samedi 30 janvier 2010

Carla Bruni prise en otage par RTL!

"Je suis un peu décontenancée d'être prise un peu en otage sur ce thème" de Clearstream, d'une "manière pas supercourtoise"
«C'est un procès pénal, pas politique.
Je suis très étonnée par le peu de confiance que M. de Villepin, mais aussi visiblement les médias, accordent à la justice française, le peu d'indépendance qu'on lui attribue»,.
«Je crois fondamentalement dans l'indépendance de la justice, je crois que nous sommes dans un Etat de droit. Et je suis stupéfaite par ce genre d'allégations»,


Ainsi parle notre Carla nationale, Première Dame de France, Sainte Patronne des Pipoles et Petite Mère des Peuples.

Donc Madame s’autorise à entrer dans un débat politique en s’en prenant nommément à Dominique de Villepin. Il est vrai que notre Carla, qui n’a que depuis peu une nationalité française qu’elle s’était jusque là défendue d’obtenir, a quelques excuses pour ne pas comprendre les subtilités de la justice française.

On lui expliquera qu’il y a encore des juges qui peuvent être indépendants. Que ces juges, son mari veut s’en débarrasser, que le Parquet est soumis entièrement au Ministre de la justice donc au Président. Que les juges avaient fait leur travail et que c’est donc, indirectement, l’exécutif qui met en cause les décisions de la justice !

Mais Chochote ignore le sens des mots : d’ailleurs elle est un peu une « otage » !

Ah, ces otages comme les victimes des grévistes assimilés dans l’inconscient du mot à des terroristes dans la jungle ou les victimes des nazis ! Donc Les journalistes, en l’occurrence RTL, preneurs d’otages !
Mobilisons-nous pour la libérer de ces sauvages qui manquent décidément de « courtoisie ». Elle, une femme de gôche ! Elle, notre Pucelle du Cap Nègre dont la France attend qu’elle nous libère du tyran qui la gouverne ! Elle… Mais aurais-je mal compris ?
Otage, cafouillage, naufrage…
Ah, le sens des mots !

Le mensonge ou le complexe de Pinocchio


Les raisons sont nombreuses pour que s’effrite le réel, à commencer par la capillarité grandissante du virtuel dans nos systèmes d’échanges symboliques ou matériels -voire l’interaction de ces registres -au point de troubler les repères qui, depuis le XVIIIe siècle, assuraient le consensus d’un débat démocratique

Mais le réel s’est déchiré, est devenu incertain : le trouble s’est accru jusque dans son envers rationnel et moral, c’est à dire la confusion entre erreur et mensonge. Et la morale brandie partout, à tout propos, par ceux-là même qui ne cessent de la transgresser devient elle-même un leurre, une injonction à refuser ce même réel au nom des contingences décrétées par quelques réseaux opaques d’intérêts bien compris et auxquels le citoyen est sommé de souscrire puisque tel est l’impératif du bien !

Inutile de rentrer ici dans le débat du détournement des bulletins de vote que l’on n’ accepte désormais qu’en tant que chambre d’enregistrement pour des décisions qui « doivent » être prises ; inutile de rappeler le matraquage médiatique qui accompagne tout cela, la fabrication d’une « opinion », la prise en charge des déviances , des rebellions et des dissidences dans une sphère d’ectoplasmes qui vident celles-ci de leur ultime charge vitale pour les réduire à des faire valoir, à des êtres dissous dans le vague spectaculaire et crépusculaire d’une consommation effrénée.

Il suffit donc de rappeler cette mise en conformité de la politique et de la morale par le simple jeu d’une démocratie retrouvée. Et pour cela s’inscrire dans une réalité qui ne soit pas, à la suite des Grecs, une « illusion de l’immédiateté » ou même, comme chez Kant et bien d’autres, figée dans la cohérence d’une vérité immanente ou procédant d’un au-delà révélé, d’où viendrait le salut.

La crise du politique est d’abord une crise du réel dans ce symptôme du doute généralisé par la profusion des flux et le brouillage qu’ils suscitent. Et dans le flou qui en résulte tous les dévoiements de sens s’ engouffrent entraînant dans leur sillage la déchéance d'une morale devenue inopérante et de toutes les règles nécessaires à la cohésion de tout groupe social et à toute structure démocratique.

Cette morale donc, si longtemps absente du « débat », et qu’on a réanimée d’urgence dans ce que la fanfare médiatique nomma « le mensonge de Peillon ». Morale pour laquelle quelques chroniqueurs mondains furent extraits de la naphtaline pour brandir son étendard. Lequel fut déniché dans quelque grenier où il ne restait que de vieilles guenilles à arborer. On sortit donc celle-ci, asséchée, usée jusqu'à la corde.

Au milieu donc de ce tissus démocratique qui s’étiolait, quelques chiens de garde du sarkozisme, en réalité de bons toutous piaffant devant un beau nosnos, nous délivrèrent alors de saisissantes leçons de morale qui ne manquèrent pas de résonner comme lorsque le chien parle au loup dans la fable de la Fontaine… jusqu’à ce que le loup, sur le point d’être convaincu, voit la faille, perçoit le piège et prend la fuite….

« - Il importe si bien, que de tous vos repas, Je ne veux en aucune sorte,Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. "Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor."

Et ce même loup hante le réel de cette société… post-démocratique( ?)… A moins , et tel est mon pari, que la démocratie, si elle est en phase d’absorption dans l'informe de la "mondialisation" et de disparition apparente, n’est nullement dans un processus d’effacement. Au contraire, on peut croire qu’elle saura se régénérer justement là, dans les pièges tendus par les chiens du sarkozisme : la morale, son dépassement nécessaire pour son existence même.

Revenons donc au « mensonge » qui, au-delà des approximations, des ambiguïtés, des non-dits, des leurres et des contre-vérités, représenterait cette faute impardonnable qui entacherait celui qui en userait. Le mensonge, tel serait ce maître mot qui d’emblée condamnerait l’adversaire dans le camp du mal pour soi-même se parer des atours de la vertu !

Comme si le mot « mensonge » ne portait pas en lui-même le reflet de son propre sens : un mensonge ! Comme si ce mensonge n’était pas aussi le versant obscur de toute vérité et que sa négation même ne procédait pas d’une même intentionnalité. De la vérité et du mensonge, les fils de l’un et de l’autre se tressent dans un même maillage si bien que celui qui s’attardera à l’analyse du réel se contentera le plus souvent de taper sur le clavier du code idéologique qu’il se sera construit. Et celui-ci, devenu une grille d’analyse unique pour tous les phénomènes, ne deviendra qu’un appareil à distribuer fatwas ou bon points selon le sens du vent.

Non, la vérité n’est jamais un calque du réel.

Elle est, au même titre que le mensonge, une fabrication de l’esprit. Mais un produit tellement plus vendable qu’on aura profit à la placer en tête de gondole dans les supermarchés de la bien pensance : c’est en contestant la morale, en la réinventant que les révolutions se sont faites, c’est en la brisant et en revendiquant ce qui étaient alors des « mensonges » qu’il y eut Galilée, Darwin ou Freud…

Alors, en politique plus qu’ailleurs, les mots sont retors : le sens collectif se construit dans l’action qui seule met en éclat cette illusion de l’illimité du virtuel qui, lui, n’a rien de moral.

Car c’est bien là le "vrai mensonge" érigé en système politique en lieu et place de la Démocratie Cet illimité qui, sur le plan de l’économie financière, nous a enfermés hier dans une bulle dont l’éclatement a engendré la crise que nous connaissons, avant qu’une autre bulle n’apparaisse demain. Croire que cet illimité et que cette bulle ne soient réductibles qu’à cette sphère et que par capillarité ou analogie elles ne puissent aussi affecter la pulsion démocratique et la régulation sociale est un leurre : Le vivant ne se satisfait d’aucune bulle.

