jeudi 29 avril 2010

Vers une Europe Allemande.

Ce matin à Madrid, les titres des quotidiens s’alarment de la dépréciation de la note de l’Espagne par les marchés financiers.

En effet, le glas a sonné. Pourtant, à les lire de plus près , on continue la politique de l’Autruche et on se persuade que le boulet qui atteindra Athènes puis Lisbonne ne parviendra pas jusqu’ici.

A la fin de 2009, je m’amusais à de « fumeuses » prédictions pour l’an 2010, envisageant, outre un plongeon de la bourse, la fin de l’Euro. Nous y sommes.

Ce qu’aucun politologue patenté ne se risquait alors à envisager est pourtant devenu une certitude : La zone Euro est en phase d’agonie.

N’avaient-ils rien vu venir ? Sans doute, tant leurs effets oratoires ne sont que l’écho des bonimenteurs du pouvoir selon lesquels, à défaut d’une réalité économique tout reposerait sur la « confiance ». Sans se rappeler que le mot « crédit » n’est qu’une altération du verbe « croire » et qu’un mirage ne saurait être une réalité.

Angela Merkel le sait si bien que, par ses tergiversations apparentes, elle ne fait que précipiter un processus irrésistible qu’elle désire.

Rappelons nous : il y a peu Sarkozy nous disait : « La France est en faillite. »
Or nous allons verser 4 milliards d’Euros à la Grèce quand chacun sait désormais qu’ils ne seront jamais remboursés. Sans parler des pertes des banques françaises qui se sont exposées dans des prêts trop aventureux.
Or cette somme ne sera qu’une goutte d’eau quand il faudrait 200 milliards d’Euros pour sauver la Grèce !

Quant à l’Allemagne elle en rajoutera un peu plus, mais qu’importe, elle en a les moyens et il s’agit pour elle d’apurer les comptes et de repartir à zéro. Et d’ailleurs qui lui donnerait tort quand, lors de la création de l’Euro, elle avait fixé des règles qui n’ont pas été respectées ?

Elle a joué le rôle de la cigale qui préparait le gâteau tandis que des fourmis le grignotaient dans son dos.

Nous sommes, en France, à la croisée des chemins.

A ceux qui usent le fond de leur cervelle sur le mur des lamentations des burqas relookées entre droits de l’homme ou de la femme, ou racisme ordinaire, il serait temps qu’ils anticipent le véritable débat qui les agitera prochainement : Le choix entre un souverainisme contraint, celui des fourmis exclues de la monnaie commune.
Ou entre une nouvelle zone Euro à laquelle la France pourrait prétendre mais aux conditions de Berlin.

Ce qui présage d’un côté, une France balkanisée, une monnaie sans valeur et une économie en décrépitude. Mais de doux rêves populistes pour la soutenir.

Et de l’autre une France soumise à des règles d’austérité et de transparence par une banque centrale à Berlin.

Ou bien, cette monnaie forte se fera sur un axe Berlin- Varsovie, qui fera s’effondrer la Livre britannique et ôtera au Dollar sa fiction de valeur refuge.

L’hypothèse la plus probable est que nous n’échapperons pas à un référendum avec ce choix simple : La France comme Etat balkanisée dans une Europe du Sud ou bien dans une Europe allemande ? Après « La Cigale et la Fourmi », ce sera « Le Loup et le Chien «. La Fontaine, toujours !

Que choisirez-vous ?

Les déchirements internes qui ne manqueront pas de se produire, à droite comme à gauche, préludent à d’intéressantes perspectives pour les présidentielles de 2012.

Alors, pour l’instant, on se voile la face et on botte en touche sur des « problèmes sociétaux » qui n’ont aucun poids face au réel qu’il faudra bientôt affronter.

mercredi 28 avril 2010

Le degré zéro de la politique


Bien sûr que cette burqa est obsessionnalisée par le pouvoir. Mais elle l’est tout autant par cette minuscule secte islamiste qui accroît ainsi sa visibilité. On renforce donc sa force de propagande.
Et dire que ce ne serait qu’un effet du sarkozime, c’est ne pas lire la presse internationale et attribuer au Président une « qualité » qu ’il n’a pas : De façon brouillonne, à son habitude, il se contente de tirer les ficelles – plus elles sont grosses, plus ça lui convient – et d’aboyer plus fort que les autres pour se donner l’illusion d’être le Maître du Monde.

La sagesse imposerait donc de cesser de faire écho à quelques faits divers : souffler sur les braises ne fait qu’attiser le feu, surtout que ces braises sont récoltées dans la pire des presses, celle qui se vautre dans ces poubelles où l’on exhume un événement rare et peu significatif pour en faire ce qui entre au cœur du débat démocratique.

Avec un peu de recul, il est pourtant facile de comprendre que toute société, à toute époque, a besoin de produire sa « négativité », celle qui lui permet d’avancer même si elle s’exprime rageusement dans l’immédiat, même si elle révulse ceux qui sont sans mémoire et prennent les signes de révolte comme une menace de mort.

Cette négativité s’apparente à cette « part maudite » qu’évoquait Georges Bataille. Elle est constitutive des échanges d’u groupe social donné, lequel , en dépit de l’idéal républicain, est fragmenté en tribus avec leurs signes respectifs, jeunes ou vieux, hommes et femmes, des différences acceptables parce qu’elles sont « naturelles » mais qui deviennent insupportables quand elles touchent au culturel et à la révolte qui en jaillit.

