lundi 22 novembre 2010

Quand un titre celtique se fait avaler...


Qu'il avait les dents longues ce tigre celtique ! Cette Irlande qui, avant de tomber en peluche malgré le dumping fiscal qu’elle imposa aux travailleurs européens, se gava de la bulle financière et immobilière… jusqu’à ce que la grenouille gaélique se trouvât aussi grosse que le bœuf et qu’elle en crevât.

Triste histoire, pourtant. Mais la morale est joyeuse.
Car les irlandais mériteraient notre compassion s’ils ne s’arc- boutaient encore aujourd’hui à ce fameux dumping qui veut que l’impôt sur les sociétés soit inférieur de deux fois en moyenne à ceux des autres pays européens poussés ainsi à la délocalisation et au chômage.

Pourtant ce sont les contribuables européens qui viendront à la rescousse, non d’un peuple qui, après avoir fermé les yeux sur un système dont il profita et qui devra désormais payer le prix fort, mais d’un système financier coupable que nous récompenserons en injectant quelque 100 milliards d’Euros.
Ainsi l’Irlande continuera-t-elle à tuer l’emploi en Europe mais ses banques seront renflouées !

L’Irlande ne méritait que le retour du bâton pourtant elle sera épargnée parce qu’il faut avoir foi dans la bulle. Hier pontificale, aujourd’hui néo libérale…

Nous paierons donc pour qu’un pays délinquant soit à peu près remis d’aplomb pour nous permettre d’espérer un peu de l’Eurozone afin que le dollar, et le yen, et les autres tiennent aussi longtemps que possible…
Sans doute pour rien.
Car la théorie des dominos veut qu’après les fantômes de l’Islande et de la Grèce qu’on maintient aujourd’hui en survie dans la naphtaline, on trouve demain dans le même placard, quelles que soient les sommes englouties, bientôt et le Portugal, et l’Espagne, et pourquoi pas l’Italie ou quelques autres avant que le tsunami ne se propage de l’autre côté de l’Atlantique et, qu’une fois qu’il ait traversé l’Amérique, ne heurte de plein fouet le Japon et la Chine.

L’internationalisation veut que l’infection d’un organe se répande à l’ensemble du corps.
Oui, je sais combien les élites, sans même se donner la peine d’argumenter, d’un simple haussement d’épaule, rejettent le protectionnisme.
Mais entre l’internationalisation des capitaux sans frontières face à des peuples souvent assignés à résidence et la défense des intérêts que les plus forts parviennent encore à protéger, se décline toute la gamme des injustices d’un système qui écrase aujourd’hui ceux qu’elle portait hier au ciel mais aussi l’évidence qu’une économie saine repose sur la production d’un travail partagé dans un espace donné, lequel n’empêche nullement l’échange des marchandises.
Le protectionnisme n’est rien d’autre que la relation égalitaire d’état à état. Mais, provisoirement, aussi longtemps que le rêve européen durera, il faudra sauver le soldat Ryan.
Et pourtant L’Irlande est tombée de son nuage comme d’une grosse averse.
Telle est la leçon de l’Irlande : Misérable, il ya trente ans, admirable il y a dix ans, la voici défaite par cet autre nom de l’orgueil qu’est l’illusion de la grandeur.
Le vide crée les fantômes. Ceux-ci hanteront pour longtemps les fictions d’une économie fictive. Superbe décor que celui de l’Irlande !
Et pour l’écrivain qui s’y exile fiscalement sans honte, cette « carte et territoire » n’est que la métaphore d’une décadence dans laquelle il végète avant que ceux qui s’écrouleront demain soient condamnés, comme lui, pareils à de misérables atlantes, à porter à bout de bras un monde déchu, pour ceux qui ne veulent qu’ajouter à leur soif de richesse une dernière pépite d’or.

Tiens, Arnaud Montebourg se réveille ? Tant mieux !

dimanche 21 novembre 2010

"Le grand faitout et la petite sauteuse."


Parmi les blagues qui circulent à la suite du " remaniement" du gouvernement, on entend celle qui voudrait qu’on vidât les cuisines de l’Elysée pour n’y garder que « Le grand faitout et la petite sauteuse ».

Je ne m’avancerai pas à suggérer qui pourrait être l’un ou l’autre ni à prétendre, comme certaines mauvaises langues, que certaines dames lorgneraient déjà vers celui qui, demain, ne serait plus le marmiton de service mais le grand manitou du pays. Mais il faut rire, dans le seul souci de la caricature, de tous ces maux qui affectent, de la cervelle au croupion, le monde des grands.

