mardi 29 septembre 2009

Sarkozy et ses corbeaux


Est-ce un effet de cette chasse au corbeau qui l’absorbe tant ? Il est certain, en tout cas, que Notre Président se corbalise à vue d’œil : une mine sombre qui va bientôt rattraper celle de Fillon et un visage si émacié que ses tics ne parviennent plus à s’y loger.

Grosse fatigue, dirait-on. Et notre noir Sarko a de plus en plus de mal à déployer ses ailes. Trop à cran ?
Et pourtant le triomphe de son épopée américaine ne devrait-il pas le combler ?
De l’énergie, il en faudrait pourtant puisque le thème de la semaine c’était : « la jeunesse » !
Mais l’agenda « gouvernemental » fonctionne ainsi à la petite semaine : l’on clame devant micros et caméras le volontarisme, et l’on se vante de l’énergie de ces nouvelles mesures miraculeuses qui disparaitront dans le flux de l’actualité aussi rapidement qu’elles avaient été annoncées.

Donc, le 29 septembre c’était le jour « jeunesse » : extension du RSA pour les jeunes mais pas vraiment. L’orientation ? Tous seront formés et auront du travail. L’argent ? Les parents seront encouragés à aider financièrement leurs enfants. Les études ? Les entreprises pourront « pré recruter » des étudiants en participant au coût de leurs études même si l’histoire ne nous dit pas quel salaire ils toucheront alors puisqu’à peine leurs études achevées , ils entreront les mains déjà liées dans le monde de l’entreprise…
Et chacun dans le brouhaha médiatique s’efforcera d’y trouver une direction, une cohérence, un soupçon de réalité.

Car ainsi fonctionne le sarkozisme dont le Grand Timonier est à la barre d’un bateau ivre. Ce ne sont que des mesures qu’on enfile comme des perles en toc ; beaucoup de clairon et trompette pour des pétards mouillés et surtout cette volonté de cacher le réel derrière des promesses aussi vagues que des vagues déferlant sur le sable et effaçant tout.

Le sarkozisme est un effacement permanent. Regardez derrière-vous : Qu’en reste-t-il ? Rien sinon un amas de débris contradictoires, un chaos d’idées avortées, de promesses oubliées, de déclarations vides, de courtisans échoués au bord des routes.

Sarkozy est l’homme qui ment tellement qu’il se sent obligé de répéter obsessionnellement : « Je dis la vérité aux français ». Faut-il être aveugle pour ne pas voir l’incompétence d’un tel homme qui n’est qu’un piètre magicien quand il veut nous faire croire que l’agitation tient lieu d’action. Il ment dans sa mégalomanie pour convaincre qu’il a sauvé le monde quand son séjour à New York se sera soldé en tout et pour tout de 2 discours de 15 minutes à la tribune de l’ONU. Il ment. Il le sait.

La réalité est triviale et pour s’y confronter, consultez l’agenda présidentiel sur le site de l’Elysée. Quel homme hyperactif, n’est-ce pas ?
Mercredi 30 septembre. 10h00 : conseil des ministres. 13h00 : déjeuner avec le Premier Ministre danois.
Jeudi 1 octobre. 17h00 : réunion ministérielle sur le pan « espoir banlieues »
Vendredi 2 octobre : Cérémonie de remise des lettres de Créance au Palais de l’Elysée.
Et puis, rien, agenda vide !

Vous me direz, oui, mais tout cela, nous le savons déjà, rien de nouveau. Alors pourquoi le répéter ?Justement par lassitude. Cette lassitude qu’on sent poindre même à droite, ces déchirements qui s’accroissent ente villepinistes et sarkozistes, entre les députés de droite et l’exécutif.
Cette lassitude qui est le ferment de toutes les passions à venir et la vraie menace pour le Président.

