peuples ne sont pas près à abandonner les nations comme une vieille chaussette trouée. Ou alors, c'est l'union soviétique, comme le pense Vladimir Bukovsky.

    Or, les scores du FN et de tous les mouvements nationaux d'Europe prouvent que les peuples ne veulent pas de vos constructions absurdes et liberticides.

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  6. Pardon pour toutes les fautes : shame on me !

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  7. @Didier Goux
    Laissons la personne de Montebourg. Mais pour le reste, oui on peut en effet opter pour les nations. C'est votre choix. L'autre option c'est l'Europe fédérale. Qu'il ne faut pas imposer: Il faut un référendum.
    Quant aux fautes: Shame on us.

    à Meclalex: Oui pour les circuits courts. Je suis réticent vis à vis de l'altermondialisme et de l'écologie (politique) mais c'est idiot de faire venir des pommes de Chine!

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  8. Mais non, justement : il ne s'agit pas d'opter pour ceci ou pour cela ! Il s'agit de prendre en compte des réalités profondément enracinées. La nation n'est pas "mon choix", c'est la réalité consubstantielle de tous les Européens depuis plusieurs siècles. Un referendum ne peut pas annuler cela.

    (Du reste, quand referendum il y a et que les électeurs ne répondent pas correctement, on annule tout bonnement le referendum – sous les applaudissements de Daniel Cohn-Bendit et autre europolâtres issus de mai 68.)

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  9. Euh pour le coup Didier Goux a raison : il ne s'agit pas d'aller là ou là. Il s'agit de dire que ce machin sur lequel on accroche n'importe quel rêve depuis 50 ans est une construction sans peuple, un projet ultra-libéral CONTRE le progrès social. J'en veux pour preuve son extension sans consultation et alors même que les précédents admis n'avaient pas même espérés parvenir à refaire leur retard.
    Qu'on achève ce monstre… pour construire enfin l'Europe démocratiquement !
    :-)

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  10. @ Didier Goux + Mr Poireau
    M'emmerde ce Didier Goux parce qu'il a souvent raison et surtout que l'espace d'un commentaire et d'un billet ne suffisent pas à débattre. Bref, j'ai raison. Ca va mieux comme ça.
    Quant à Mister Poireau, euh...je crois que c'est ce que je disais justement à l'inverse de Didier Goux.

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