
Qui ne connaît aujourd’hui ce roman de Mac Carthy, »La route », ce roadmovie où le père laboure la cendre, entraînant son fils dans cette vase qui asphyxie toute humanité? Jusqu’à la réduire à une terre sans promesse.
Il y eut aussi « Au-dessous du volcan » de Malcom Lowry, ce roman de la mort pour une humanité perdue, rongée par le remords et le doute. Sa façon d’être au bord de l’abime et d’y sombrer soudain pour ne plus se raccrocher à la mémoire de la vie.
Il y a aujourd’hui d’autres romans qui se jouent en direct sur les écrans de notre monde, avec de la politique et de la poésie qui traversent les incertitudes, les idéaux perdues . Hemingway est mort, Malraux aussi. Qui écrira la tragédie grecque à venir et cette Islande en faillite qui explose dans l’obésité d’un strass rêvé pour d’anciens pêcheurs de morue ?
L’hybris, encore et encore ! Mais voici qu’elle crache sa lave sur notre occident… et que la cendre nous atteint.
La cendre. Quelques jours d’aéroports fermés.
Retentissements économiques. Quelques jours de plus pour un peu d’angoisse pour un nuage incontrôlable qui se promène du nord au sud, qui menace l’est quand déjà il retourne à l’ouest…
Allez, encore un effort, imaginez encore quelques mois pour nous ensevelir dans cette cendre que nul n’aura pensée. Ecolos out, Allègre aussi. Tous hors culpabilité, juste à la merci du ventre de la Terre. Et pourquoi pas, des années durant ?
J’aime ces temps où la nature se joue de nos jeux et de nos certitudes.
Allez, encore un effort, imaginez encore quelques mois pour nous ensevelir dans cette cendre que nul n’aura pensée. Ecolos out, Allègre aussi. Tous hors culpabilité, juste à la merci du ventre de la Terre. Et pourquoi pas, des années durant ?
J’aime ces temps où la nature se joue de nos jeux et de nos certitudes.
Peut-être cette éruption n'est-elle qu'un écran de fumée destiné à masquer les conclusions du "black report" ?
RépondreSupprimerLes Islandais sont en contact étroit avec les trolls !
@lislandais
RépondreSupprimerFervent lecteur des romans d'Indridason et de Thorarinsson, je sais en effet que les islandais sont en contact avec les trolls via quelques paradis arificiels... Ecran de fumée? Sens propre et figuré.
L'Islande, nouvelle jamaique?
RépondreSupprimerJe serais aussi curieux d'assister à un réveil colossal du "ventre de la Terre", mais j'ai bien peur que ce soit une mauvaise fantaisie de l'âge. Pour les jeunes, je préfère imaginer des lendemains de cendres fertiles…
RépondreSupprimer@coucou
RépondreSupprimerSais-tu que c'est précisément dans ce volcan que Jules Vernes situe "Voyage au centre de le terre"?
Quant à ce que tu dis, bîen évidemment d'accord même si ça met en évidence notre présent et un futur qui ne nous appartient pas. La force de l'humain consiste à choisir ce futur.( Du moins je l'imagine...)
HERMES a dit…
RépondreSupprimeri[@coucou
Sais-tu que c'est précisément dans ce volcan que Jules Vernes situe "Voyage au centre de le terre"?]i
Une precision toutefois : le volcan de l'epopee de Jules Verne est le Snæfellsjökull, ou Sneffel (francise) qui se trouve dans la peninsule de Snæfellsnes a l'ouest de l'ile, tandis que le volcan entre recemment en eruption, repondant au doux nom de Eyjafjallajökull, il se trouve sous un glacier, au sud de l'ile ...
Cet episode volcanique, comme tous les phenomenes naturels qui secouent regulierement notre caillou bleu, devrait nous ramener a la raison en nous rappelant que nous sommes tous solidaires malgre nous de ce caillou d'une part, et que ces evenements se moquent bien de notre presence ici, d'autre part, fourmilliere d'humains flanques de leur petit ego et de leur orgueil demesure.
Comme un grain de poussiere volcanique au coeur d'un reacteur ...
[i]toto[/i]
RépondreSupprimer[i]toto[i]
Hermes, Donald11, je me souvenais qu'il s'agissait chez J. Vernes d'un volcan islandais, sans plus. Que la terre et ses spasmes se "moquent" de nous et de notre orgueil, n'enlève rien au fait que nous sommes seuls, à priori, à être conscients de cette "indifférence". Ce serait une bonne chose que cet orgueil nous permette un jour (lointain) de nous affranchir des soubresauts de la mécanique tellurique.
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