Parce que désormais tout le monde comprend le truc, le lapin qui sort du chapeau et le sondé qu’on interroge à la fin d’un discours présidentiel qui répondra « Oh oui ! quel grand homme ! » quand le lendemain il se dira qu’il s’est fait couillonné !
Quand la magie n’opère plus, le magicien se fait huer et n’a plus qu’à quitter la scène. Certes il faut parfois l’aider en le poussant. C’est aussi simple que cela et c’est peut-être cela cet air sombre qu’il arbore désormais.
Mais attention, à l’énergie du désespoir. Surtout quand ses corbeaux le hantent.

lundi 28 septembre 2009

L'affaire Polanski


D’abord l’argumentation est difficile. Il y a les faits que tout le monde connaît : une mauvaise histoire de mœurs vieille de 30 ans. Mais justice et raison ne font pas toujours bon ménage quand on éprouve une forme de commisération pour l’homme. Enfant du ghetto de Varsovie, rescapé d’Auschwitz, l’horreur l’aura encore accompagné lorsque sa compagne enceinte fut assassinée. En tant qu’individu, je dis : « Qu’on laisse en paix cet homme de 76 ans. Il a tellement traversé d’enfers qu’on pourrait lui épargner celui-ci. Laissons le se débrouiller avec ses fantômes et ses démons. »


Mais l’individu est aussi le citoyen qui veut croire que chacun doit devoir répondre de ses actes devant la justice. Le procès Clearstream a de nouveau démontré la fiction de cette égalité mais « l’affaire Polanski », elle, officialise de façon inédite l’inégalité des citoyens face à la justice.


Certes nous savions que la justice des riches n’était pas celle des pauvres – comme celle d’Outreau qui mène les innocents au trou !


Mais voici que c’est le gouvernement français – officiellement - qui intervient auprès de la Suisse et des USA pour qu’on libère Polanski et qu’il ne soit déféré devant la justice. Et là on rêve ! Citoyen français, il est du devoir de la France, par le biais du consulat, d’assister Polanski mais le rôle de l’Etat s’arrête là.


Que Roman Polanski soit artiste, célèbre et qu’on veuille le soutenir c’est une chose. Que l’UMP se mobilise pour sa libération, pourquoi pas ? C’est encore une façon d’acheter à bon compte les pipoles et les bobos. Mais que le ministre des Affaires Etrangères et que le Ministre de la Culture de la République Française fassent pression sur d’autres Etats par courriers officiels, pour soustraire un citoyen français à la justice américaine est scandaleux.


C’est dire qu’en France l’Etat ne reconnaît plus les mêmes droits à tous ses citoyens. Nos deux ministres ont ainsi gravement fauté face à ce fondement de la République. Cette faute les rend non seulement indignes de leurs fonctions, mais résonne comme un affront à la République. Mais la vertu, la morale…
Ce Ministre de la Culture d’aujourd’hui écrivait en 2005 : « L’argent et le sexe, je suis au cœur de mon système ; celui qui fonctionne enfin car je sais qu’on ne me refusera pas. »
Alors…


Monsieur Kouchner et Monsieur Mitterrand avaient le droit de s’exprimer librement aussi longtemps qu’ ils n’étaient pas ministres. Mais accepter une fonction c’est accepter la charge qui en résulte. Pourtant ils viennent de parler au nom du Peuple français pour dire que la justice devait s’appliquer aux uns mais pas aux autres… L’opposition trouvera-t-elle la force de protester quitte à s’aliéner quelques « bonnes consciences » ?
La réponse à cette question nous permettra de savoir qui défendra encore les principes de notre République.


Mais aujourd’hui même, j’apprends que le seul point positif de la Réforme Constitutionnelle, le Référendum d’Initiative populaire est jeté aux oubliettes ! Qu’en pense Jack Lang qui avait si ardemment défendu cette réforme?

Sans doute, plutôt que de répondre, préférera-t-il bêler avec le troupeau : « Libérez Polanski !»

samedi 26 septembre 2009

Comment Johnny a trahi Sarkozy.