Besoin de respiration :

« La liberté » de vivre - contre l’asservissement du sommeil et des mauvais rêves qu’on voudrait nous imposer…

Le malheur pour tous les chiens de garde vient donc de ce que l’Homme soit condamné au salut !

vendredi 29 janvier 2010

Le spectre de Sarkozy

A peine le spectacle commençait-il à la suite de la relaxe de Villepin que, dès la première scène du premier acte, un coup de théâtre se produisait et nous eûmes, coup sur coup, deux personnages de Molière dans le rôle de Sarkozy.

Il y eut d’abord Tartuffe et sa bonté hypocrite qui s’affiche : « Je ne ferai pas appel contre Villepin! »… alors qu’il n’en avait pas même le pouvoir. Mais ce Tartuffe réveille nuitamment le garde ses Sceaux en lui disant : « Le Parquet doit faire appel ! »
Et un parquet c’est aussi ciré que ça cire les pompes d’un Président. Et ça sent déjà les pompes funèbres pour Villepin !

Donc c’est parti et c’est là qu’apparaît l’autre personnage de Molière : Don Juan, le séducteur, celui qui, sûr de son pouvoir, ne recule devant aucun coup. Et l’on croit entendre le « Quel homme ! Quel homme ! » de ce Sganarelle admiratif quant à l’audace et aux prouesses rhétoriques de son maître !

Mais bien vite la finesse du théâtre de Molière va se muer en quelque chose de plus truculent du genre « Tonton flingueurs » et il y aura du résiné pour tout le monde. A chacun son public.

Déjà les infos télévisées de France 2 à midi donnaient la parole à un docte « spécialiste » qui nous expliquait que Sarkozy n’y était pour rien et que le procureur n’avait pas d’autre solution !
Hallucinant moment de propagande comme seule la télévision sait en offrir. Quand les journaux de TF1 ou France 2 parlent, c’est de plus en plus extraordinaire: cette coupure vis à vis du réel nous installe doucement dans la Roumanie d’autrefois…
A croire que le personnage de Sarkozy n’est plus accroché qu’à la propagande comme un autre attend d’être accroché à ces crocs de boucher qu’on a ressortis en vitesse pour l’occasion.

Oui, « Quel homme ! » Mais le Président devrait relire la fin de Don Juan.

Une Tartine Aubry pas très Frèche.


Un titre lourd, vachard… dégradant ? Sans doute.

Mais à l’image des mauvaises blagues qu’on se ramasse quand on se frotte de trop près à Georges Frèche : le cirque où l’on s’entretue comme celui des enfants où l’on se tape sur les cuisses au spectacle des clowns, l’un comme l’autre c’est de la politique – cet art où excelle le Président du Languedoc-Roussillon. Et que Dame Tartine coule… tant pis si elle est assez bête pour cela !

La méchanceté se cache-t-elle dans la morsure de l’ironie ? La haine est-elle dans l’aller retour des coups qu’on s’échange ?

Et Frèche en aura sans doute donnés autant qu’il en aura reçus et c’est sa jouissance de gamin en politique. Que la phrase « Fabius pas très catholique » soulève plus d’indignation que ses rodomontades contre les Harkis, ce n’est pas surprenant : qu’on s'attaque à un cacique du parti et, hop, réflexe pavlovien de défense ! Et puis, juif ou arabe, blanc ou noir…

Raciste Frèche ?

Raciste quand il dit qu’il y a beaucoup de noirs dans l’équipe de France parce que les blancs sont nuls ? Et qu’à propos d’une femme voilée, il s’amuse : "Ne vous inquiétez pas pour la dame, elle n'a que les oreillons et on lui tient les oreilles au chaud." ?

Antisémite Frèche?
Citons ici Rue 89:

« Je suis ravi que, pour la première fois, la France ait élu au suffrage universel direct, ce sera mon bonheur dans mon malheur, un juif président de la République. On avait eu Léon Blum et Mendès France premiers ministres, mais on n'avait jamais eu un juif élu au suffrage universel. C'est un beau succès.
Et en plus avec Kouchner ministre des Affaires étrangères, qu'est-ce que vous voulez de plus ? Alors je vais dire à mon ami Kouchner : quand c'est que tu reconnais Jérusalem capitale d'Israël ?

Outre le fait que ni Nicolas Sarkozy ni Bernard Kouchner ne soient juifs du point de vue de l'orthodoxie de la religion, la déclaration, loin d'être la seule en ce sens, avait suffit pour voir se multiplier les accusations de sionisme."

Mais Frèche c’est ça : une grande gueule, pas plus raciste qu’un autre, mais sachant cogner. Cogner n’importe qui et n’importe comment si on s’affronte à lui. C’est Frèche. Le goût du ring, le parfum de la castagne.

Il est certainement plus de gauche que bien des politiciens du PS. Mais la gauche gnangnan, cureton, masochiste - celle qui aime pleurer sur elle-même quand elle est battue, ce n’est pas sa tasse de thé. La politique est un combat. Qu’importent les moyens !

Alors que Martine Aubry y aille de sa rengaine pleurnicharde n’y changera rien sauf à offrir la région à la droite. C’est son droit, c’est ce qu’elle fera… sous l’œil goguenard et mielleux de Raffarin qui dit sur Canal+ tout l’amour qu’il porte à Fabius!

Et Besson d’en rajouter en disant combien Aubry a raison !

Lisons cet extrait du Figaro :

" L'ex-premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin a estimé ce soir sur Canal + que les propos de Georges Frêche, président DVG de la région Languedoc-Roussillon, sur "la tronche pas catholique" de Laurent Fabius étaient "une honte nationale".Le sénateur UMP de la Vienne a expliqué "ne pas faire du tout de cette affaire une affaire par rapport au Parti socialiste". "C'est une affaire très très grave (...) ce sont les valeurs de la France qui sont en cause", a-t-il ajouté, en estimant qu'il ne fallait "pas en faire une affaire politique"."Je trouve cela profondément honteux (...) c'est notre honneur national qui est en cause", a poursuivi Raffarin pour qui "quand l'injure est partout, l'honneur est nulle part". L'ancien premier ministre a dit en outre "toute sa sympathie" à Laurent Fabius.

Le baiser au lépreux.

La gauche aime les larmes ; elle les aime tant qu’elle n’existe plus que pour s’en fabriquer d’autres. Et la droite et les traitres du PS s’en nourrissent depuis si longtemps ! Ainsi la « honte nationale » ce ne serait plus ce débat sur l’identité nationale , le sort des sans papiers ou des prisonniers, le scandale des garde à vue… Non, ce serait Frèche ! Et les socialistes avaleront ça !
Entre le poignard trop aiguisé et le baiser raffarinesque qui tue, Frèche continuera sa route : un caractère bien trempé.

Provoquer, innover, agir… Être libre c’est cela : dire, proclamer, se battre…

A-t-il insulté ? Il s’amuse des limites et désigne ainsi nos propres limites. Car sa force réside dans les frontières de nos incertitudes, de nos indignations morales, de nos choix qui se font pour l’un et contre l’autre : la dure loi de la politique que la gauche ne comprend pas et qui fait qu’elle privilégie une posture morale défaitiste aux intérêts de ceux qu’elle devrait défendre.

Cette gauche qui croit à cet au-delà du bien, de l’idéal - quitte à attendre 10, 20 ou 30 ans un paradis déjà perdu..
Frèche est pressé, il aime le populo, les mauvaises blagues, les idées crasseuses mais généreuses. Il n’en finira jamais d’être pressé et d’en faire trop: la vie se consomme crue et vite. Après c’est fini. Gouverner c’est maintenant.

jeudi 28 janvier 2010

Que le spectacle commence!