Oui, il y a bien aujourd’hui, la barbe islamique, la burqa et tout cet accoutrement de cirque. En d’autres époques la minijupe et les cheveux longs portaient une autre contestation . Comme les graffitis ou le piercing ; mais tout s’absorbe par le temps qui légifère aussi bien que les hommes.
Les signes de la normalité s’affichent tout autant et rentrent même parfois en collision avec eux. Le crocodile Lacoste, le logo du faux luxe ou du Mac Do révèlent la schizophrénie des banlieues ; Désir impensé d’être à la fois dedans et dehors, d’être dans la normalité mais avec la révolte.

On a là les symptômes classiques d’une crise d’adolescence pour ce que certains voudraient lire comme une fin de l’Histoire.

Mais il y a surtout le paradoxe d’une société qui a poussé l’individualisme à ses limites jusqu’à extraire celui-ci de ses besoins naturels pour le projeter dans ce virtuel, dans une forme d’ "Odyssée de l’Espace" à la Kubrik.
L’individu se raccroche alors à ces signes pour retrouver le groupe, s’inventer une société qui, pour lui, a fait faillite.
D’autant plus que, autre paradoxe, cet individu tellement adulé, est relégué hors de tout espace social. Les lieux publics sont sous l’œil des caméras, les routes radardisées, les fumeurs sont jetés à la rue, la parole individuelle est contrainte de se soumettre à la doxa d’une morale faite sur mesure pour l’ordre marchand.

Qu’on ne s’étonne pas, quand tout « dérapage » est aussitôt judiciarisé, que le refoulé revienne dans toute sa négativité dans le vote extrémiste - qu’il soit politique ou religieux.

Cette liberté qui s’effrite est porteuse d’excès et conduit à l’affrontement. Plutôt que mettre de l’huile sur le feu, nos médias et nos politiques devraient s’attacher, sans angélisme, à créer de nouvelles solidarités. La France a peur ? Et alors ? C’est en dépassant ses peurs qu’on grandit.

La tolérance zéro ne sera jamais que le degré zéro de la politique.

mardi 27 avril 2010

Des ailes à votre rêve...


Ce matin, dans l'avion pour Madrid, nulle trace du nuage de cendre: Où diable est-il donc passé? Ainsi fonctionne l'info, on radote, on efface, on oublie.

A Madrid donc, un air de canicule dans cette ville grouillante de vie, de terrasses et de bars. Son architecture monumentale et sans grâce mais sa simplicité souriante tellement plus prenante que ces vieilles cités trop fardées, Prague ou Venise, ou ces capitales si arrogantes que sont Rome ou Paris.

Allumant l'ordinateur je prends les infos sur Le Monde.fr: Un titre: "La note de la Grèce s'écroule" et au-dessus, cette publicité:

"Donnez des ailes à votre rêve et découvrez Voyage d'Hermès."

Qu'on se rassure, je ne fais aucune publicité: Hermes n'a pas d'accent grave, c'est du super luxe. Et je ne veux pas de Madame Woertz chez moi.

Dans cet article du Monde, j'apprends que la bourse plonge. Dans "le furoncle islandais", rédigé le samedi 18 avril je disais:

"Le temps passe et le nuage se charge de cendre. La bourse ne s’effondre pas ce qui prouve la sottise de nos économistes mais la suppuration l'atteindra. Car, même si le nuage devait aujourd’hui se dissoudre, les conséquences seront perceptibles dans les semaines qui viennent en termes de retombées économiques. Entre autres. On n’en parle pas. Pas encore."

Conclusion: Plutôt que d'entrer dans votre banque, confiez-moi vos économies.

A propos d'argent et de l'info qui s'efface... Vous souvenez-vous du Grand Emprunt National? Tiens, on n'en parle plus. Par contre on va prêter à la Grèce. Donc si je comprends bien on va emprunter pour prêter... Oh là! Ça craint: on n'appelle pas cela de la cavalerie?

Autre chose: To twitt or not to twitt? Qu'irais-je donc faire sur twitter, muselé par 140 misérables caractères! Autant demander à une voyante d'écrire en braille!

Sur ce, adios, la ville m'appelle!

lundi 26 avril 2010

Burqa contre kippa


En ces temps où l'on voit des burqas à chaque coin de rue, il est bon de changer d'image et de proposer celle d'une kippa.

Pourquoi? Eh bien à cause d'un petit règlement de compte entre Zemmour et Yann Moix.

Je ne connais rien de Zemmour et le peu que j'entends de lui me suffit largement: Juste un réac qui doit avoir quelques qualités dans la palabre ou la plume et qui fait parler de lui à travers quelques dérapages contrôlés...

Par contre je me suis déjà offusqué des propos xénophobes de Yann Moix contre la Suisse qui n'en mérite pas tant, de la bêtise qui consiste à comparer Polanski à Dreyfus, de son aversion pour internet...

Ce Yann Moix ne serait d'ailleurs pas grand chose s'il ne bénéficiait de soutiens bien revendiqués tels celui de BHL himself.