Et pour citer La Fontaine - qui n'eût pas rechigné à en extraire quelque leçon:
« Je tâche d’y tourner le vice en ridicule,
Ne pouvant l’attaquer avec les bras d’Hercule. »

L’heure n’est cependant pas tant à la complaisance dans un comique de comptoir qu’à la morale sous-jacente d’une telle fable : Jeux de cour, grandeur et petitesse, et, pour finir, arrière cour du pouvoir ou antichambre d’une cuisine politicarde avec tous ces relents faisandés de marquis vérolés et de duchesses fardées jusqu’à l’os.

Tout se concentre ici dans un peuple riant et grimaçant et dans cette intemporalité des grands vices et des petites vertus: Tous ces ingrédients qui furent ceux des moralistes du Grand Siècle, qu’il s’agisse de La Fontaine, de Saint-Simon ou de La Rochefoucauld…
A cette différence près qu’il n’est pas certain que notre France de Houellebecq et de BHL soit à la hauteur du raffinement du style et de la perspicacité des grands esprits d’hier, ce qui, je l’avoue, met à mal les restes de mon optimisme progressiste.
Mais, autres temps autres mœurs, l’essentiel est pourtant d’en rire et de ne vivre ceci que comme comédie.

Et celle-ci transpire dans chaque dépêche du jour. Ainsi apprend-on aujourd’hui que Rue 89 aurait-été nuitamment victime du vol de ses ordinateurs !

Les animaux seraient-ils malades de la peste ? Quelle épidémie se propage ainsi dans les rouages trop bien huilés de la mauvaise presse ? Quelques argousins chasseurs d’impertinents hanteraient-ils l’encre de nos nuits ?

Que les palais sont tristes en ce siècle où nos rois sont si petits! Comme est beau le frémissement des roseaux quand les chaînes se meurent...

vendredi 19 novembre 2010

Nouvelles du front: Guerre civile en Sarkoland.


“Vous vous êtes battu toute votre vie pour soulager et pour guérir, pour proposer aux médecins et à leurs patients des médicaments efficaces. [...]
Vous n’avez eu de cesse de prendre des risques. Je sais bien que passer d’Orléans à Neuilly, c’était déjà, pour reprendre vos mots, se développer à l’international. [...]
La Nation vous est reconnaissante de ce que vous faites. Vous êtes une publicité vivante pour les médicaments SERVIER parce que, franchement, l’âge n’a absolument aucune prise sur vous.”

Tels sont les mots prononcés en 2009 par Nicolas Sarkozy lors de la remise de la Grand Croix de la Légion d’Honneur à Jacques Servier, fabricant du Mediator, qui, quelques centaines de morts plus tard, ne fut retiré de la vente en France qu’en cette même année…

Donc Neuilly encore, Neuilly toujours, ombilic du fric et des intrigues.

Là où tout se joue en catimini et pocker menteur dans ce richissime casino des Hauts-de Seine. Là ou c'est aujourd’ui Patrick Devedjian qui dégaine contre les Sarkozy parce que battu pour la présidence de l’UMP dans ce bastion du « milieu ».
Car ce qui était prévisible devient désormais aveuglant : Ce n’est plus une guerre de tranchées des droites et des centres, mais un corps à corps où l’on charge à coup de baïonnettes . Non pas un conflit d’idées ou même de positionnement comme c’est souvent le cas à gauche, mais bien une lutte de personnes et de camps pour s’accaparer ici une manne financière, là pour placer le fiston ou l’ami à la bonne place…

Guerre civile dans laquelle le népotisme français apparaît dans toute son obscénité.

Et voici qu’Hervé Morin, jeté à la rue et n’ayant plus comme perspective que de commander le centre, plante maintenant ses crocs sur Bayrou en voulant le compromettre dans le Karachigate ! Et voici que le même jour, David Sénat, ancien conseiller d’Alliot-Marie porte plainte contre Hortefeux ! Et que Chirac et Villepin sont accusés d’ »homicide involontaire » dans une plainte déposée par l’avocat des victimes de Karachi. Même Balkany qui s'en prend désormais à Fillon!
Et ce n’est que la partie visible de l'actualité d'un jour!