Une nouvelle ère a commencé le jour même des 55 ans de Nicolas Sarkozy pour ce qui s’annonce pour le monarque comme une « annus horibilis »…

Ce qui restera dans les prochains mois de l’Affaire Clearstream ce n’est pas tant l’humiliation d’un Président et les dents qui ne manqueront pas de pousser pour celui qui aspire à le remplacer. En effet les conséquences risquent d’être bien plus graves encore pour ceux qui étaient entrés dans le sillage de Nicolas Sarkozy, convaincus d’y faire pour longtemps leur nid.

C’est en effet une nouvelle terrifiante que la relaxe de Villepin pour la cohorte médiatique qui s’était rangée sans le dire dans le camp sarkoziste : L’Austerlitz de l’un laisse présager la Bérézina des autres.
Car soyons certains que la rancune de Villepin sera aussi tenace que celle de son adversaire, que ceux qui le soutenaient en coulisse vont désormais monter au front et que tous ceux qui se seront trop exposés peuvent commencer à peupler leurs cauchemars de charrettes dans lesquels ils seront jetés sans pitié.

Il y aura ceux qui s’accrocheront à l’Empereur dans l’espoir de le voir triompher, et ceux, de plus en plus nombreux qui changeront de camp, ou du moins se feront plus discrets dans leur cour.
Mais surtout entre les uns et les autres, une fois oubliés les crocs de bouchers, on sortira les baïonnettes !

Guerre civile au Figaro, complots ourdis dans les rédactions des journaux télévisés… Après Peillon, il leur faudra avaler ça !
Ce n’est plus seulement un théâtre d’ombre qui va se jouer mais du grand spectacle inédit et en 3D !

Que le spectacle commence !

Burqas, niqabs, etc.

Depuis des mois qu’on nous assomme de burqas et de niqabs, admettons qu’à force de publicité, on en voie un peu plus dans les rues… Phénomène de mode et de rébellion primaire comme le piercing à son début. A quand donc le prochain débat théologique : « les transsexuels peuvent-ils porter la burqa ?

Mais c’est sur le net et les médias que ce fameux tissus prolifère au point de gangréner nos pensées déjà tellement mises à mal par tous ces pétards médiatiques qui nous assourdissent et détournent notre attention…
Pour résumer voici les quelques arguments qui ne cessent de fonctionner en boucle :

- La burqa serait une atteinte à la dignité des femmes.
- La burqa n’entre dans aucune règle coranique.
- Les femmes sont libres pour peu qu’elles fassent librement leur choix.
- Un visage doit pouvoir être vu par tous.

Et ça s’arrête là ! On peut déjà réfuter les 3 premiers arguments sinon il serait urgent d’interdire les bonnes sœurs et leurs voiles … Les évangiles ignorent les nonnes !

Seul le dernier argument garde un certain poids… sauf qu’aucune loi ne pourra jamais être rédigée en ce sens.
Pourquoi ? Tout simplement parce qu’une loi ne peut s’embarrasser de cas particuliers, elle s’adresse à tous et en toutes circonstances !
Or que signifie "montrer son visage"?

Une barbe cache-t-elle le visage ? Rasons tous les Sicks et les Guevaristes !
Un masque sur le visage aussi utile sans doute qu’un vaccin contre la grippe A ? Mourez tous !
Un déguisement pour le carnaval ? Restez devant votre télévision !
Un pansement à la suite de ma chirurgie esthétique ? Restez au lit !

Or les pricipes généraux de la loi sont énoncés dans l'article 111-4 du Code Pénal: "La loi pénale est d'interprétation stricte."
Echec et mat.

On le voit, on parle, on remue des mots sans lendemain mais qu’importe, du moment qu’on parle ...
Quant à une loi, circulez... derrière une burqa il n’y a décidément rien à voir !

mercredi 27 janvier 2010

Quel cadeau pour l'anniversaire de Sarkozy?

Caravaggio: "Salomé portant la tête de Jean Baptiste."

« Demande-moi ce que tu voudras. Ce que tu me demanderas, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume. » (Marc VI :14-29)

Nul besoin d’une Salomé, sans doute, pour exiger une tête . . . Est-il même certain que notre Président puisse préférer la tête de son ennemi à une partie de son royaume ? En tout cas si son prédécesseur affichait sa prédilection pour la tête de veau, c’est sans nulle doute la tête de Villepin qui serait le plus beau cadeau pour Nicolas Sarkozy !


Que feront les juges ? Je n’en donnerais pas ma tête à couper mais, peut-être pour faire preuve d’un semblant d’indépendance, renverront-ils l’affaire .


Mais que les juges présents dans l’arène offrent à César le trophée tant convoité et celui ci baissera le pouce pour signifier la mise à mort. Et la bête sera traînée sur le sable sanglant avant d’être arrimée sur des crocs de bouchers…
Dans ses rêves carnassiers, quel plus beau cadeau ? Mais ce rêve était mort dès lors que Villepin au premier jour du procès revêtit la toge du tribun à défaut d’avoir l’étoffe d’un héros…


Alors quelques beaux sondages sans doute ?


Justement… Selon CSA - repris par Le Monde.fr, RMC.fr, l’Express.fr, « Sarkozy jugé pas convaincant par 49% des français ».
Selon CSA – repris par l’AFP , 57% des français l’auraient trouvé « convaincant » tandis que 20 minutes.fr titre : 57% des français « convaincus »…


Alors, c’est à y perdre la tête… Convaincant ou con…vaincus ? Et comment 49% d’un côté, 57% de l’autre ?


En conséquence, le meilleur cadeau pour le Président serait un peu de distance et de repos… Les plages dorées d’un beau paradis fiscal ?

France Télévisions: le Titanic.

Ça s’agite tellement dans les coursives de l’information télévisée que panique et politique riment avec ce Titanic qui commence à prendre l’eau de toutes parts.
Et l’hystérie collective qui s’est emparée de quelques grand capitaines de l’audiovisuel à propos du mauvais coup que leur a portés Vincent Peillon est symptomatique d’un mal plus profond, qui déborde de ce que celui-ci souhaitait dévoiler.

Manifestement, au rappel de cette dure épreuve, Apathie a comme un os dans la gorge et, de façon plus large, le naufrage est si imminent que les patrons de France Télévision ne cessent de revenir à la charge quand la sagesse les eût incités à considérer l’incident comme clos.

Mais non, totalement déboussolés, De Carolis, Patrick Duhamel et Arlette Chabot ne contrôlent plus la situation au point d’en perdre la tête et de se laisser aller dans un texte rageur dont le titre s’inscrit juste au dessous de celui du journal le Monde : « France Télévisions : M. Peillon ment »

Ainsi le quotidien, du moins dans la forme, souscrit-il à ce verdict.

Mais -et qu’importe ce qu’on peut penser de Peillon- les minutes du procès comme le réquisitoire final ne manquent pas d’intérêt et trahissent ce que nos trois ayatollahs voulaient si bien cacher : D’abord, à aucun moment ceux-ci ne se risquent désormais à suggérer que Peillon avait été mis au courant que le fameux débat mettrait aux prises Besson et Le Pen. Or Peillon dit n’avoir pris sa décision de saboter le dit débat que lorsqu’il en fut informé ce qui infirme singulièrement cette faute morale, ce "mensonge", ce péché originel qu’on lui faire porter.
Mais la fin du texte est hallucinante dans son refoulé : Peillon remettrait en cause … l’indépendance de la télévision et de la presse !

Quelques citations : « M Vincent Peillon a décidé de passer du mensonge à l’insulte en accusant la direction de France Télévisions de « servilité ». « M.Peillon dicte déjà publiquement les thèmes qui devraient selon lui, faire la « une » de nos journaux télévisés et magazines d’information. » « Peut-être que dans son trouble, M. Peillon aspire au ministère de l’information dans un futur gouvernement. Il est clair qu’aujourd’hui, il ne se contente plus de mentir, il déraisonne. »

Passons outre le fait que jamais la presse ne se soit jamais si obsessionnellement fixée sur le mot « mensonge » pour ce qui reste, au plus, de la muflerie. Mais il fallait à ceux-là un alibi moral. Et la morale étant si étrangère à ces gens qu’il n’avait que cela à se mettre sous la dent !