Sacré Johnny ! Voici qu’à son insu il nous dévoile le circuit de l’information, lequel s’apparente ici au jeu de l’oie.

Car Johnny, chanteur et malade, n’a que peu d’importance ici. Mais l’exilé fiscal, ami des Chirac et de Sarkozy, avec des liens familiaux affairistes, est un vecteur médiatique de premier ordre. Mais, trop naïf, il a commis une gaffe, une très grosse qui dévoile le pot au roses.

Dans son jeu de l’oie, Johnny, en route pour la gloire, évita la case prison, ayant été innocenté d’une accusation de viol. Les coups de dés se traduisent alors en coups de chance et c’est la baraqua ! Mais, sale coup du sort, le cornet à dés l’envoie à la case hôpital. Et c’est là que tout commence : C’est un autre jeu qui se déroule désormais en filigrane, le jeu de l’information avec la mise en scène, du moins en coulisse, de sa diffusion.

Premier coup de dés, la « vérité officielle », style Pravda : aucun problème, juste un check up pour les assurances. Certains tiqueront, tant pis. Une case de gagner. Puis un journal américain dévoile cette information que les médias français « bizarrement » ne relaieront pas : Johnny Hallyday a été opéré d’un cancer du colon.
Grâce à la complaisance de la presse française – rappelons-nous qu’elle est entièrement contrôlée, directement ou indirectement par Sarkozy et que ceux qui auraient voulu diffuser l’information se serait exposés à des représailles – le silence est de rigueur.
Sujet tabou : lettre de cachet et masque de fer ne sont jamais bien loin…
Il faut cependant remarquer que, sans vouloir faire intrusion dans sa vie privée et livrer des informations sur l’état de santé du chanteur, les journalistes, s’ils avaient un peu enquêté, auraient pu au moins dire : « Cette vérité officielle est fausse. » Or, pas un journaliste, je dis bien pas un seul, n’aura osé dire briser l’omerta. C’est dire l’état de la profession…

Donc on échappe à la mauvaise case « hôpital » mais l’oie n’avance plus : Concerts annulés officiellement à cause de menace grippale. On tique encore, mais bon, on agite de nouveau le cornet à dés… et voici que tout commence ! Et comme « un coup de dés jamais n’abolira le hasard » pour reprendre le bon Mallarmé, c’est le dé qui déraille.
Tout devient alors incontrôlable. Notre Jojo national confie naïvement à un magazine ce que l’omerta journalistique voulait taire : la vérité ! Voici donc que l’ancienne vérité officielle vole en éclats à cause de ce jojo qui est le seul à savoir réellement de quoi il parle !

Panique dans les médias et dans les palais princiers : Jojo, t’es trop con, t’as cafté. Ton cancer on s’en fout, mais la vérité officielle doit rester la vérité officielle. Sinon où va-t-on ?

Alors Johnny tente désespérément un nouveau coup du style : « J’ai pas dit ça ! » mais les journalistes se croyant libérés de la chape de plomb se précipitent pour faire leur boulot – Une fois qu’ils le peuvent, hein, c’est pas tous les jours… Et notre Jojo est dépassé par les événements.

Donc pour lui et ceux qui l’agitent en coulisse, c’est fichu : Game over !

Car Johnny en disant la vérité a surtout dit la vérité sur le fonctionnement médiatique français : la presse poubelle n’ouvre ses couvercles que si elle est autorisée. On peut exposer la vie intime de Ségolène Royal car le Monarque l’autorise.
Qu’importent les procès et l’argent : les caisses sont vides, il nous l’a dit, mais notre faiseur de miracles peut régaler à grands frais 4000 français de New York en remerciement du bon vote de ceux-ci. Alors…

Les passe-plats du Président à la télévision, n’y changeront rien : notre symbole national a dit que la vérité n’était pas la vérité.

