lundi 28 mars 2011

Les derniers jours de Sarkozy.


Le fruit est pourri et il suffit maintenant d’attendre qu’il tombe de l’arbre. Simple loi naturelle commune à Kadhafi… et à Sarkozy, par exemple : juste une question de temps.

Pour Sarkozy, le compte à rebours funèbre s’était enclenché dès le lendemain des élections régionales mais, aujourd’hui, à la suite des cantonales et de sondages calamiteux, le rythme s’accélère et reste donc une seule question d’actualité : Quand et comment Sarkozy partira ? Avec les " honneurs ", ou bien chassé comme un malpropre ?

Et c’est bien évidemment de son camp que viendra l’estocade…

Car l’électorat de droite a bien signifié la fin de la partie! Isabelle Balkany chassée, c’est tout le clan Sarkozy qui est visé. Comme d'ailleurs, l’élection de Devedjian, cette épine dans les ambitions de la famille Sarkozy…

Pour les sarkozistes, plus que pour la droite, la déroute est donc totale. Et déjà dans l’ombre du pouvoir on s’agite pour secouer l’arbre: Estrosi trahit, Baroin joue sa propre musique, les rats quittent le navire.

Alors que se passera-t-il ?

Probablement la solution douce, on attendra l’été pour sortir une affaire qui contraindra le Président à déclarer qu’il ne souhaite pas se présenter pour un second mandat. Lequel sera ainsi condamné à expédier les affaires courantes en attendant la sortie.

Reste l’autre hypothèse, dans le cas ou Sarkozy s’attacherait au pouvoir contre vent et marée : décrochage du « centre », fronde des « gaullistes » qui réduiraient la droite sarkoziste à une pâle copie du Front National qui n’en ferait alors qu’une bouchée.

Dans ce cas, c’est sans doute à l’Assemblée Nationale que se jouerait le putsch qui verrait ainsi la droite sortir sa dernière carte. Mais on peut être sûr que bien d'autres idées germent déjà chez ceux qui veulent sauver leur peau: Juppé, Fillon, Raffarin, sans parler de cette multitude de petits notables qui ont vu leurs ambitions s'envoler et qui ne rêvent que de reconquête...

Il est difficile donc d’imaginer que Sarkozy puisse durer bien longtemps pour la seule raison que chacun est désormais convaincu qu’il perdra et que, désormais, le temps presse. Tout doit être règlé avant septembre et le plus tôt sera le mieux.

Sarkozy ou Kadhafi – même si on ne peut comparer les deux hommes – sont promis à un même destin.

Malheur aux vaincus! A suivre…

5 commentaires:

  1. Kadhafi à Sarkozy

    Une amazone au colonel :
    « Colonel, vous voulez vraiment que je transmette votre télégramme à l’AFP ?
    Et vous tenez vraiment à ce que je le transcrive phonétiquement ? »
    Le télégramme…
    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/03/kadhafi-a-sarkozy/

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  2. Bonjour,

    La parenthèse Sarkozy est sur le point de se refermer. Après Mme Balkany, c'est au tour de Copé de déclencher une guerre tribale. A ce rythme là, le déluge se fera avant 2012. Billet à lire sur mon blog
    http://0z.fr/VZCJG

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  3. A mon avis, on en saura un peu plus sur le sort de Sarkozy après les sénatoriales. Si la gauche est majoritaire au Sénat, ça signifie que, à moins d'une guerre mondiale ou d'un attentat, c'est foutu pour Sarkozy, quel(le) que soit le candidat ou la candidate que le PS présentera. Et là, les députés feront tout pour le débarquer au profit d'un candidat plus présentable, Fillon par exemple. Mais ça ne leur garantira absolument pas la victoire en 2012... Et si j'étais un député UMP, pour éviter de perdre tous les députés ou presque, je m'empresserais de faire ce que Mitterrand a fait quand il était évident que la gauche allait perdre les législatives de 1986 : rétablir la proportionnelle. OK, la droite sous la Ve République a toujours été contre ce mode de scrutin, mais en cas de défaite de Sarkozy ou d'un autre à la présidentielle de 2012, ça n'a que des avantages pour l'UMP :
    1) limiter la victoire du PS en l'empêchant d'avoir la majorité absolue au profit des autres partis de gauche (FG, EELV, voire NPA) ;
    2) limiter la victoire du FN en l'empêchant d'avoir la majorité absolue, si Marine Le Pen devenait présidente. Dans ce cas, l'UMP deviendrait un allié incontournable pour le FN.

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  4. @anonyme
    voici une analyse que je partage: le Rubicon ce sont en effet les sénatoriales. En cas d'échec, la messe est dite. Sans garantie.
    Mais la proportionnelle, je crois qu'elle serait contre productive pour l'UMP et je n'y crois guère. Ceci dit, j'y suis favorable. Le peuple, quel qu'il soit, est souverain et doit être représenté. Et que le FN soit au Parlement, il n'en ressortira pas grandi, au contraire!

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  5. Ce billet pêche par un optimisme béat complétement en dehors des réalités de l'opinion et des forces en présence... Ne pourrait-on retirer quelques leçons du passé récent : réélections de Bush Jr, de Berlusconi et de Chirac, par exemple ??

    Sarkozy a les talents, les réseaux et le manque de scrupules d'un Chirac au cube, donc pas de soucis à se faire pour lui : ça se jouera dans les dernières semaines avant le premier tour : quelques coups médiatiques bien montés, des écrans de fumée ici et là et abracadabra un deuxième tour contre Marine (en l'état des sondages ce ne sont que quelques pourcents à grapiller) ; ou bien un peu plus dur, un deuxième tour contre l'autre parti du duopole et là, on compte bien sur l'indiscipline de l'électorat de gauche...

    Comme dit JF Jahn, les seuls à pratiquer la lutte des classes sont ceux qui votent à droite.

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