Plus intéressante est cette hantise d’un pouvoir fantôme qui dicterait aux journalistes leur loi… Et ce serait Peillon qui serait cet impensé et cet impensable… Ce qui suppose la panique de ceux qui sont à la barre et qui savent leurs compromissions vis-à-vis du pouvoir réel, qui dénoncent un « mensonge » pour couvrir la désinformation qu’ils nous servent quotidiennement : Ce ne serait donc pas Sarkozy qui surveillerait les médias mais déjà l’ombre de Peillon !

Ceux-là qui se laissent entraîner à ce délire perçoivent sans doute à l’horizon cette grosse tempête qui risque de les balayer. Alors il ne leur reste plus que la rhétorique stalinienne et le fantasme du goulag : l’opposant est un fou. Le mensonge est cette folie qui prétend que la réalité est autre que ce que l’on en dit.

Pour ce remake du naufrage du Titanic, les spectateurs, n’en doutons pas, seront nombreux !

mardi 26 janvier 2010

L'inélégance d'un Président.

Il y avait « L’élégance du hérisson », il y aura désormais l’inélégance d’un Président. L’un et l’autre réunis dans une même médiocrité.

Que la meilleure défense soit dans l’attaque qui en douterait quand on connaît la pugnacité de Nicolas Sarkozy ? Mais qu’une question concernant l’un de ses proches, Henri Proglio, puisse déclencher une agressivité telle qu’elle se transforme en attaque personnelle contre Laurence Ferrari laisse pantois. Une Ferrari qui, certes, nous aura bien roulés… mais qui se voit bien mal récompensée !

Nicolas Sarkozy se plait à humilier ceux qui le servent : il n’a jamais caché son mépris pour les membres de son gouvernement croupion à commencer par son chef. Et c’est tout juste s’il ne crache pas dans la soupe lors de son interview en se moquant : « Un changement de ministre, ça ne se passe pas à la télé, même sur TF1. »

Mais pourquoi cette attaque frontale en forme de gifle : « Laurence Ferrari si je comparais votre salaire à celui d’un smicard, je suis sûr que cela choquerait beaucoup nos spectateurs » ?

Le Président aurait bien sûr pu évoquer son propre salaire mais il fallait détourner l’attention. Mais on aurait compris qu’il parle en général des hauts salaires de certains sportifs ou artistes.

Mais non: « Laurence Ferrari… »

Ainsi pour sauver Progio, le butor Sarkozy trouve une nouvelle proie qu’il nous désigne sur l’écran en nous transformant en vautours. C’est beau, c’est grand, c’est Sarkozy !

De cette soirée sarkoziste, il n’y aura somme toute rien d’autre à retenir que ce misérable règlement de compte… en solde de quoi ?

lundi 25 janvier 2010

Au clair de la Une, mon ami Sarko...

Patrick de Carolis, le patron de France Télévisions, a jugé lundi matin sur Europe 1 "les propos et l'attitude de M. Peillon extrêmement choquants" et "indignes". Le député européen avait renoncé à la dernière minute la semaine dernière de participer à un débat avec Eric Besson organisé par France 2. Selon Patrick de Carolis, les explications de Vincent Peillon sont "contradictoires" et "mensongères". L'ancien animateur de télévision voit le socialiste "comme un enfant pris les doigts dans la confiture de la mauvaise foi". "Il y a deux façons de faire de la politique: sur les cimes et dans le caniveau", a estimé Patrick de Carolis, jugeant que "le service public n'a pas vocation a servir de punching-ball médiatique". Il a conclu en considérant que l'eurodéputé "est en perdition" et "n'existe pas". (information Europe1)

Ainsi un petit chef de télévision nommé par le pouvoir peut se permettre d’injurier et de nier le mandat d’un élu de la République!

Que De Carolis viennent à la défense de ses outres gonflées de mauvaise foi, n’étonne guère : instinct de survie du milieu.

Mais qu’il se drape de morale avec ce fameux « mensonge » auquel il faudrait désormais réduire Peillon, voila qui ne manque pas de sel quand ce dernier n'a fait que se dérober à un débat piégé en admettant qu’il a voulu le saboter!

Duhamel ne ment pas ? Sarkozy ne ment-il pas quand il affirme avoir été tel jour à Berlin, pour ne prendre que cet exemple ?

Et France 2, parlons-en :

Hier soir, toujours à propos d’Haïti lors du journal, Claude Sempere insiste lourdement à 2 reprises avec : « Des équipes françaises , israéliennes et américaines qui poursuivent leurs recherches » puis : « Je le rappelle… ces équipes israéliennes, françaises ou américaines… »
Il n’y aurait donc que 3 nations venant au secours des haïtiens ? Je sais l’affreux soupçon qui pèsera sur mes lignes pour le seul fait de m’étonner de cette »information »... Mais celle-ci signifie : Salauds d’allemands, d’arabes, de japonais ou de russes ! Car elle tend à nous faire croire que le Bien est défendu seulement par ces trois pays ! Tristes écrans de la manipulation.

Alors, défense de la télévision ?
Défense de TF1 qui nous chantera ce soir : « Au clair de la Une , mon ami Sarko » ?
Défense de ces outres télévisuelles, de ces coqs et de ces poules qui n'ont d’autre pensée que « Le Nain et le Néant » ?

Allons-donc !
Monsieur de Carolis, dans votre attaque, vous êtes indigne mais, hélas, vous... vous existez !

dimanche 24 janvier 2010

Le scoop: ce que dira Sarkozy demain!

Nul besoin d’être devin pour anticiper, plus de 24 heures à l’avance, la manière dont Notre Président officiera lors de sa Grand messe sur TF1. Et, sans trop de risque d’erreur, je peux donc déjà annoncer Le scoop qui ne manquera pas d’agiter tout le petit milieu politique et ses commentateurs dans les jours qui suivront.

Mais avant de dire ce qui se propagera sur le fil de l’AFP lors de cette soirée, je ferai remarquer que ce travail d’anticipation, bien peu de journalistes ou de politique ne s’y risquent de peur d’ y sacrifier leur crédibilité.

Pourtant, il suffit, pour le conduire, de se placer, à la manière du joueur d’échec, dans la tête de l’adversaire de façon à anticiper son jeu. Et pour cela de comprendre à la fois la conjoncture et la psychologie du personnage.

Or cette fois tous les astres sont parfaitement positionnés et tout est en place pour que la catastrophe haïtienne se transforme en un miracle de communication sarkoziste.

Ainsi soyons sûrs que Notre Président ne manquera pas de surfer sur la crête de la vague compassionnelle – quitte d’ailleurs à se ramasser une gamelle à l’arrivée… Car il y a du Brice de Nice chez cet homme !

Alors ce scoop ? Le voici :
« Les procédures d’adoption pour les orphelins seront accélérées, toutes les difficultés administratives seront levées ! Ne vous bousculez pas, des orphelins y’en aura pour tout le monde ! »

Et j’entends déjà cette phrase qui restera incrustée dans nos consciences et nos mémoires : « Voila l’identité de cette France que nous aimons et que nous construirons ! Cette France, tolérante, généreuse, multiraciale, quand un Français prend un enfant noir dans ses bras ! »

Et voilà Marine Le Pen enfoncée dans les cordes ! Et une Marine de moins !

Imaginons la suite: les débats sur le droit, les risques, les trafics possibles… Et Martine Aubry conseillant au gouvernement un peu de prudence. Quoi ! Comment ? dégaineront alors Lefebvre ou Morano : « Aussi grave que de la pédophilie, la pédophobie des socialistes ! »

Et bing, une Martine de moins ! Et une martingale gagnante.