Or voici ce que dit Yann Moix:

"Eric Zemmour est un salaud. Oui, un salaud au sens sartrien du terme. Quelqu'un qui préfère le confort au chaos, le soleil à la pluie et les vacances au travail. Dans le cas de Zemmour, ça donne un juif honteux qui croit que sa citoyenneté française passe avant la judéité, ce qui selon moi est une aberration."

Quelques remarques:

- Que Zemmour soit juif, personne n'a à le savoir à moins que l'intéressé ne le proclame! Un autre que Moix eût été lapidé pour antisémitisme pour l'avoir annoncé.

- Selon Yann Moix, la judéité doit passer avant la citoyenneté française. Imaginons seulement le scandale - qui passerait en boucles sur nos ondes - si un "intellectuel" s'était permis de dire que l'islam devait passer avant la citoyenneté française! Qu'en pense BHL?

Il est vrai que ces propos ont été tenus dans Voici, magazine réputé pour ses débats philosophiques!

Mais si ces mots ne sont repris nulle part, ce sera bien la preuve que l'indignation est sélective.

En ces jours où la burqa est à la une de de tous nos médias et qu'on nous étouffe de cette caricature d'un couple islamiste à chaque heure, nul ne devrait être choqué qu'on enfonce de force une kippa sur la tête de Zemmour?

Monsieur Moix ne connaît pas les principes laïcs de notre République. Monsieur Moix serait-il un salaud? Au sens sartrien, bien sûr!

dimanche 25 avril 2010

Le charme discret d'un "Réseau Vercors"


Avant qu’un volcan n’entre en éruption, il n’est que sommeil, cachant en son ventre les gargouillements de son magma en fusion. Puis, crachant sa lave, on se rappelle qu’il était là.

Ainsi en va-t-il pour cette visibilité à laquelle, par confort ou par peur, nous nous arrimons avant que l’écran ne se déchire et que la réalité n’apparaisse dans toute sa crudité.

On a beaucoup parlé d’Onfray : Freud ne serait-il qu’un faussaire comme il le proclame ? Ou bien, comme d’autres le crient aussi fort, serait-il sacrilège de contester le père de la psychanalyse ? Onfray en tuant le père ne commet-il pas cet acte œdipien qui donne raison à Freud ?
Je n’ai d’autres réponses que celle-ci, fort simple : la psychanalyse n’est pas une religion même si ses thuriféraires l’ont parfois hissée vers ce modèle, entre autres en l’éclatant en multitude de chapelles.
Mais, plus important, que Freud ait triché, que son œuvre ne soit qu’une fiction biographique… Et alors ?
Cela n’enlèverait rien au fait que Freud a posé l’inconscient, ce qui était enfoui en nous, « invisible » comme ce qui nous gouverne. Qu’après Descartes il aura construit un système à partir d’une intuition que l’être humain ne se réduisait pas à sa visibilité, à sa conscience.

En politique l’équivalent freudien de l'inconscient, c’est le « complotisme ».

Or tout débat ouvert est interdit : il faut être freudien ou anti-freudien. Toujours appartenir à un camp pour détenir un droit à la parole.

On a beaucoup parlé de burqa, jusqu’à saturation, radotage continu… Visibilité encore, « bon sens » commun pour faire taire. Ici encore si l’on est contre une loi d’interdiction on devient complice, islamiste, misogyne… Appartenir à un camp ! Etre visible, n’exister que comme cible.

Alors être laïc jusqu’à en revêtir la soutane ?

Ah le militantisme ! Mal nécessaire ? On susurre des Comités Valmy, des réseaux plus ou moins opaques, avec le charme délicieux du secret des complots en antichambre…

On parle même de « Réseau Vercors »… Une organisation occulte de hauts magistrats et de militaires qui travailleraient dans l’ombre à la chute du régime !

Oh je sens que les journaleux vont se jeter sur ce bel os à ronger ! Voila qui va faire vendre, voila qui va faire voir ailleurs…

Le réel ? Allons, est-ce que ça intéresse encore quelqu’un ?

vendredi 23 avril 2010

Paysages


J'aime photographier les routes et les arbres. Sans doute parce qu'ils structurent les paysages, introduisent la trajectoire des hommes dans la nature.
La nature est humaine: elle n'a que faire des loups, des ours ou de la nostalgie de la préhistoire.
Un paysage se regarde comme un tableau: face à face. Un affrontement. Laisser la place à l'espace. Mettre de côté les mots.

jeudi 22 avril 2010

Art et Politique




Qui ne connaît désormais Damien Hirst, ce multimillionnaire de l’Art Contemporain dont la gloire consista à choquer en exposant dans le formol une vache coupée en deux ?

En bon boutiquier il n’eut de cesse de répéter à l’infini cette même farce. Rien de bien nouveau. Et voici qu’il investit le Musée Océanographique de Monaco, ce qui lui vaut une demi-page dans Le Monde du 20 avril avec cette extraordinaire conclusion de Harry Bellet :

« L’exposition pose des questions rares (sic !) dans l’art d’aujourd’hui. La mort bien sûr. L’argent parfois. L’Humain, sa foi sublime opposée à son état ridicule et son destin, beau et tragique, toujours. Alors, oui, Damien Hirst est un artiste considérable »
L’avantage d’un texte sur l’art contemporain c’est qu’il peut dire n’importe quoi. La recette étant toujours la même, il suffit seulement de remplacer le nom de l’artiste. Mais ici la bêtise atteint des sommets. Mais qu’importe, et, puisqu’il s’agit d’art, de provocation, de scandale et de blasphème - donc tout ce qui fait qu’une œuvre d’art est désormais une œuvre d’art - intéressons-nous à cet autre « artiste » dont l’œuvre fut exposée à la FNAC de Nice.