Alors qui croira encore que Pujadas ou Ferrari sont des journalistes ? Et plus la pauvre Chabot se fera engueuler, moins elle sera journaliste et la vérité apparaîtra encore dans toute sa nudité. Juste avant que l’on ne découvre que le roi, aussi, est nu?
Pour lui aussi, game over ? On n’en est peut-être plus si loin.

vendredi 25 septembre 2009

Le Musée du jambon


Comme son nom l’indique une blogosphère c’est rond et ça tourne en rond. On y parle, politique, people, Sarko ou sexe mais de bouffe Jamais !

Réparons cet oubli : grâce à Sarko, cette erreur sera envoyée aux poubelles de l'Histoire. D’ailleurs, soyons francs, c’est l’une de ses réussites : dans mon village le menu du Cryshandier à 46 Euro, c’est barré : à côté c’est marqué, 45 Euros ! Rendons justice à Notre Président ! La poule au pot du dimanche c’est Lui !

Heureusement à Madrid on m’épargnera « la girolle farcie de son émincé de foie gras au coulis de fraises des bois » servi dans une soucoupe.
Ici de la bouffe, de la vraie, et du cochon, et du rouge, et tout ce qui fait rire et allumer les yeux. J’en imagine d’autres dans leur comète et la tristesse d’un jambon beurre…
Mais passons. La tête de veau est morte avec Chirac et pour reprendre les Grands Mots de Notre Président : « Faudra que je fasse attention à la façon de m’hydrater. » La République c’est ça : l’eau de Vichy, je l’ai déjà dit !

A Madrid donc “El Museo del Jamon” : De l’art ? Non du cochon, du gras et du salé, sous toutes ses formes! Dire que dans l’une de la précédente Documenta de Kassel, grand messe de l’art contemporain, on invita « El Bulli » numéro 1 mondial de la cuisine moléculaire-chimique, comme œuvre d’art ! A quand mon musée du jambon à la place du Prado?
Il faut dire que depuis que l’art s’est décrété contemporain pour l’éternité depuis quelques décennies, on a oublié l’art. Mais passons à autre chose.

El Museo del Jamon n’est qu’une chaîne de restaurants - popu, criarde et joyeuse - qui met en berne la junk food mondialisée. Récemment, pour les journées du patrimoine, je voyais dans Le Monde, une grande publicité de McDonald’s avec ce sous-titre : « McDonald’s aime les journées du patrimoine. » Oui, ils ont osé ! Comment appelle-t-on déjà ceux qui osent tout ?

Alors bouffons, bouffons à s’en faire éclater la panse pendant que d’autres philosopheront, poétiseront dans le genre coincé: « Écrire vide l’âme de ses démons même si on ne sait toujours reconnaître ceux-ci et que l’âme est plus qu’incertaine. » Allons, allons, un petit verre, une petite assiette et ça passera!

De la bouffe, de la vraie, et du cochon de préférence !

Combattre l'image


Quand l’on définit l’image comme représentation d’une scène réelle ou fictive, on peut alors considérer qu’un tableau appartient à cette catégorie.
Pourtant la pratique visuelle –ou réelle- de la peinture ne cesse de convaincre que celle-ci, non seulement ne se réduit pas à l’image mais qu’elle se construit contre elle, dans son travail de corrosion et de mutilation. L’œuvre se présente alors dans cet excès qui dénonce ce malentendu consistant à l’inscrire dans la « visibilité ».

Devant les Ménines de Vélasquez, j’entends : « It’s very popular ! » Indeed. Mais chacun s’attache à se persuader de la réalité d’une œuvre comme un touriste s’assurant de l’existence de la Tour Eiffel en lui rendant visite. Et il est vrai que dans ce tableau pour lequel tout a été dit et reste à dire, hormis sa monumentalité, on peut retrouver cette énigme du peintre dans son acte de peindre et l’ambigüité de la représentation sans se confronter à la réalité de l’œuvre.