Car Nicolas Sarkozy jubile déjà d’accommoder à sa manière cette brochette de « spectateurs bien représentatifs des français » qui seront sur le gril pour cette petite sauterie bien populo où on aura rêvé de Ferrari et où on se sera saoulé de Pernaut… A moins que tout cela se « carbonise » aussi sûrement qu’une taxe carbone !

Ou bien ... Mais oui, mais c'est bien sûr! Rappelons-nous ces poupées vaudou figurant Royal et Sarkozy... Il voulait les faire interdire quand elles viennent le sauver! Ah, l'heureux homme! Le signe d'un destin.

samedi 23 janvier 2010

La désinformation émotionnelle

Encore un de ces instants magiques quand l’info télévisée pète un câble : c’était le journal du soir de France 2 quand le commentateur, à propos de l’arrivée des orphelins en France, évoquait leur accueil par Carla Bruni en disant que cela se faisait « à l'abri des caméras »... à l’instant précis où elle apparaissait à l’écran! Lesquelles images « à l'abri des caméras » étaient bien sûr partout reprises dans la presse...

Que des journalistes, une fois de plus, soient pris la main dans le sac du mensonge, on ne s’en étonnera même plus. Mais, rappelons-nous pourtant qu’il y a, d’une part, ceux qui prennent des risques, les mal aimés – ceux qui sont retenus en Afghanistan et sur lesquels a craché Sarkozy – et les autres : est-il bien utile de redonner leur nom, de dire comment ils ont bâti leur carrière?

Mais après tout, le monument journalistique du soviétisme stalinien ne s’intitulait-il pas La Pravda - « La Vérité » ?

Tandis que certains avaient pour maître Albert Londres, d’autres auront préféré ce travestissement de la vérité, le mensonge et, de façon plus subtile, l’un des piliers de toute propagande : l’émotionnel.

Un jour, « orphelins du petit père des peuples », un autre, orphelins réels … Tous se télescopent dans les mots et les images de la récupération politique.

On le sait, l’émotion est le contraire de la pensée ; elle est d’ordre viscérale et permet au pouvoir, quel qu’il soit, de livrer par elle à bon compte des messages que l’opinion n’accepterait pas de recevoir « consciemment ». C’est tout l’art de la propagande : les foules en larmes, les enfants dans les bras des dictateurs. Les larmes pour cacher le sang. Mais la seule vérité du sang.

Que ce sang soit noir, métissé, comme c’est le cas pour les enfants d’Haïti c’est pain béni en ces périodes de régression dans « l’identité nationale » !

Une façon subliminale d’instaurer une hiérarchie naturelle : les parents blancs, les enfants noirs. Un discours d’essence colonialiste que la presse ne cesse de ressasser sans même en prendre la mesure tant il est corseté par l’onction du Bien.

Faut-il rappeler que celui-ci n’est rien en soi, qu’il n’est pas ce « naturel » auquel le consensus émotionnel voudrait nous faire croire et adhérer? Mais que le Bien est une construction morale individuelle et sociale, qu’il est d’ordre culturel et politique,qu'il résulte d’un travail intellectuel : tout ce que la propagande ne dira jamais.

Donc, préparons-nous à ce grand goupillon des larmes que Nicolas Sarkozy ne manquera pas de secouer derrière les trémolos de Pernaut dans sa prochaine « apparition » sur TF1. Des larmes pour Margot, de la sueur pour payer Proglio...

L’arme des larmes!

vendredi 22 janvier 2010

Un peu de dignité!

Serait-ce faire preuve d’une pédanterie déplacée que de se dire heurté par la vulgarité qui déferle sur le monde politique et médiatique ?

On peut en effet s’inquiéter de la banalisation de cette grossièreté croissante quand un jour tel homme politique fait un doigt d’honneur devant les caméras ou quand, pour faire « peuple », on rentre dans une surenchère d’insultes…

Ainsi au même moment, Augustin Legrand, candidat d’Europe Ecologie, déclare dans une interview : « Sarkozy, il est tellement con ! » tandis que sur France 4, le Ministre de la Culture parle avec derrière lui cette incrustation « Internet rend-il con ? »

On me dira qu’il n’est pas de bon ton de faire la fine bouche quand on sait que le Président de la République lui-même inaugura l’emploi du mot….

Mais, quand même ! La vie politique ne devrait-elle pas s’attacher à l’exemplarité, et dans la forme et dans le fond ? Et quelle sinistre conception de la démocratie quand on pousse l’image du peuple vers le bas alors que, au contraire, la démocratie est l’expression la plus haute et la plus exigeante de ce peuple ! Enfin, et c’est le plus grave, cette banalisation de la vulgarité renvoie à cette violence verbale qui n’admet pas la contradiction: elle est de nature fasciste.

Bien sûr, il ne s’agit pas de jouer les prudes et l’ironie comme l’humour ont toute leur place, mais quid de la désinvolture et de l’agression en lieu et place de la dignité et du débat ?
Certes la vulgarité ne se limite pas au langage et la voix sirupeuse de Jean-Pierre Pernaut, si elle nous épargne la grossièreté des mots, ne nous prive pas malgré tout de l’obscénité d’une pensée dégradante pour ceux qui en sont béatement les victimes…

Donc le 25 janvier, Pernaut sera le chef d’orchestre de la parole de Sarkozy lequel sera invité chez le Parrain de son p’tit Louis, Martin Bouygues, propriétaire de TF1. (Remettons en fond sonore, la musique du Parrain….)

Pernaut nous promet donc: « une interview sans filtre et sans langue de bois »… On peut craindre le pire. Vulgarité certaine. Gueule de bois assurée.

Et ainsi roule l’information dans le pire de sa crudité tant il est désormais convenu que plus c’est gros plus ça marche…
Le cynisme est devenu l’art suprême de la politique : Ainsi Proglio s’en va-t-il par la grande porte en abandonnant 450000 Euros avec panache sous les feux des projecteurs qu’il revient en douce, le lendemain, avec … 13 millions de retraite par VEOLIA ! Ah, l’amitié !

Que ceux qui prétendent s’opposer à Sarkozy ne se sentent pas obligés d’utiliser sa tonalité et sa vulgarité. Au contraire, laissons-lui ce triste privilège…

jeudi 21 janvier 2010

L'imbroglio Proglio

Proglio petit lieutenant d’un régime qui fait penser à un clan mafieux, parce que opaque, affairiste, fermé, propriétaire de l’économie, des médias et du « culturel pipolisé » ?

Pas plus que la petite centaine de cols blanc argenté qui se partagent les postes d’administrateurs de la moitié des entreprises du CAC 40. (info Le Monde)

Pas plus que bien des membres de ce pouvoir, anciens avocats d’affaires pour les dites entreprises.

Pas moins que les autres membres de la bande du Fouquet’s , ramassis de « capos » d’industrie, de politiciens pour le moins discutables, d’exilés fiscaux avec, à sa tête, un homme de paille – et de paillettes – Nicolas Sarkozy.