Il s’agit là encore d’une blague ridicule de potache mais tout aussi « artistique » que La Grenouille crucifiée de Markin Kippenberger.

Et comme le Ministère de la Justice envisage une action contre le photographe, soyons certains que Frédéric Mitterrand, au nom de la liberté et de la grandeur de l’Art, viendra le soutenir…
Il est vrai que le tissus tricolore cache les fesses ce qui n’est pas du meilleur goût. Et il eût été plus subtil de le remplacer par le noir soyeux d’une burqa.

Car ce que cache la burqa
Sauf qu’on a décidé dans l’un de ces palais au sommet desquels s’agite dans le vent notre beau drapeau, de faire disparaître cette burqa.

Une loi, et, hop, plus de burqa ! Miracle ! Ce n’est plus le régime de vichy, c’est la République de Lourdes !

Soyons donc certains que lorsque dans le sillage de quelque prestigieux émir apparaîtront les princesses voilées qu’aussitôt nos pandores investiront les marbres de l’Hôtel Crillon !

Mais qu’importe puisque art contemporain et politique jouent sur un même registre : le déni de réalité, la peur, les fantasmes, l’étalage des provocations comme seuls messages.

Les mots seront plus forts que la réalité. Il suffit de dire « J’ai dit » pour que la réalité suive… La politique brasse l’illusion comme les couvertures oniriques de la presse people. La crise comme la misère poussent sur le terreau d’un univers magique.

Incapable de gérer le réel, on s’arque boute sur des symboles ; impuissants à saisir le présent, on célèbre le passé, on radote sur la mémoire, le devoir de mémoire quand, aujourd’hui, c’est la Chine et Haïti qui font sens.

On agite les mêmes peurs, l’insécurité, les mauvais fantasmes, les frustrations. On crie, on caricature, on se croit drôle.

Guillon ou Sarkozy? Et si c’était la même chose ?
L’art, la politique… Comment l’un pourrait se grandir sans l’apport de l’autre ? Hélas, quand le discours est faussé, quand ceux qui sont censés lui donner de l'épaisseur amusent la galerie avec des pitreries, on peut comprendre l’angoisse dépressive d’une nation.

mardi 20 avril 2010

L'ère technologique ou la fin du politique.


On se souvient des souffrances que portait l’âge industriel : la dureté de l’usine, le harassement des gueules noires, l’angoisse déjà à l’apparition des premiers chemins de fer mais aussi l’enthousiasme devant ce monde nouveau que célébraient Cendras et les futuristes, relayé par l’idéologie du Progrès et revendiquée par le Socialisme.

On n’a sans doute pas mesuré combien l’entrée dans l’Ère technologique nous coupait de ce modèle ancien, que, par exemple, la politique, ne pouvait plus être ce qu’elle était depuis le Siècle des Lumières. Et pourtant nous ne possédons aucun autre modèle identifiable d’un système politique. Voici ce qui devrait pourtant être le centre des préoccupations de nos philosophes et sur lesquelles devraient réfléchir ceux qui nous gouvernent.

Car le monde occidental en s’aliénant toujours d’avantage à la technologie souffre de ne plus être arrimé à un réel perceptible par l’homme. L’écart s’accroît entre notre capacité d’imaginaire et la vitesse des sciences qui nous donnent ce sentiment de ne plus rien maîtriser, surtout quand le réel revient en force dans nos vies par l’impact de la nature ou du social.
Le virtuel supplante le réel, l’avenir lui-même est corrodé par les supputations, le vertige des possibles quand l’humain et la nature demeurent cette réalité ultime qui s’impose, fragile et de plus en plus frappée d’angoisse au fur et à mesure que les technologies deviennent plus pointues et échappent à toutes nos tentatives d'interprétation, d'anticipation et même de représentation.

Historiquement, le point de rupture intervint sans doute avec l’énergie atomique et cette intuition que désormais l’homme pouvait être dépassé, voire anéanti, par ce qui germait dans ses éprouvettes. D’où ce réflexe de peur dont l’écologie fut le symptôme. Une peur d’autant plus mesurable qu’elle n’était plus liée à un au-delà mais bien à une réalité tangible qui, paradoxalement, nous échappait de plus en plus: la relation de l’humain à la nature.

Un certain nombre d’événements récents traduisent l’incapacité des politiques à gérer les conséquences d’une technologie qui leur est devenue a-synchronique.
Ils peuvent s’en servir, il peuvent, écologistes ou pas, en discuter les bienfaits ou les dangers, ils sont tous déroutés, hors circuit quand la réalité s’impose : Les tremblements de terre, les tsunamis et le volcanisme sont hors contrôle et les désordres climatiques, liés ou non à la pollution, sont de peu d’importance par rapport aux caprices de la Terre. Quid d’une éruption par rapport à la destruction de la couche d’ozone ?
La nature n’a que faire de nos programmations et de notre orgueil technologique. Elle nous renvoie le miroir de notre humanité refoulée dans un individualisme dévastateur, celui des écrans, des tablettes tactiles, des codages et des flux.
Le "Tout communiquant" n’apparaît plus que comme une cellule d’isolement dans laquelle nous somme confinés dans une sociabilité virtuelle, où le buzz fait fonction de discours politique, où le fond disparaît devant la puissance de la forme,les coups de butoir de la marque, du look, du paraître.
Impossibilité de penser désormais en terme de société mais seulement en terme de groupes individuels, de tribus, de lobbies. Comme si la culture était fractionnée par l’assaut de ces communautarismes et nous interdisait désormais tout idéal commun, tout intérêt collectif.