Devant la Maja vestida » de Goya, j’entends : « les plis sont suggestifs ». Oui. Mais au-delà de l’image, ce sont toutes les variations du blanc, dans une multitude de teintes, qui se modèlent pour assaillir l’offrande d’un corps. Et ce socle de blanc, dans sa brillance aveuglante dans « La Condessa de Chichon » touche à la cruauté.

Quand, d’une colline abstraite de couleurs vertigineuses et mortes, dans « le Tres de Mayo », surgit le regard grand ouvert du supplicié dans la lumière de sa tunique blanche quand les autres condamnés, déjà éteints, se couvrent les yeux, un destin se fige dans la matière du peintre.
La peinture est l’histoire de ce regard.

Mais pour celui qui veut entrer dans la réalité de la peinture, qu’il se dirige vers Le Christ de Vélasquez qui, dans sa radicale verticalité, n’est plus que forme lumineuse dans laquelle l’expression du corps et du visage se dissout.

Car cette lumière du sujet n’existe que par la force du fond neutre, apparemment noir qui la produit : de larges coups de brosses verticales, des stries , presque des griffures de couches verdâtres ou bleues ou rose qui façonnent un noir si étincelant qu’il s’oppose à la lumière du Christ dont l’ombre apparaît en lisière de ce fond monochrome.
Et le rouge translucide qui coule des plaies n’est plus l’œuvre du pinceau mais l’écoulement naturel de la peinture sur la toile.
La peinture déjà prend ici son autonomie sur l’intentionnalité. Et à l’exact centre de la composition, l’horizontalité avec le blanc du linge noué autour du corps qui désigne cet enroulement de couleurs qui parviennent à créer l’illusion du blanc.
Bien sûr un tel tableau échappe à toute reproduction ; il s’affranchit de l’image pour proposer une expérience du regard, c'est-à-dire une mise en cause aussi bien de ce qui est montré que de notre façon de voir.

Dans notre monde saturé d’images, la peinture nous permet d'apprendre à s'approprier le monde.

jeudi 24 septembre 2009

La beauté est invisible




Si l’art, en apparence, ne se soucie guère de vérité, il l’effleure, et même, la dévoile tellement plus que « les systèmes de représentation ». Même s’il déforme, triture, bouscule, vandalise, explose le réel en mille éclats : tout ne serait donc ici , au-delà des vérités admises, qu’affaire de destruction ?

Le visiteur de musée demeure pour moi une énigme : au-delà de celui qui s’adonne au culte révérencieux de la culture et de ceux qui processionnent dans le tourisme marchand, il y a ces errances solitaires, hésitantes.
A la recherche de quoi ? Inutile de préciser que cette énigme est la mienne et qu’elle me porte au point parfois d’occulter l’œuvre elle-même.

La beauté ? Plus on la cherche, plus elle se dissout dans les mots, plus elle s’échappe. Et quand on croit l’approcher, aussitôt elle se dérobe en faisant grimacer ses faux-semblants. Autant dire que la beauté ne saurait être « belle » et qu’elle se réduit à la quête d’elle-même.
Alors, une fois encore, pour reprendre Mallarmé soucions-nous plutôt du vrai…

Ce matin, au Musée de la Reine Sofia, Guernica, et surtout ce tableau de Picasso avec un gros plan sur le visage. L’un de ses plus beaux portraits. Beau ? Non, le vrai dans une telle intensité qu’il construit du réel par la vérité cachée qui en surgit.

De même, Madrid est-elle une belle ville ? Bordélique, multiforme, vivante, presque ordinaire s’il n’y avait cette vie que je ne retrouve nulle part ailleurs en Europe. Bien plus belle que Barcelone ou ces villes musées qui ont perdu leur âme.

La beauté serait-elle donc aussi invisible, aussi immatérielle et indéfinissable que cette « âme » ? Pour reprendre la définition de Vinci, l’art est une chose mentale, il ne se donne à voir que pour se dissoudre dans la pensée.