Ainsi comme cela était prévisible, c’est la curée.

Autour du cadavre politique du sarkozisme, tous les ambitieux se lâchent dans l’odeur du sang et l’ivresse du pouvoir, dans un de ces combats sans retenue comme dans toute guerre civile ou guerre de religion. On s’est aimé, on se voulait de la même famille, désormais on se déchire, on s’étripe sans même savoir qui est avec qui.

De cette folie qui s’est emparée d’eux, d’autres, à juste raison, s’museront comme dans ces faits divers où l’on voit les truands se dessouder mutuellement dans leurs règlements de comptes...

jeudi 18 novembre 2010

La mort de Sarkozy


Sa mine de chien battue dans un écran de télévision, cette voix pâle: Peut-être le pressent-il. Il est politiquement mort!
Certes le cadavre bouge encore et ses ultimes convulsions ne sont pas sans danger...
Mais la droite s’est déjà débarassée du looser ; elle est revenue au chiraquisme, aux vieilles valeurs, aux jeunes loups dont les dents rayent déjà les parquets des palais de la République. Elle traficote en secret à ce qui anéantira celui qui se voyait Bonaparte et qui ne fut Napoléon que dans la Bérézina…
Sarkozy ne sera pas candidat en 2012.

Non pas qu’il n'en ait le désir, bien sûr. Et sans doute en rêve-t-il encore. Mais, ils vont le tuer: Karachi ! Les fils de ce mauvais film seront tirés un à un, jusqu’à démontrer la culpabilité, ou la vénalité, ou la complaisance, ou le silence des uns ou des autres.

Et beaucoup de ceux qui étaient au centre de l’intrigue n’hésiteront plus à jeter en pâture le looser. Dîner de con. Avec pour vedette, Nicolas Sarkozy.

2012 ? C’est déjà maintenant. Un remaniement, Fillon triomphant, et le lendemain, Woertz en grand danger, Liliane Bettencourt aussi, de même que le couple Balladur Sarkozy… Simple hasard ? Pas sûr !
La vérité tient dans ce que les journalistes ne peuvent pas dire. Le coup d’état de Fillon, c’est la mort de Sarkozy parce que la droite dure de la finance a jeté son ancienne idole comme un kleenex.
Vous avez voulu Sarkozy, vous regretterez Chirac ; vous avez voulu Fillon, vous regretterez Sarkozy, telle est cette logique d’une droite qui pour triompher n’a cessé de promettre hier de combattre la fracture sociale puis, lorsque celle-ci s’est élargie au point d’en être aveuglante, de promettre la « rupture ». Demain, avec Fillon, la « renaissance » ? Car le seul vrai slogan de cette droite, c’est qu’avec elle tout est possible!

Mais derrière toutes ces marionnettes, n’oublions pas ceux qui tirent les ficelles, ceux qui tirent dans tous les coins pour imposer leur capo à la tête de la France. Ici le gang du Fouquet’s, ailleurs la bande de Neuilly, celle dans laquelle Sarkozy commença sa carrière politique. Neuilly, 59000 habitants… où naquirent les membres du nouveau gouvernement : Valérie Pécresse, Georges Tron, Bruno Lemaire, Brice Hortefeux, Frédéric Lefebvre… Hasard encore ?
Tous ceux-là se côtoient, s’échangent le baiser qui tue.

Et la loi du milieu veut qu’entre ces gens là, si bien mis, on s’encanaille dans ces bas fonds du pouvoir où ça défouraille comme chez les tontons flingueurs.

Et ce Sarkozy, il est désormais devenu urgent de s’en débarrasser! Alors on va sortir la grosse artillerie avec le Karachigate. Dans l’autre camp, on fourbit ses armes dans l’ombre. Scandale sanitaire du Mediator ou encore quelque mystérieux lapin qui sortira du chapeau….

Ce qui est certain c’est que nous entrons désormais dans une zone de turbulence. Guerre du centre, guerre des droites. Et ça va cogner plus dur que jamais. Les scandales vont pleuvoir comme il pleuvait sur Gravelotte.

Qui manipule qui ? Guerre de l’ombre dont nous ne verrons que l’épaisseur de l’ombre sur nos écrans de télévision.

dimanche 14 novembre 2010

Sarkozy l'a dans le Fillon!


On ne sait plus bien s’il faut en rire ou en pleurer. Mais Sarkozy s’enfonce dans le ridicule d’une façon inimaginable !