Nos politiques traduisent parfaitement cet affolement par rapport à un futur sur lequel ils n’ont plus aucune prise sauf à utiliser la peur de l’avenir en disant n’importe quoi pour servir les intérêts bien présents de quelques-uns. Le débat faussé sur les retraites nous en fournit l’exemple.
Mais on pourra remarquer leur désarroi et leur mutisme quand la technologie menace et que la nature se rappelle à eux. Gesticulations verbales ou surréaction sont les seules réponses qu’ils apportent.
Ainsi en fut-il pour le « bug informatique » de l’An 2000, pour la récente gestion de la grippe A, vis-à-vis des ondes, des nanotechnologies, des OGM, du clônage et autres « menaces » dont chacun est incapable de mesurer les conséquences. Comme si l’univers technologique s’était emballé au point d’exister virtuellement en pouvant, presque idéalement, s’abstraire de toute dimension humaine.

Voici donc nos politiques condamnés à avancer en aveugles, claudiquant entre l’alarmisme ou la confiance, ballotés entre leur conscience morale et des intérêts bien réels et souvent égoïstes. Evoquant un jour le principe de précaution, le lendemain faisant marche arrière. Les errances caricaturales du sarkozime sont aussi la vérité de l’ensemble de la classe politique, et partout dans le monde.
Et d’ailleurs, même si on le voulait, pourrait-on sortir de l’ère technologique ? La fin de la mondialisation afférente serait aussi une régression terrifiante dans le domaine de la santé et de la nutrition.

Comment donc gérer cette ère technologique face à l’incapacité des Etats à trouver des points de convergence quand les modes et niveaux de développement sont tellement inégaux ? La politique à laquelle personne ne croit plus vraiment tant nous sommes abandonnés par elle et prisonniers de nos individualismes, doit se reformuler, penser, parler, anticiper, proposer. Il ne s’agit pas de fixer un cap mais, de façon beaucoup plus ambitieuse, de donner une nouvelle écriture à l’Histoire.

Nous en sommes loin. Tellement loin que ces mêmes politiques sont incapables d’être les gestionnaires de la première crise venue. Qu’un volcan mette en péril le trafic aérien, qu’il menace l’économie et là où nos politiciens sont d’ordinaire si volubiles, libéraux, socialistes ou écologistes, on ne les entend plus. Comme si, jamais, ils n’avaient pris en cause la dimension humaine de la nature. Comme si enfermés dans leur choix ou leurs convictions, oscillant entre pessimisme ou optimisme, réalisme ou messianisme, ils étaient incapables d’agir sur un monde technologique.

Peut-être parce qu’en elle-même l’ère technologique interdit le politique. On a voulu détruire les Etats, laisser libre cours aux « flux » commerciaux devenus financiers, casser services publics et solidarités sociales. Il faudrait donc désormais se plier à ce flux technologique qui deviendrait une loi en soi, une forme fantasmée de nature double dans laquelle l’humain ne serait plus même nécessaire.

La disparition du politique peut venir d’un volcan. Ou, sa résurgence, dans cet étrange morceau de l'Internationale... "La raison tonne en son cratère. Nous ne sommes rien soyons tout."

dimanche 18 avril 2010

Tics et éthique de l'info


« Il a pleuré avec nous », je crois, dit quelqu'un , sans en être trop sûr : ça devient un sous-titre de l’info télévisée concernant le pape à Malte. Éthique de la presse !

Journal du soir sur France 2 : En Angleterre on voit un naufrager du ciel avec un écriteau demandant un covoiturage pour Toulouse. Dans le reportage suivant, on voit le même passager demandant la même chose… à partir de la Corse ! Re tique et éthique de la presse.

Islande : Encore et encore, demain et après demain. Parfait! le rideau de fumée sur les retraites et sur le reste. Les nuages, les merveilleux nuages. Devinons: S’il n’y avait eu ce fichu volcan quels auraient été les titres du week end ? N°1 : Pologne . N°2 ?
Merci à l’Islande de nous avoir épargné la Pologne ! Jarry affirmait qu’Ubu se déroulait en Pologne, c'est-à-dire nulle part. Il avait raison. Ubu restera la seule grande figure de ce pays.

La France ressemble de plus en plus à la Pologne. Preuve de sa décadence.

Alfred Jarry au moins faisait de la vraie info en écrivant: "S'il n'y avait pas de Pologne, il n'y aurait pas de polonais."

Info intelligente et passée sous silence depuis longtemps: "Qui y aurait-il donc à créer s'il y avait des dieux?" Nietzsche.

samedi 17 avril 2010

Le furoncle islandais


Et voici qu’un mauvais furoncle perdu au milieu de l’Atlantique a décidé de nous pourrir la vie!