Alors je ne retiens plus que les œuvres qui m’obsèdent par l’oubli qui les guette pour les incruster dans mon « oublieuse mémoire » (Supervielle ?). De l’art il faut se contenter de cette disparition dont les traces subsistent et essaiment ce qui pourrait ressembler à une « vérité » : le réel ?

Et le beau ne serait-ce que le désirable ? Et le désirable, l'invisible?

mercredi 23 septembre 2009

Pauvre Fillon!


La République française s’adresse à ses citoyens depuis New York. C’est dire la distance qui s’établit entre un monarque et ses sujets. Pour une semaine, le pouvoir s’est donc déplacé et le conseil des ministres qui aurait pu être présidé, selon la tradition de la Ve République, par le Premier Ministre n’aura pas lieu.

Premier Ministre ou Dernier Ministre ?

Alors que les ministres peuvent se prévaloir d’un dossier précis et de quelques prérogatives à condition qu’ils fassent bonne figure à la télévision, François Fillon n’existe pas : il n’est plus qu’un ectoplasme avec un titre vidé de son sens. Il ne survit que comme homme de paille parce qu’il en faut un et c’est tout. Aurait-il un peu d’honneur, aurait-il le souci de remplir dignement ses fonctions qu’il en tirerait les conclusions et s’en irait. Mais Monsieur Fillon n’en a cure et continuera à promener son titre creux avec un air de chien battu.

Cette soif d’humilier est le caprice du Président, lequel du haut de ses talonnettes, se plait à toiser de son mépris ceux qui ne lui sont pas utiles. Mais plus les courtisans s’abaissent, plus la disparition les guette. Gageons que dans les prochains jours, le guignol Premier Ministre resurgira pour un petit tour de scène pour se persuader de son existence pendant l’absence du Maître avant de retourner dans l’oubli. Car telle est la vie politique de cette République Franchouillarde où seul le spectacle importe. Et le spectacle n’a d’autre but que de distraire le public.
Alors Monsieur Fillon pourra longuement méditer dans les ors de l’Hôtel Matignon sur son honneur perdu. Mais l’or, n’est-ce pas… ?

Donc distrayons-nous ; Ici Londres! Pardon, ici New York, devenu pour un temps le Ground Zero de la pensée, ça va gesticuler, ça va médiatiser et pérorer. Une semaine de bruit, de grandes promesses sur un avenir lumineux grâce à Notre Grand Timonier.

Mieux vaut être à Madrid, boire du rouge, manger du jambon, vivre dans la chaleur des ruelles, regarder des tableaux et, pour l’instant, s’envoyer en l’air au-dessus de la Méditerranée en écrivant ces mots. Je ne serai pas tenté de regarder encore De Funès interpréter le rôle d’un Président à la télévision !

mardi 22 septembre 2009

L'extase de Carla Bruni


Ainsi Valéry Giscard d’Estaing, par le biais d’un roman, se flatte d’amourettes…Il est des personnages dont l’aura dont on les a parés transcende de loin leur pâle réalité parce qu’en eux subsiste quelque chose de trop ordinaire pour se conformer au destin glorieux auquel nous rêvons quand ils y sont voués.
Non, ne voyez pas dans cette phrase liminaire un pastiche de Frédéric Mitterrand en hommaâââge à quelque célébrité: Je ne fais ici que pénétrer l’âme d’un VGE qui se pâme d’amours princières en rêvant d’incandescents transports avec feu Lady Diana dans un roman à paraître bientôt…


Le démon de midi a parfois ses exigences mais le démon de minuit, plus cruel, hante la littérature, la queue basse, en triste figure de l’impuissance. Et que l’Ex voyage dans le temps du réel ou de l’imaginaire ce ne sera sans doute que par cette tristesse flasque de la vieillesse dans le spectacle de sa débandade.