Voici un « président » qui annonce depuis 5 mois une nouvelle phase politique et qui, plus le temps passe, n’en finit plus de ramer et de se contredire.
Lequel « président » donne des gages à l’un, fait des promesses à l’autre, tout ça pour revenir à la case départ quand l’ex-premier ministre déclare que la comédie doit se terminer et qu’on doit le reconduire dans sa fonction !

Ce qui est fait : Ainsi le président s’est-il fait marcher sur ses talonnettes par Fillon qui n’en pourra plus de dire combien il a terrassé le « chef » qui n’a guère d’autre avenir que de recevoir les coups de poignard dans le dos par tous les prétendants humiliés.
Quelle politique !

Jamais dans l’histoire de la Ve République, si ce n’est peut-être avec l’histoire de la dissolution ratée de Chirac qui mit Jospin en scène, on assista à un spectacle aussi pitoyable !

Car qui croira désormais à la parole d’un « président » déjà largement dévaluée par des soit disant contrats régulièrement signés, du moins à la une du Figaro, mais jamais concrétisés ? Qui croira que cet homme là, ne sachant pas imposer un premier ministre, incapable de savoir ce qu’il veut, conduisant au jour le jour, selon ses caprices et sans même l’art de l’improvisation , les destinées d’un pays saura avoir l’étoffe d’un Homme d’Etat ?

Carla Bruni pour la partie musicale, Nicolas Sarkozy pour la partie comique, le spectacle burlesque continue. Cet homme là finira amuseur public le matin à la place de Stéphane Guillon sur France Inter.

mercredi 10 novembre 2010

Allègre: le bouffon du jour.


« Pour résoudre ces problèmes sociétaux essentiels dont l'importance va devenir croissante, en raison de la démographie mondiale et du chômage chronique, il faut chercher un consensus national droite-gauche. Et c'est possible ! »
Voila ce qu’écrit Claude Allègre pour la seule réserve qu’il émet vis-à-vis de Sarkozy à propos de ses initiatives sur les Roms…
Pour le reste, Allègre brosse l’hagiographie du Président à grand renfort de brosse à reluire et joue à merveille de la serpillière : Le Grand Homme -aussi grand homme que De Gaulle, n’est-ce pas ?- aura réussi dans tous les domaines ! Et il nous gratifie dans Le Point daté de ce jour d’un catalogue de toutes les réussites géniales du Président :Foi d’un « homme de gauche », puisqu’il le prétend l’être malgré tout… On se demande pourquoi et comment!

« J'ai pu constater le caractère sympathique de cet homme, qui cherche à plaire, bien sûr, mais qui écoute, argumente, dialogue, sans jamais recourir à l'argument d'autorité que j'ai pu connaître chez tel ou tel de ses prédécesseurs(…) Mais, en même temps, on sent chez lui une volonté permanente de mettre la France à l'heure du XXIe siècle avec, contrairement à ce qu'on écrit, peu de certitudes mais beaucoup de conviction. »
« Moi, homme de gauche dont les convictions profondes sont intactes, qui ai rompu avec le parti qui était le mien depuis trente ans parce qu'il avait préféré Ségolène Royal à Dominique Strauss-Kahn, j'ai été atterré par l'attitude fermée de la candidate à la présidentielle lors des débats sur la Constitution comme sur les retraites. Atterré et peiné, car, malgré ma rupture, c'est ma famille, et j'en espérais mieux. Le pays, certes, a besoin d'une opposition vigoureuse, mais aussi constructive, qui propose, contribue, innove. Car la route du redressement de la France va être longue. Pour résister à ce terrible défi de la mondialisation, nous avons besoin de toutes les idées. »
Nous avons besoin de toutes les idées ! Surtout quand elles sont incarnées par le génie Sarkozy dont Allégre est le serviteur…

Tiens, y aurait-il du remaniement dans l’air ?
Et une petite place de Ministre ? De grâce, Monseigneur, ne m’oubliez pas, trépigne ce petit traître qui se rêve Besson et Kouchner…
Comme on le devine! Matois. Pendu au téléphone. Soufflant court, intriguant ici, magouillant là, répandant son fiel ailleurs... pouvu qu’on lui donne à ronger un petit os doré . Il n'en dort plus le pauvre homme!