Ça a commencé, il y a plus d’un an pour quelques dizaines de milliers de britanniques et de néerlandais qui, trop gourmands, placèrent leur épargne dans ce paradis dont ils commirent l’erreur de ne pas sonder les abîmes pourris du néo libéralisme. Tout furoncle a pour origine un staphilocoque doré.

Ne pas fouiller le ventre de la Terre, se refuser à l'autopsie d'une économie pourrie et voila...
Patatras ! Les islandais votèrent non pour le remboursement, jugeant qu’ils n’étaient en rien responsables de la faillite de leurs banques même si le pays, devenu durant cet âge d’or l’un des plus riches du monde par habitant, s’était confortablement voilé les yeux.

Mais le furoncle est tenace au point de se lâcher désormais dans notre merveilleux ciel. Il eut pourtant le mauvais goût , pour le malheureux Président polonais, de crever un peu tard : Mais pour cet homme homophobe, partisan de peine de mort, anti-avortement, et j’en passe, eût-il fallu un miracle ?

Donc notre furoncle inonde de son pus la voix lactée et met à mal le transport aérien. Et maintenant ? Un jour, une semaine, un mois ?

Le temps passe et le nuage se charge de cendre. La bourse ne s’effondre pas ce qui prouve la sottise de nos économistes mais la suppuration l'atteindra. Car, même si le nuage devait aujourd’hui se dissoudre, les conséquences seront perceptibles dans les semaines qui viennent en termes de retombées économiques. Entre autres. On n’en parle pas. Pas encore.

Ce n’est qu’un début.

jeudi 15 avril 2010

Quand l'Islande se venge...


Qui ne connaît aujourd’hui ce roman de Mac Carthy, »La route », ce roadmovie où le père laboure la cendre, entraînant son fils dans cette vase qui asphyxie toute humanité? Jusqu’à la réduire à une terre sans promesse.


Il y eut aussi « Au-dessous du volcan » de Malcom Lowry, ce roman de la mort pour une humanité perdue, rongée par le remords et le doute. Sa façon d’être au bord de l’abime et d’y sombrer soudain pour ne plus se raccrocher à la mémoire de la vie.

Il y a aujourd’hui d’autres romans qui se jouent en direct sur les écrans de notre monde, avec de la politique et de la poésie qui traversent les incertitudes, les idéaux perdues . Hemingway est mort, Malraux aussi. Qui écrira la tragédie grecque à venir et cette Islande en faillite qui explose dans l’obésité d’un strass rêvé pour d’anciens pêcheurs de morue ?

L’hybris, encore et encore ! Mais voici qu’elle crache sa lave sur notre occident… et que la cendre nous atteint.

La cendre. Quelques jours d’aéroports fermés.
Retentissements économiques. Quelques jours de plus pour un peu d’angoisse pour un nuage incontrôlable qui se promène du nord au sud, qui menace l’est quand déjà il retourne à l’ouest…
Allez, encore un effort, imaginez encore quelques mois pour nous ensevelir dans cette cendre que nul n’aura pensée. Ecolos out, Allègre aussi. Tous hors culpabilité, juste à la merci du ventre de la Terre. Et pourquoi pas, des années durant ?
J’aime ces temps où la nature se joue de nos jeux et de nos certitudes.

Le Monde: La Pravda de Sarkozy (suite)

Il faut écouter cette vidéo de Jean-Luc Melenchon pour bien comprendre la trajectoire d'une manipulation politique dont L'AFP et le Monde se sont rendus responsables. Il s'agit là du rapport de la COR qui a été, dans son résumé, exploité pour répandre une série de mensonges alarmistes.

Dans un billet récent, je mettais en cause Le Monde pour une autre malhonnêteté concernant le salaire des fonctionnaires et ceci toujours en relation avec le dossier des retraites.

On pourra constater en ouvrant le Monde du 15 avril que la page 5 est une publicité gouvernementale www.retraites2010.fr payée par le contribuable. On remarquera aussi que le quotidien comporte au milieu 4 autres pages du gouvernement.

Le Monde est devenu le porte-voix de celui qui le paye pour diffuser sa propagande.

mercredi 14 avril 2010

Castelvittorio: l'enfer au paradis.




Cette injonction à soi-même plus qu'à un autre est l'épitaphe de celui qui se condamne à l'exil. Car cette phrase surmontant une porte dans une ruelle humide d'un village perdu de Ligurie, Castelvittorio, je l'ai photographiée aujourd'hui. Quelle histoire fait qu'un français se soit retrouvé là, dans ce village fantôme surplombant une vallée italienne? Qu'il se soit condamné à l'amertume et à la solitude? Et, surtout, pourquoi ce paradoxe de proclamer ce refus de l'autre?

"Fuis l'injustice des hommes et cherche la paix dans la solitude"

D'une telle phrase chacun s'écrira le roman qu'il voudra. Mais je plains celui qui l'a clouée dans sa vie: Vieux misanthrope aigri replié dans son antre, ressassant je ne sais quelle blessure, trempant sa plume rèche et sèche dans l'acide pour se consoler de ce qu'on lui aura fait subir quand, sans doute, il eût pu agir et transformer ses plaies en rire. Un vieux Léautaud avec ses chats et des phrases à la beauté rancie?