Lady Di fut-elle « un bon coup » ?

J’en doute si elle fut triste. Mais je ne m’étendrai guère à ce sujet, quelque soit la secrète tendresse que j’éprouve à son endroit.


Autre chose alors : VGE, dans un ultime jet littéraire, nous confiera-t-il bientôt ses convulsions extatiques entre les frêles ossatures de Carla B ?
Il faut le souhaiter car le roman se parerait peut-être des atours de la même vérité, même si, de lui ou d’elle, on ne sait qui serait le plus à plaindre. Plus sérieusement, cette fournaise du sang chez Carla ne serait chez elle que l’émanation d’un feu mystique trop longtemps contenu.

La preuve dans le magazine Elle :
« Après avoir été Première Dame, je la vois bien encore changer, choisir une voie inverse, celle du dépouillement et de l’austérité. Elle pourrait devenir, et je ne plaisante pas, une nouvelle Mère Teresa. Il y a une dimension spirituelle en elle. Elle est bien plus que ce qu’elle donne à voir(…) C’est une âme ardente. »


On se surprendra davantage de l’ « austérité » plutôt que du « dépouillement » , jusqu’à l’effeuillage - de Notre Grande Dame, laquelle toujours sut, de ses dessous comme de la légèreté de ses idées, nous livrer le spectacle diaphane de l’offrande au pouvoir d’un mâle bêtifiant.

Ainsi mieux que la bravitude de Ségolène voici la béatitude de Carla. Celle qui résulte d’un don, d’une offrande à son peuple…

On nous a tellement fait le coup dans l’Histoire, que nous en sommes fatigués… Mais de la béatitude triste comme de la béatification forcenée du pouvoir ne restera-t-il que le tranchant du réel pour cette figure déjà sacrifiée et qui ne sera jamais plainte ?

Ainsi va l’Histoire … Ou plutôt son spectacle.

lundi 21 septembre 2009

Vive le bonheur!


Dans son génie, Notre Président aime lancer des commissions, toujours fort utiles pour acheter untel ou untel.

"Faire les commissions", c'est bien payer pour remplir son panier, non?

Donc il n'y aurait plus de PIB mais un très mesurable "indice de bonheur"! Demandez à France Télécom, ce qu'ils en pensent...

Je lui suggère donc un peu de littérature et d'oublier les lieux communs de la Jet set: les journées du Patrimoine permettent d'entrer dans ces lieux d'ordinaire interdits mais qui vivent dans la mémoire...

C'est alors l'occasion de pénétrer dans le jardin de La Treille Muscate où vécut Colette à Saint-Tropez. Jardin pris ce jour-là dans une pluie brumeuse où surgissaient des brides de textes.
Je me souviens de ces descriptions de fleurs que je n'ai jamais pu retrouver ailleurs...
Mais peut- on imaginer Notre Président s'émouvoir des mots de Colette ou des parfums de "Jardin oublié" de Verlaine? Sans doute comprendrait-il alors ce qu'est aussi le bonheur...

Un extrait de "La retraite sentimentale":