Henri Proglio fait partie des 55 amis de Nicolas Sarkozy qui ont eu le privilège de fêter avec lui son élection, au Fouquet’s, le soir du 6 mai 2007 :

• Mathilde Agostinelli, responsable de la communication de Prada-France
• Robert Agostinelli, fondateur du fonds d’investissement Rhône Capital, membre du Council on Foreign Office
• Christine Albanel, ex-directrice du château de Versailles, future ministre
• Bernard Arnault, préside nt de l’entreprise du luxe LVMH, numéro un du luxe français, première fortune de France
• Arthur, producteur et animateur de télévision
• Patrick Balkany, député-maire de Levallois-Perret
• Isabelle Balkany, premier adjoint de son mari, vice-présidente du Conseil général des Hauts-de-Seine
• Nicolas Baverez, essayiste, chroniqueur à l’hebdomadaire Le Point
• Nicolas Bazire, secrétaire général de LVMH
• Antoine Bernheim, banquier d’affaires, président de la compagnie d’assurances Generali
• Nicolas Beytout, directeur de la rédaction du Figaro
• Basile Boli, ancien joueur de l’OM, héros de la finale de coupe d’Europe des Clubs champions 1993
• Vincent Bolloré, PDG d’Havas, sixième groupe de communication mondial, propriétaire de l’institut de sondages CSA.
• Zofia Borucka, top model, femme de Jean Reno
• Martin Bouygues, PDG de Bouygues, premier actionnaire de TF1
• Conrada de La Brosse, dirigeante de la maison de l’Esprit de Château
• François de La Brosse, publicitaire
• Denis Charvet, ex-rugbyman du Racing, actionnaire de casinos
• Marie-Anne Chazel, comédienne
• Christian Clavier, acteur de cinéma
• Stéphane Courbit, ex-président d’Endemol France
• Agnès Cromback, présidente de Tiffany France
• Bruno Cromback, joaillier, PDG d’Augis 1880
• Jean-Claude Darmon, ex-président de Sportfive, ancien grand argentier du football français
• Serge Dassault, PDG de Dassault et du journal le Figaro
• Rachida Dati, future ministre
• Jean-Claude Decaux, PDG de JCDecaux, leader mondial de mobilier urbain
• Paul Desmarais Sr, milliardaire canadien, PDG de Power Corporation, actionnaire de plusieurs groupes français
• Dominique Desseigne, PDG du groupe Barrière
• François Fillon, futur Premier ministre
• Bernard Fixot, éditeur de best-sellers
• Valérie-Anne Giscard d’Estaing, éditrice, épouse de Bernard Fixot
• Albert Frère, première fortune de Belgique
• Hugues Gall, président de l’Institut de financement du cinéma et des industries culturelles
• Pascal Gentil, triple vainqueur de la coupe du monde de taekwondo
• Pierre Giacometti, directeur général de l’institut de sondages Ipsos France.
• Henri Guaino, conseiller spécial et « plume » du Président
• Claude Guéant, préfet, futur secrétaire général de l’Elysée
• Johnny Hallyday, première vente de disques en France
• Laeticia Hallyday, épouse de Johnny Hallyday
• Roger Karoutchi, futur secrétaire d’Etat
• Patrick Kron, PDG d’Alstom
• Bernard Laporte, sélectionneur de l’équipe de France de rugby, futur secrétaire d’Etat
• David Martinon, futur porte-parole de l’Elysée
• Alain Minc, président d’AM Conseil, conseil de grands dirigeants
Henri Proglio, PDG de Veolia, ex-Compagnie générale des eaux
• Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre
• Jean Reno, acteur de cinéma
• Andrée Sarkozy, mère du Président
• François Sarkozy, frère du Président, vice-président du conseil de surveillance du groupe Bio-Alliance Pharma
• Guillaume Sarkozy, frère du Président, ancien vice-président du Medef
• Xavier et Sylvie de Sarrau, les meilleurs amis
• Eric Vu-an, maître de ballet au Ballet national de Marseille
• Richard Virenque, ancien coureur cycliste et maillot de jaune du tour de France
• Philippe Warrin, unique photographe présent au Fouquet’s, agence SIPA

Il faut entendre la musique du Parrain pour lire ces noms sur la stèle d’une démocratie moribonde, ceux-là même qui inaugurèrent avec la présidence sarkoziste la captation d’une nation au service de l’intérêt d’un clan.
C’est bien pour cela qu’un « No Sarkozy Day » n’y changera rien. Sarkozy n'est que celui qui incarne la vitrine politique du groupe.

Alors Proglio ?
Un temps désigné comme le père de Zohra Dati avant que le couvercle du secret d’état ne se referme. C’est d’ailleurs bien Rachida Dati (Backchich info du 25/09/2006) qui organisa le pacte Proglio-Sarkozy.

Mais c’est surtout un imbroglio – et, pour le dire, étymologiquement, une « embrouille » : le mélange des genres entreprise publique (EDF) et privée (VEOLIA). Le fait de toucher en tout, annuellement, 2 millions d’Euros, de ces deux secteurs et ceci contre les assurances qui avaient été données par la Ministre des Finances…

Or, aujoud’hui même, Copé nous assure que ceci est la récompense méritée d’un homme irremplaçable (prions qu’il soit immortel !) et que…. c’est lui ou le stalinisme !

Et bien Monsieur Copé, continuez ainsi, et, ce stalinisme ,vous risquez fort de le réveiller!

dimanche 17 janvier 2010

Tristesse de la propagande.

Étonnant le spectacle de la télévision dans ce qu’il dit et ce qu’il tait – et surtout dans ce qu’il choisit :

Je zappe…. TF1 ou la 2 : Haïti, quelqu’un de sauvé par un groupe israélien et 4 ou 5 personnes, là-bas, scandent quelque chose du genre : « Bravo Israël ».
Qu’il y ait sans doute des iraniens dans la même aide d’urgence, c’est probable, mais qu’on puisse entendre "Bravo l'Iran" reste impensable. Le bien doit rester le bien et le mal, le mal.

Je me dis alors que ce n’est plus une question d’information ou de politique mais bien un thème philosophique : Qui parle ? Où est le pouvoir ? Mensonge et vérité n’ont-ils plus lieu d’être? Poésie ou philosophie ? Et la télévision? C'est donc elle qui nous gouverne.

Ainsi, encore, à propos d’ Haïti, Obama a fait la nique à Sarko : « J’envoie mes soldats massivement, ils assument aide et sécurité. » Sarko, étouffé! On ne l’entend plus ! Les médias hurlent : « Méchants américains !» Ils nous volent notre vedette!

D’ailleurs c’est là la clé du sarkozisme : une communication sans contenu avec pour seule force une présence. Etre là, partout et qu'importe le contenu: Seul le Chef a un sens! La propagande est ce discours vide qui enrobe les mots... scandés devant les foules, murmurés inlassablement sur les écrans de télévision...
Avant Copenhague, on avait ainsi fait de Borloo le haut-parleur du gouvernement. Puis au coeur de l'urgence salvatrice , quand c’était la grippe, on sortait Bachelot. Puis le lendemain, Hortefeux, ou un autre. Selon la météo politique, on mettra l’un ou l’autre face aux caméras. Dès que l'événement commence à foirer - comme c'est toujours le cas en Sarkozie - on s'empresse de jeter pour un temps le Ministre aux oubliettes! Seul le Roi doit briller...

Alors un jour on sort Sarko de sa boîte, on organise le Zorro d’un Renault délocalisé mais miraculeusement revenu....
Un autre jour nous serons sauvés … de quoi ?

Eternelle rhétorique du salut et de l'urgence des pouvoirs totalitaires pour ceux qui finissent en réalité par pendre ceux qui leur avaient tendu la corde. Tragédie et comédie de ceux là qui jouent ,qui sont complices, qui se haïssent…

Autre chose : j’avais apprécié le soutien d’Aubry vis-à-vis de Peillon. Le courage contre les médias !
Non, erreur, marche arrière, Aubry dit :
"Sur la forme, si effectivement Vincent Peillon savait depuis quelques jours que l'organisation était celle qui avait lieu, ce qui n'est pas ce qu'il nous a dit, et s'il a organisé cela, à l'évidence c'est non seulement incorrect mais ce n'est pas bien ; »
Courage, fuyons !

Lâcheté, tristesse, débandade, grisâtrerie de ces pouvoirs mous et brumeux. La télévision mais aussi tant de discours salariés… Parler et entendre et museler. Parole à réinventer ? Ou lire et relire et écrire pour effacer la craie des vieux tableaux noirs… Sans doute.
Et aussi se taire, dessiner, peindre, danser, inventer ou imaginer le corps des mots de demain…

Le coq et la poule


Voir Duhamel se gonfler comme une vieille poule battant désespérément des ailes et sur le point d'éclater, offrait un spectacle jubilatoire.