Et pourtant dans ce village si vide, si extraordinairement sombre dans ses voûtes interminables, ses ruelles labyrinthiques et ses volets clos, il y a ce miracle, un lieu unique qui, par lui-même, dénonce le désespoir de cet homme.

Car à Castelvittorio les quelques personnes que l'on croise dans ce cul de sac à la fin d'interminables lacets ne se dirigent que vers un seul but: une vielle auberge en équilibre sur le vide, la Osteria del Portico.
On y célèbre Rabelais comme nulle part ailleurs... Sans insister davantage car j'en suis encore à l'heure de la digestion, sachez qu'on y baffre, qu'on se goinfre, qu'on se remplit la panse pour 20 Euros avec vin rouge, charcutailles, carpaccio, escargots, plusieurs plats de pâtes, de l'agneau et, pour la gourmandise, un peu de sanglier... Salade et café pour essayer de digérer le tout!
La vie est belle!


mardi 13 avril 2010

Nullité de la presse française


Les français sont vantards et cocardiers au point de croire en cette fiction de leur suprématie dans le domaine des droits de l'homme et dans la qualité de leur presse.

Chaque jour, la semaine dernière, je lisais El Pais en admirant ce qu'était un journal: Largement 5 fois plus d'informations que dans le Monde et bien davantage d'articles de fonds, de débats et de tribunes.

Même un journal moins prestigieux, El Périodico, avait plus de densité que n'importe quel quotidien de notre incomparable grande nation.

Il faut dire que ce journal, vendredi, évoquait les "rumeurs" concernant notre famille royale sur 3/4 de pages, sans ragots et en rappelant l'historique de l'affaire. (A ce propos, retenons ce qu'en dit désormais notre Président: "Tout ceci est très exagéré". Dont acte. Mais l'exagération n'étant qu'un grossissement de la réalité, le voici qui avoue ce qu'il voulait faire taire, non?)

Mais revenons à notre presse dite "sérieuse".

Dans un dossier sur les retraites, le Monde du 13 avril publie une enquête reposant sur des personnages présentés comme réels et illustrant quelques catégories: le cadre, l'ouvrier, la cadre, l'employée, le fonctionnaire.

Arrêtons nous sur ce dernier exemple qui démontre la désinformation à l'oeuvre dans cet article. Car on a beau s'interroger dans le même journal sur l'éthique des "infiltrés"à la télévision ou se pincer le nez sur les "dérapages" ou"la vie privée" à grand renfort de moralisme pour censurer ce qui doit l'être, le Monde est souvent à l'avant-garde de la manipulation et du mensonge.

Ce fonctionnaire est donc présenté comme "Professeur des Ecoles" de 50 ans avec un salaire brut de ...3475 Euros!

Il faudrait donc que ce fonctionnaire soit rémunéré dans les ultimes échelons de la hors classe... ce qui serait, au mieux, rarissime mais plus vraisemblablement impossible. Le cas le plus courant pour quelqu'un dans cette situation serait un salaire brut de 2811 Euros. Soit 2200 Euros net et pas de treizième mois. (J'entendais un Présentateur dire récemment dans un journal télévisé à propos de la Grèce:"Que dirions-nous si l'on supprimait en France le treizième et le quatorzième mois des fonctionnaires?" Chiche!)

La même journaliste parle de 8% de primes... Ah, bon! Dans ce cas, il s'agirait d'un Directeur d'école mais pas un mot dans l'article! On nous dit, pour bien souligner le privilège du fonctionnaire: "Son espérance de vie à la naissance est de 81 ans"Comme si le travail de l'instituteur était le même aujourd'hui qu'il y a 50 ans!

Bref tout ceci est absurde, malhonnête et indigne : la journaliste invente un fonctionnaire qui n'existe pas ou bien seulement dans une "cellule propagande" de l'Education Nationale qui distribue ces fictions aux journaux qui les publient sans sourciller.

Alors de grâce, plutôt que de vous acharner sur des blogs qui sont réalisés par des gens qui écrivent pour un peu plus de vérité mais jamais pour l'argent ou un autre maître, commencez, Messieurs et Mesdames les Journalistes , à apprendre votre métier.

Mais il est vrai qu'en bons caniches, vous avez votre niche fiscale. Pas vrai?

vendredi 9 avril 2010

Carla et rachida: le retour au French Cancan


Envoyez la musique sur l’air d’un vieux tube de Sylvie Vartan « La poubelle pour aller danser » et déhanchons-nous sur le menuet du Grand Siècle Sarkoziste : Le french cancan.

Car en ce nouveau Versailles, ça cancane, ça rumorise et ça potine à tout va à nous en donner le tournis dans le rythme enfiévré des déclarations, des contre-déclarations, des reniements, des officielles « vérités d’un jour qui ne seront pas peut-être celles de la veille » quand, d’ailleurs, Carla se fait prendre en flagrant délit de mensonge et qu’elle en rajoute sur son amitié avec Rachida, laquelle se la joue : »Si on m’embête, je cafte tout ! » si bien que Nico crie « En arrière toutes ! »…

Dieu y reconnaîtra les siens. Du nœud de vipères, le spectateur n’identifie plus mais s’amuse, s’agace, n’est plus dupe de rien.

