
Il n’y a en ce pays de bonnes consciences qu’une forme de racisme qui soit communément admise et jamais dénoncée : le racisme anti-chinois.
Racisme ordinaire, tellement ordinaire qu’il ne figure dans aucun dictionnaire des interdits, vous savez ce « Dictionnaire des idées reçues » de nos Bouvard et Pécuchet modernes, toujours le doigt sur la gâchette de l’ordre moral, toujours prompts à décerner médailles ou à vous enduire de goudron et de plumes…
Il faut dire que les chinois ne sont pas du genre pleurnichard et se préoccupent peu de ces lynchages médiatiques aussi longtemps qu’on ne se mette pas à cheval sur le Tibet. Et comme, bien souvent le racisme prolifère sur les lamentations de ceux qui s’en plaignent, les chinois, je suppose, rient jaune du genre « cause toujours » et, face à notre racisme ordinaire, nous préparent un retour de bâton qui n’aura peut-être pas été démérité.
Résumons : les chinois sont le bouc émissaire d’une civilisation industrielle sur le dos de laquelle nous nous sommes enrichis, dont nous profitons encore mais dont nous ne voulons plus supporter la réalité. Si bien qu’à nos yeux, L’empire du milieu est devenu l’Empire du Mal.
Et les 6 millions de tibétains agitant leurs clochettes geignardo-mystiques sont pour nous autant de héros alors que la Chine a réussi la prouesse de nourrir un peuple de plus d’un milliard d’habitants et de l’extraire de la misère.
La Chine pille les matières premières, méprise les droits de l’Homme, dit-on. Certes on y exécute aussi. Et il serait stupide de dire que tout y aille pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais prononcez le mot « Chine » et, aussitôt, l’anathème apparaît et l’on n’entend plus que les pleurnicheries de Cohn Bendit et les grelots tibétains. Tirs sans sommation : Pensée à sens unique…
La Chine pille les matières premières, méprise les droits de l’Homme, dit-on. Certes on y exécute aussi. Et il serait stupide de dire que tout y aille pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais prononcez le mot « Chine » et, aussitôt, l’anathème apparaît et l’on n’entend plus que les pleurnicheries de Cohn Bendit et les grelots tibétains. Tirs sans sommation : Pensée à sens unique…
Parmi ces condamnations, celle-ci : si les chinois avaient autant de voitures que nous, la planète serait invivable ! Ce qui sous-entend que le développement leur serait interdit. Gardons le gâteau pour nous, n’est ce pas ?
On accuse la Chine de polluer la planète alors que nous en avons fait notre usine, il ne faudrait donc quand même pas qu’ils aient des voitures !Alors parlons-en. Lisez dans Rue 89 cette information selon laquelle Hummer qui devait être racheté par une firme chinoise à General Motors, disparaîtra : le gouvernement chinois, l’a refusé, jugeant trop polluant ce type de véhicule.
Oui, ce que les USA, la bonne conscience universelle, ont refusé, les chinois l’ont fait. Mais ceci vous n’en entendrez guère parler…
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