Un de ces instants où la télévision dans son direct sait donner de ces uppercuts inattendus… moment rare en ces temps anesthésiés où le brouet médiatique garde cet arrière-goût d'une mauvaise béchamel apathique...

Et de l'autre côté, Apathie, en vieux coq décharné, veillant sur sa vieille poule, nous livrait une vérité sur cette basse-cour (im)pitoyable : la connivence, l’interdépendance de tous ces faux esprits, de ces fabricateurs de pensée conforme…


Il suffit de constater les tirs croisés autour de Vincent Peillon pour comprendre que celui-ci a fait mouche. Oser dire à Duhamel qu’il ne cesse de mentir, suggérer qu’il rime avec la gamelle du pouvoir qui le nourrit et voici soudain toute la horde médiatique jusqu’au dernier fantassin journaleux en ordre de bataille pour régler ses comptes à l’insolent !


Les Laurel et Hardy du show politique ont réussi à nous donner sur Canal+ un de ces spectacles rares quand on voit que nos ridicules duettistes déclenchent le rire sans même qu’ils le comprennent. Dépassés. Morts médiatiquement et politiquement. Réduits chacun à leur caricature : le coq et la poule fièrement dressés sur leurs ergots, les pattes enfoncées dans la fange…
La consanguinité politico-médiatique étant ce qu’elle est, le dernier mot sera pour Pierre Desproges :

La poule un beau matin s'en fut trouver le coq

Et lui dit : "Mon ami j'ai grande envie de vous.Ma libido s'agace et ce n'est point le phoque

Avec ses airs de fol et son regard trop doux

Qui pourrait apaiser mes ardeurs printannières."

Le coq un peu surpris du ton du préambule

Se dit : "Mais quelle époque! En voici des manières!

A quelle extrémité faut-il que l'on m'accule!

Moi qui connaît si peu cette poule en chaleur,

Voici qu'elle m'invite à la crapahuter!"

Ayant dit, il s'exécuta mais sans ferveur,

Grimpa sur la furie pour la coconiquer,

Mais sans ardeur aucune et sans plus d'enthousiasme

Qu'on en met à pisser quand on n'a pas envie.

Il eut beau réviser un à un ses phantasmes

En s'agitant au mieux sur le tas, rien n'y fit.

"Eh quoi?" se dit bientôt la cocotte qu'on frustre

Et qui voit son orgasme à nouveau reporté

Au hasard incertain d'un autre coq en rut,"

Pour un Gallinacé je suis câline assez

Mon cul c'est du poulet, j'ai le croupion frivole

Et voici que je sue sous ce cuistre à la queue barriolée

Qui me besogne en vain tandis que je m'étiole!"

Lors, se tournant un peu, elle pria Chante-Clerc

De lui lâcher les plumes et d'arrêter sa houle.

Le coq se consola : "Je ne crains plus l'hiver,

Je me suis ramassé une veste en pied-de-poule."


*en grec "Lou couquis et la Poulos"


Pierre Desproges (1939-1988) in "Chroniques de la Haine Ordinaire"









vendredi 15 janvier 2010

Vive Peillon!

Très loin de la blogosphère, l’océan, les marais, les hérons frigorifiés...

Retour sur terre en quelques bribes :
Que Vincent Peillon fasse un bras d’honneur à Arlette Cabot en y ajoutant un doigt à l’heure où la télécratie se prépare à servir la soupe le 25 janvier au Grand Monarque avec Pernaut et Ferrari, voila un bon tour qui m’a réjoui.
Même si, n’en doutons pas, la Cabot ne manquera pas de lui en garder le chien de sa chienne. Triste tambouille de ces aboyeurs de cour qui, si Peillon se fût plus tôt dévoilé, se seraient empressées de le remplacer par Valls qui n’en finit plus de japper devant la niche sarkoziste.

Peillon a mis en lumière la mise en scène médiatique, les passeurs de gamelles, les débats prédigérés et faussés dès lors qu’ils sont de la droite extrême et que le socialiste ne pouvait que, par sa seule présence, donner une caution morale et démocratique à un jeu faussé d’avance.
Qu’il ait préparé ce piège, qu’il ose niquer les télécrates, voila qui ne manque pas de panache !
Autre chose:
QuHortefeux suspende les expulsions vers Haïti n’est ce pas la preuve d’une belle grandeur d’âme ?
Que Michele Obama appelle les américains à prendre conscience du drame Haïtien et, soudain -sauf en médiocratie- on se demande où est passé Carla... Préfère-t-elle au stress de l’horreur le strass de la lutte anti-sida ? Plus chic sans doute? Pardon d’avoir dit ça.

Que la droite parle le discours de la gauche et que la gauche fasse la politique de la droite : et souvent il est dur de savoir où l’on est ...
Je suis sûr de dire : attaquer toute forme de racisme, être contre des minarets en France mais ne pas vouloir de loi pour les quelques burqas faisant leur carnaval, penser que la bande de Gaza est le calque exact de ce que fut le Ghetto de Varsovie, dire qu’hier il y avait en Allemagne un « peuple supérieur » comme il y a, ailleurs, aujourd’hui, un « peuple élu ». Dire que la victime est devenue bourreau. Etc.
Dire le social, la misère, la pauvreté des mots et des vies plutôt que les larmes boboîsantes mêmes s'il faut les entendre.

Droite/Gauche

Peillon a marqué un point. Bravo! Enfin du nouveau à gauche!


lundi 4 janvier 2010

One milliard d'Euros baby

« Regarde les animaux qui sont d'une taille exceptionnelle : le ciel les foudroie et ne les laisse pas jouir de leur supériorité ; mais les petits n'excitent point sa jalousie. Regarde les maisons les plus hautes, et les arbres aussi : sur eux descend la foudre, car le ciel rabaisse toujours ce qui dépasse la mesure.» HERODOTE (Histoires,VII, 10)

Ce texte illustre parfaitement ce crime de la démesure, cet « hybris »que condamnaient les athéniens par le châtiment de la « Némésis », la destruction.

Nos mythes n’ont cessé d’être hantés par ces tours de Babel réelles ou symboliques dont il ne faut jamais oublier que l’orgueil qui en est à la source tient de la collusion, de l’ intérêt, de l’argent et de tous ces ingrédients qui font le pouvoir de certains hommes contre les autres.
Aujourd’hui même se télescopent deux informations apparemment sans lien et pourtant si proches dans cette figure de l’hybris :

- Inauguration de la plus grande tour du Monde à Dubaï construite sur une véritable faille tellurique financière .Coût : 1 milliard d’Euros.

- Demande d’une enquête parlementaire concernant les vaccins et le plan contre la grippeH1N1 . Coût : 1 milliard d’Euros.

