samedi 17 avril 2010

Le furoncle islandais


Et voici qu’un mauvais furoncle perdu au milieu de l’Atlantique a décidé de nous pourrir la vie!

Ça a commencé, il y a plus d’un an pour quelques dizaines de milliers de britanniques et de néerlandais qui, trop gourmands, placèrent leur épargne dans ce paradis dont ils commirent l’erreur de ne pas sonder les abîmes pourris du néo libéralisme. Tout furoncle a pour origine un staphilocoque doré.

Ne pas fouiller le ventre de la Terre, se refuser à l'autopsie d'une économie pourrie et voila...
Patatras ! Les islandais votèrent non pour le remboursement, jugeant qu’ils n’étaient en rien responsables de la faillite de leurs banques même si le pays, devenu durant cet âge d’or l’un des plus riches du monde par habitant, s’était confortablement voilé les yeux.

Mais le furoncle est tenace au point de se lâcher désormais dans notre merveilleux ciel. Il eut pourtant le mauvais goût , pour le malheureux Président polonais, de crever un peu tard : Mais pour cet homme homophobe, partisan de peine de mort, anti-avortement, et j’en passe, eût-il fallu un miracle ?

Donc notre furoncle inonde de son pus la voix lactée et met à mal le transport aérien. Et maintenant ? Un jour, une semaine, un mois ?

Le temps passe et le nuage se charge de cendre. La bourse ne s’effondre pas ce qui prouve la sottise de nos économistes mais la suppuration l'atteindra. Car, même si le nuage devait aujourd’hui se dissoudre, les conséquences seront perceptibles dans les semaines qui viennent en termes de retombées économiques. Entre autres. On n’en parle pas. Pas encore.

Ce n’est qu’un début.

5 commentaires:

  1. J'aime bien le rapport de purulence établi entre l'économie et vulcanologie.

    L'Islande adopterait-elle la tactique du rideau de fumée pour échapper à ses prédateurs, tel un poulpe ?

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  2. Un jour, une semaine, un mois? J'entendais je ne sais plus quand un présentateur l'air abasourdi dire "peut-être un an!" Eh ouais, peut-être même dix ans, cent ans, voire plus, nul ne sait. Le volcan "au nom imprononçable" peut décider, lui comme un autre, de mettre un sévère coup d'arrêt à l'économie humaine, voire à l'espèce, le plus naturellement du monde. Ils s'en foutent, les volcans, du calendrier maya. ;o)

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  3. Ne rien savoir est l'acte fondateur de toute pensée. Je crainss qu'aujourd'hui on ait tout inversé: Que le savoir deviennne la certitude. Reste que la nature, encore très incontôlable, nous rapelle à la modestie. Humains. Rien de plus.

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  4. C'est vrai que notre édifice est fragile, et que la technologie super-pointue nous rend paradoxalement plus vulnérables face aux grosses colères basiques de la Terre. On perd aussi le sens des valeurs et des repères, quand j'entends à propos de cet épisode des gens dire qu'ils vivaient un "véritable cauchemar" que leur zinc ne puisse pas décoller et qu'ils devraient louer une bagnole ou prendre un bateau à la place...

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  5. Oui, on parle d'édifice fragile. De la nature qui nous fait redoubler la classe ( réviser : humanisme ) Tiens ! Il s'agît de la colère basique
    Et pourtant on la connaissait la vérité de base. Basique, quoi.
    Erica Jong : Fear og flying !
    Alors, on se la ferme et on prend le taxi.
    Oslo- Bruxelles 3800€ ( exemple )
    Quelle retomber économique ?
    De chez moi juste qu'au la ville la plus proche ( 15km) un vélo est loué pour 15 € aller-retour et 10e le retour seul.

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