Pourtant la lumière s’éloigne en même temps que le Roi reste tapi dans l’ombre du rideau qui se ferme dans l’agonie de son règne. Restent les ruines des paillettes de nos courtisanes et les cadeaux ruineux du Monarque qui auront asséché les caisses. Il en subsiste encore quelques miettes dorées pour la bande du Fouquet’s, La Française de Jeux, par exemple. Encore un peu de temps, même dans l’affolement terminal, et puis ce sera, après tant d’autres, l’aller simple pour la Suisse.

Au réveil, on comprendra alors que celui qui vous aura dépouillé n’était pas l’immigré qui travaillait et qu’on dénonçait mais bien cet émigré qui, comme aux premières heures de la Révolution, prit la fuite en emportant son butin.

Pour l’instant, les meilleures copines du monde, Carla et Rachida font le spectacle, tortillent du croupion et lèvent la jambe. French Cancan pour amuser le bon peuple tandis que le sablier s’écoule et que bientôt ne subsistera que le sable du désert et les décombres de rêves de Dubaï pour ceux qui n’auront plus que la contemplation hallucinée de leurs illusions dans la cendre. Jouissance de Néron. Phase terminale de toutes les folies d’un pouvoir coupé du réel.

Se faire plumer, telle est la destinée de ceux qui renoncent. Mieux alors vaut dénoncer: Ce qui se trame en coulisses mais aussi la vulgarité de ce qu’on met en scène. Un spectacle qui n’a plus rien du théâtre, de l’opéra ou même des Folies Bergères, mais une pitrerie qui ne se joue plus que sur le podium d’un camping perdu où l’on finira par élire Miss Elysée à la fin des vacances.
Celle-là même qui n’aura plus qu’à déclarer : « Pourvu qué ça doure ».

mercredi 7 avril 2010

On dit que...


On dit que le DARD de Patrick Sébastien veut changer le monde d’un coup de braguette magique mais qu’il voit trop les choses du petit bout de la lorgnette. Ainsi pour prendre le contre pied de Mao qui affirmait, en parlant du capitalisme, que « le poisson pourrit par la tête », nous convaincra-t-il que le sarkozisme pourrira par la queue.

On dit que Carla et Sarko se seraient mariés. Marre de ces rumeurs qui courent sur le net ! D’ailleurs, à ce propos, « Il « aurait dit que la peur allait changer de camp. « Il » avait peur ?

On entend parfois « Carla l’autrichienne ». C’est idiot, elle est italienne. J’en donnerais ma tête à couper.

On dit qu’il faut désormais parler avec prudence, que l’inquisition guette. Protégez-vous. Sortez couverts. Mettez-vous la tête dans une capote.

On dit que si les curés pouvaient se marier il y en aurait moins de pédophiles. Qu’il faudrait faire rimer hymen avec amen. Mais comme on sait que généralement ils préfèrent les petits garçons aux petites filles, le mariage sans doute n’arrangerait rien. Mais qu’ils sachent que dans le dogme de l’Eglise rien ne leur interdit le PACS.

On dit que la Cour est agitée de rumeurs. Que le Roi aurait dit à une ancienne favorite : « Tu vas voir ta gueule à la récré ! » Ainsi l’Histoire retiendra-t-elle que durant son règne il y eut La Cour de Versailles, la Cour des miracles et la cour de récré.

On dit que tout ça fait écran à tout ce qui n'est pas dit.
On dit que… que tout est dit, qu’on radote, que le spectacle est ennuyeux et que la France s’ennuie.
On dit que la crise est derrière, que les riches sont plus riches, les pauvres plus pauvres, que sinon ça serait le stalinisme, la fin des libertés : rmistes de tous les pays , boursicotez ! Ceux qui n’ont rien ont ce privilège de n’avoir rien à perdre.
On dit qu’il y aurait un complot. Du Da Vinci Code chez Sarkozy.

On dit, on dit, on dit.
Mais la lumière, même pluvieuse, de Cadaquès rend les mots si lointains, en tout cas ceux de l’actualité, ceux qui s’usent si vite. Raison de plus pour les retrouver, tous ces autres mots, qui ne s’afficheront pas sur cette page.

vendredi 2 avril 2010

Journée mondiale de l'autisme... de Sarkozy?


Nadine Morano quitterait-elle le Navire?

La Secrétaire d'Etat à la famille, à l'occasion de la Journée Mondiale de l'Autisme, a voulu encourager "les méthodes comportementalistes" dans le traitement de l'autisme.

A qui pensait-elle au lendemain du sacre mondial du Président à la Maison Blanche, événement relayé par tous les médias de la planète?
Journée mondiale du sarkozime et journée mondiale de l'autisme.

Nadine Morano a promis une "accélération dans la création des places"... Pour qui?

Mais rien ne permet de laisser croire qu'on puisse agir sur le comportement du Président. Impossible. Incurable. Faudra toujours qu'il fasse le singe devant un parterre d'universitaires en se glorifiant de sa Carla.

Il est vrai que de toutes parts les rats s'attaquent à la coque du Titanic. Sarkozy s'affole en recevant les parlementaires UMP et en déclarant qu'il les convoquera dorénavant tous les mois.
Le Président n'est plus que le chef d'un clan qui s'accroche désespérément au pouvoir quand ses sbires cherchent à le renverser...