Dans ce premier exemple, le milliard ne tardera pas à retourner dans les rêves des marchands se sable qui, auparavant auront réussi à transformer ces beaux mirages en de belles pépites d’or…

Le deuxième exemple mérite qu’on s’y attarde :
Le Canard enchaîné (02/10/09) nous révélait que le « Comité de Lutte contre la Grippe » compte parmi ses membres des professionnels de santé ayant des liens d’intérêt avec les grands laboratoires pharmaceutiques:

« Celui-ci placé sous la tutelle de Roselyne Bachelot compte parmi ses experts : Fabrice Carrat, épidémiologiste et membre du conseil scientifique de Roche, fabricant du Tamiflu,
Jean-Luc Bensoussan, généraliste, membre des GROG, “groupes régionaux d’observation de la grippe A” et conseiller de Roche sur la grippe.
Daniel Floret, pédiatre-réanimateur et Président du Comité Technique de Vaccination affichait en Janvier 2009 plus d’une quinzaine de collaborations dans l’industrie pharmaceutique,
Jean Beytout, infectiologue en aligne une dizaine.Hors de ce Comité, d’autres sommités du monde sanitaire français entretiennent des relations croisées avec l’industrie pharmaceutique :Le Dr Catherine Olivier Weil, représentante de la France à l’Agence européenne du médicament, travaille aussi pour Roche depuis 2006, et conseille Merck Sharp and Dohme, GlaxoSmithKline, Wyet et Baxter, tous fabricants de vaccins,
Et Mme Flahaut, directrice du LEEM (Syndicat des industries pharmaceutiques) qui siège également à la commission de mise sur le marché et qui validera les autorisations pour les vaccins à venir est mariée avec Antoine Flahaut, qui a travaillé entre autres pour Sanofi-Pasteur et Sanofi-Aventis. »

On notera aussi que, Docteur en Pharmacie, Roselyne Bachelot a longtemps travaillé pour l’industrie pharmaceutique. Et que François Sarkozy , frère du Président, fut directeur médical chez Aventis Pharma quand Sanofi-Aventis investit 100 millions d’Euros au Mexique pour une usine de vaccin grippal…

Quoiqu’il en soit on s’étonnera que la France -1% de la population mondiale – ait acheté le dixième des vaccins anti grippaux !

Et que ce sont les Mutuelles qui ont payé, lesquelles mutuelles augmenteront en conséquence…On peut alors se demander si ruiner sciemment le système de santé ne revient à pas à dire que son seul salut viendrait de sa privatisation…
Car ce milliard n’est pas perdu pour l’ industrie pharmaceutique…

Dans ce jeu cruel du « One milliard d’Euros baby » il y aura donc les gagnants et les perdants.
Mais le jeu est sans surprise, les dés sont pipés : sous couvert du « principe de précaution », on n’en finira plus de vous faire passer des vessies pour des lanternes. Et de nous convaincre que nous avons besoin d’anges gardiens !

Aujourd’hui comme hier, la démesure est criminelle mais soit on l’encense par fascination du luxe et de la richesse, soit on la dissimule dans le flux de l’information.

Qu’aurait-on pu faire avec un milliard d’Euros ?
Faut-il rappeler qu’en 2010, 35000 postes de fonctionnaires d’Etat seront encore supprimés pour une économie de 478 millions d’Euros ? Mais il n’y a pas de « principe de précaution » pour l’emploi, le social…

Bizarre, non ?


dimanche 3 janvier 2010

Contre la Showcratie!

Il n’existe pas de démocratie sans l’idée de vertu – cette idée qui a révolutionné la vie politique mais qui, en se banalisant, s’est ossifiée dans sa posture détentrice du Bien.

Ce Bien absolu, totalisant, devenu totalitaire, qui désigne le Mal absolu : hier le communisme aujourd’hui l’Islam ou les forces invisibles de la pollution… Or ce Mal est aussi plastique, aussi indifférencié que le Bien. Et la vie politique gagnerait sans doute à se soucier davantage de l’intérêt général plutôt que d’une morale qui fait « écran » à nos désirs, du Bien décrété – en France, en Chine ou en Iran – devenu marchandise culturelle, prétexte à asservissement et imposture médiatique.
Le Bien est devenu l’ennemi du bien public !

La dictature du Bien, en particulier dans la mode religieuse de l’écologie, est devenue le ciment d’une hypocrisie universelle qui privilégie tour à tour la marchandise ou le féodalisme.
Lisez cet extrait de « Purification éthique » de philippe Muray en 1993 :

« La pire chose qui pourrait leur arriver, aux Showcrates, c’est que les gens, brusquement, soient trop pris par de furtifs plaisirs privés pour continuer à leur prêter attention. Y aurait-il de nouveau du vice caché, dans le monde, plus personne, d’un seul coup, ne regarderait les écrans. Le sort de ces derniers est lié à celui de la vertu. Certes, celle-ci est facile de nos jours, grâce à l’ennui qui retient les gens chez eux, puisque dehors il n’y a plus qu’une réalité dévastée. Mais demain ? Après demain ? Un jour ? Qui sait ? Oui, un jour ? Le Bien, dans ses habits neufs, sera-t-il éternellement capable d’éponger ce qui reste d’excitations virtuelles dans l’humanité ? »

« Le vice caché » sera-t-il cette pulsion démocratique qui poussera les hommes à rompre les chaînes de l’isolement ?
Au-delà de son inspiration prédictive, il y a dans ces phrases le cadre de notre aliénation qui est celle du bien décrété sur les ruines de l’homme et de sa « part maudite » , ce Bien totalitaire parce qu’auto-proclamé qu’une vraie politique de gauche aura pour tâche de re-définir.
En ces temps de recomposition du Politique et d’infléchissement de la démocratie par la dictature angélique du spectacle et du marketing, soyons certain que nul n’échappera, partout, à ce débat nécessaire.
« Au-delà du bien et du mal », la justice sociale et l’idéal égalitaire restent à inventer. Cette lutte est celle des citoyens contre les « Showcrates » : Voici, Gala, Elle et Le Figaro ne sont que les variantes d’un même discours. Le luxe ne sera toujours que le cache-sexe de la misère.
La mode, le showbusiness, la politique médiatique, tout ce qui fait « écran » voilà l’ennemi !

C’est pour cela qu’il faut résister à tout ce qui fait effet de personnalisation dans la vie politique, qu’il s’agisse de Royal, d’Obama ou de Sarkozy. Que ceux qui sont à l’origine d’un « No Sarkozy Day » prennent la mesure de l’impasse d’un spectacle qui s’ajouterait au spectacle. Disons plutôt ; « The show must not go on ! »
Brisons les écrans, réinventons le Réel !

samedi 2 janvier 2010

Un monde parfait

Certains courent après la perfection: ceux qui ignorent la vérité mouvante de l'humain soumis au temps, à la naissance, aux rencontres et au reste , on peut les appeler "croyants".
Courir, décrire l'incroyance est une course tout aussi folle, mais ainsi s'amusent les nerfs.
Alors je retrouve cet extrait de Jean baudrillard dans "Le crime parfait":


"Contre la perfection du système, la haine est une ultime réaction vitale.

C'est le même sentiment qui nourrit, chez tous les peuples autres d'occidentaux, cette dénégation viscérale, profonde, de ce que nous représentons et de ce que nous sommes. Comme si ces peuples-là aussi avaient la haine. On pourra leur prodiguer toute la charité universelle dont nous sommes capables, il y a chez eux eux une sorte d'altérité qui ne veut pas être comprise, une sorte d'incompatibilité qui ne veut pas se négocier. Le fossé entre notre culture de l'universel et ce qui se reste de singularités se durcit et se creuse. Leur ressentiment peut être impuissant, mais, du fond de leur extermination virtuelle, une passion de revanche infiltre et disloque le monde occidental, tout comme le fantôme des exclus commence de hanter nos sociétés conventionnelles."

Le seul problème réside en ce que ce texte fut écrit en 1995 et que rien n'a changé depuis.

vendredi 1 janvier 2010

Prédictions pour 2010


Mes prédictions pour 2010:
- L’avenir sera incertain.
- Il y aura du soleil de la pluie et même de la neige
- Mac Do sera écologique
- Sarkozy continuera de gesticuler… mais qu’il se méfie de sa droite !
- Le changement climatique continuera
- Les élections seront gagnées par les uns
- Les élections seront perdues par les autres
- Les riches seront riches et les pauvres seront pauvres
- Le Ps sera divisé
- Les médias seront débiles
- Il y aura du pire et du meilleur.


Je peux aussi prédire que Sarkozy peut se faire éjecter (si,si !), que la bourse va s’effondrer en quelques jours vers février/avril, et que l’Euro va disparaître dans quelques pays… puis partout en Europe, que l’or va grimper, etc : mais ces dernières prédictions n’étant pas certaines à 100%, je ne les confirmerai pas contrairement aux précédentes !

A toutes et à tous, BONNE ANNÉE !