Et il se prend ainsi à rêver en conclusion de son éloge:

"Peut-on rêver pour la France que, sur les sujets majeurs, nous nous rassemblions par-delà nos clivages politiques sans pour autant nous confondre ? "

Si notre Grand Président n'a pas entendu sa supplique, c'est à désespérer!
Et il faut l'imaginer aussi celui-là, jouissant de l'impatience des uns et du désespoir des autres, s'amusant de tous ces courtisans qui piaffent... Comme il est dommage que tout cela doive s'achever et qu'il faudra décider, mettre un terme à ces jeux de cour!
Car le Roi s'amuse; aujourd'hui Allégre agite ses grelots et son hochet. Demain ce sera qui? Car les fous du Roi sont si nombreux!
Bientôt, il faudra lever le rideau, la fête sera finie!

mardi 9 novembre 2010

Moi pas raciste, mais chinois, eux très méchants!


Pourquoi se philosopher la tronche et se gaver de presse-cerveau quand tout se résume toujours à la même figure du gentil et du méchant ?

Ainsi peut-on lire souvent cette bouillie dans une revue qu’on eût appelé autrefois de gare, genre BD ou Nous Deux. Ou bien, pour faire plus classe, dans une littérature d’aéroport pour la tendance Hermes ou Dolce Cabana, Le Monde par exemple…

Exactement les mêmes poncifs, le même ronron lénifiant moralisateur-libertaire pour chats au dos rond.
Toujours et encore ce même cliché de la victime, du fourbe, du bon, du sadique où chacun fourguera dans la case appropriée le juif, l’arabe, le blanc ou le jaune, par exemple... La liste pouvant, bien entendu, nous diraient nos bon journaux, être placée dans n’importe quel ordre selon la conjoncture. Ou du moins essaie-t-on sans cesse de nous en persuader.

Morale quand tu nous tiens, la corde du mensonge t’étrangle.

Or, aujourd’hui, rions jaune avec Le Monde, dans cette adaptation quotidienne du bon qui est forcément de son bon côté et, de l’autre, la brute et le méchant, dans cet au-delà benladenisé, ou pire encore, dans cet univers cloaqueux poststalinien où le mal pousse forcément sur cette mauvaise herbe tchernobilisée à jamais pour tout « Droit de l’Homme ». Russie ou Chine, ces portes de l'enfer...

Ah ! la lecture du Monde de ce Mardi 9 novembre !

Ouvrez votre missel à la page 8 de la rubrique internationale et, mes frères, mes compagnons, mes camarades, prions oeceuméniquement sur ces deux colonnes à la suite de ce grand titre :

« L’ARTISTE CHINOIS AI WEIWEI ASSIGNE A RESIDENCE A PEKIN »

Les chinois sont très, très méchants, on le sait (A mettre forcément dans la case « brute » ou « méchant »)… On s’attaque à mon Weiwei préféré ! Il est pourtant né mon grand Artiste, jouez haubois, résonnez musettes !

D’ailleurs, fort heureusement, je lis dans l’article : « Sa popularité se renforce à mesure que s’accroissent ses ennuis. »
Ouf !

Oublions les tortures occidentales en Irak, oublions l’imbécile qui a subi 48 heures de garde vue, probablement à poil et cul écarté, dans notre petit empire pas du milieu mais de l’extrême périphérie du petit monde, pour insolence envers Maaadâme Dati, et mobilisons-nous pour cette grande cause en faveur de notre WEIWEI! Celui-là même dont on méditera sur l'extrême souffrance qu'il dut endurer lors de ce supplice -forcément chinois- que le Monde décrit en cette sublime phrase, sèche et sobre, à l'intérieur d' un très long article :

« LES AUTORITES LUI AVAIENT INTERDIT DE QUITTER SON DOMICILE, A PEKIN, LE TEMPS D'UN WEEK-END. »

Au Monde on mène le monde à la baguette. Magique, au point de faire fondre grains de riz comme flocons de neige.

Peut-être serait-il bon parfois d’oublier ce petit univers contemporain pour se nourrir de "Lettres Persanes "...

lundi 8 novembre 2010

Scoop du JDD: De Gaulle est mort est en 1940!

Simple copier-coller du site du JDD:

Mardi, pour les 70 ans de la mort du Général de Gaulle, Nicolas Sarkozy ira honorer sa tombe à Colombey-les-Deux-Eglises. Simple hommage ou inscription dans l'héritage du gaullisme, la question divise.

Vive la presse! Vive les journalistes! Sans autre commentaire.

dimanche 7 novembre 2010

Vive le populisme!


Yvan Attal, comédien ;Pierre Arditi, comédien ;Georges Bensoussan, historien ;Michel Boujenah, comédien ;Patrick Bruel, comédien et chanteur ;Pascal Bruckner, essayiste ;David Chemla, secrétaire général de JCALL, ;Bertrand Delanoë, maire de Paris ;Frédéric Encel, géopolitologue ;Alain Finkielkraut, philosophe ;Patrick Klugman, avocat ;François Hollande, député (PS) de Corrèze ;Georges Kiejman, avocat ;Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris ;Bernard-Henri Lévy, philosophe ;Mohamed Sifaoui, essayiste ;Yann Moix, écrivain ;Bernard Murat, directeur de théâtre ;Jean-Marie Le Guen, député ;Pierre Lescure, directeur de théâtre ;Serge Moati, journaliste ;Daniel Racheline, vice-président de JCALL ;Arielle Schwab, présidente de l’UEJF ;Dominique Sopo, président de SOS-Racisme ;Gérard Unger, président de JCALL ;Manuel Valls, député-maire d’Evry ;Michel Zaoui, avocat.

C’est quoi cette liste ?

Tout simplement celle des pétitionnaires qui dans « La règle du jeu », la revue élitiste du terrorisme de la bien pensance des intellos salonards, s’insurgent contre ceux qui prônent un boycott d’Israël. Je n’entrerai pas dans ce débat. Les torts sont hélas trop partagés.

Mais il faut un certain culot pour oser signer un texte qui déclare : « Nous sommes convaincus que les boycotteurs se trompent de combat en prenant le parti de la censure plutôt que celui de la paix, celui de la séparation plutôt que celui de la possible et nécessaire coexistence – celui, en un mot, de la haine et non de la parole et de la vie partagées. »
Or, qui a érigé un mur entre les juifs et les palestiniens ? Qui a fait de la bande de Gaza une gigantesque prison ? Ce ne sont pas les israéliens ?

Qu’importe ces considérations morales pour ces quelques caciques du P.S qui attendent de cette élite autoproclamée un petit os à ronger : Il faut être du côté des forts, un point c’est tout. On signe un pacte faustien en se croyant éternel. Le pouvoir, rien que le pouvoir ! Ne doutons pas que Libération qui aime pétitionner avec cette « Pègre du je » saura encenser ceux-là !

Hollande, Delanoë, Valls, ces grands hommes de gauche (!) savent où il convient de pétitionner! Pétitionnez donc, Messieurs. Et à grand bruit!

Mais alors oui, « qu’ils s’en aillent tous ! » pour reprendre les mots de Mélenchon. Tous ces signataires qui s'intéressèrent davantage au destin de Polanski -allez savoir pourquoi!- qu'au peuple que la politique désormais méprise.

Tare de cette gauche/droite - Lang, Frédéric Mitterrand, Kouchner - qui se promène entre bonne conscience, palais, comptes bancaires ou France Inter. Mare de ces gens si « raisonnables », ceux de la clique d'Alain Minc qui osait défendre le suffrage censitaire contre le suffrage populaire !

Raisonnables comme tous ces DSK et ces pontes du CAC40, ceux qui détiennent la "vérité "des chiffres qu’ils agitent dans tous les sens au gré de leurs intérêts !

Alors j’avoue : Je regrette Georges Frêche parce que lui n’avait pas peur d’aller contre le courant, les médias et les lècheurs de bottes.
Si la gauche avait eu 1000 Georges Frêche, elle serait au pouvoir, et solidement, et bien arrimée au peuple !

Et Libération ou Le Monde n’y pourraient rien : Dire le vrai ou du moins oser sa conviction c’est une parole que le peuple sait écouter.

Le peuple ? Quelle obscénité, n’est-ce pas ?
Alors, oui, plus que jamais, vive le populisme quand on entend un « socialiste », Jean-Paul Huchon, déclarer préférer Le Pen à Mélenchon ! Oui, je ne l’invente pas… « La Meute » écrivait Yann Moix pour défendre Polanski. Le même Moix qui tient cette « Règle du jeu » avec BHL, celui qui lâche ses chiens contre le Parti de Gauche…

Le peuple, rien que ce mot! Le peuple, encore!