"L'automne éblouit ici. Annie vit parmi cet embrasement, froide et reposée, presque indifférente, et je m'en indigne. Casamène est perché sur l'épaule ronde d'une petite montagne crépue de chênes bas, qu'octobre n'a pas encore mordus de sa flamme. Alentour, ce pays, que j'aime déjà, réunit l'âpreté d'un midi de mistral, les pins bleus de l'est, et du haut de la terrasse de gravier, on voit luire, très loin, une froide rivière, argentée et rapide, couleur d'ablette.
Le mur de clôture s'écroule sur la route, la vigne vierge anémie sournoisement les glycines, et les rosiers qu'on ne renouvelle pas dédoublent leurs fleurs, redeviennent églantiers. Du labyrinthe, puérilement dessiné par le grand-père d'Annie, il reste un fouillis d'érables, d'alisiers, des taillis de ce qu'on nomme à Montigny « pulains » , des bosquets de végelias démodés. Les sapins ont cent ans et ne verront pas un autre siècle, parce que le lierre gaine leurs troncs et les étouffe... Quelle main sacrilège tourna sur son socle la dalle d'ardoise du cadran solaire, qui marque midi à deux heures moins le quart ?
Les pommiers âgés donnent des fruits nains à mettre sur les chapeaux, mais une treille de muscat noir, mystérieusement nourrie, s'est élancée, vigoureuse, a couvert et effondré un poulailler, puis, ressaisissant le bras d'un cerisier, l'a noyé de pampres de vrilles, de raisins d'un bleu de prune qui s'égrènent déjà. Une abondance inquiétante voisine ici avec l'indigence pelée des rocs mauves qui crèvent le sol, où la ronce même ne trouve pas de quoi suspendre ses feuilles de fer hérissé. "

P.S: Ne pas oublier la pétition pour l'inscription des Services publics dans la Constitution!

http://www.referendum-servicespublics.com/

P.S 2: Un dimanche c'est la mairie de Carcassonne qui est prise par le PS à l'UMP, le dimanche d'après c'est Briançon qui passe de l'UMP au PS... Pour ceux qui désespèrent qu'ils sachent qu'un parti politique ce sont ses électeurs!

dimanche 20 septembre 2009

Grippe A: escroquerie planéraire?


Ce qui m'étonne dans cette histoire grippale ce n'est pas tant la maladie que sa mise en scène: on en parle depuis longtemps, on ferme des écoles de façon spectaculaire et inutilement...

N'étant pas scientifique, je n'ai pas d'avis sinon que cette mise en scène m'inquiète davantage que la maladie elle-même.

En tout cas, à lire cet article passionnant de l'écrivain et Mécecin Martin Wrinkler:

http://martinwinckler.com/article.php3?id_article=973

Et puis dans le genre alarmiste, un texte qui annonce une future vaccination de masse et obligatoire dans une rhétorique complotiste, voire apocalyptique...C'est un courriel reçu d'un certain Jean-Jacques Crèvecoeur. Je regrette que ce texte donne des chiffres sans que les sources précises ne soient indiquées... Beaucoup d'allégations et rien d'autre, une perception paranoiaque du monde... Aucune opinion donc là-dessus mais il faut aussi que cela puisse s'exprimer:



Madame, Monsieur, Chers amis,


Je vous avais promis de vous informer. C’est ce que je fais. En attendant la sortie de ma première capsule vidéo, je vous écris. Parce que c’est plus fort que moi. Et parce que les jours nous sont comptés. L’objectif de ce courriel est double.

Premier objectif : je veux vous rappeler la tenue à Montréal d’un congrès exceptionnel qui aura lieu ce samedi 12 septembre, de 9 heures à 22 heures (heure de Montréal) (15 heures à 4 heures du matin, heure européenne). Ce congrès est la première conférence pour la liberté de Choix en Santé. En tant qu’Européens, vous pourrez suivre en ligne tout le déroulement de ce congrès, en direct et en différé. Si vous voulez savoir de quoi traitera ce congrès, cliquez sur le lien qui annonce l’événement : http://www.youtube.com/watch?v=NbMWPTM2yhs

Connaissant bien les politiques de santé tant en Amérique du Nord qu’en Europe, je vous assure que les Européens y trouveront beaucoup d’informations qui s’appliquent à leur réalité. Seuls les noms des lois et des ministres diffèrent. Mais ce sont les mêmes compagnies pharmaceutiques qui imposent leurs lois iniques et liberticides à des politiciens devenus pantins et hommes de paille. Si vous voulez comprendre ce qui nous attend dans les mois qui viennent, de grâce, prenez le temps de suivre cette conférence. C’est tout simplement votre santé, votre liberté et votre vie qui sont en jeu. Pour vous inscrire, cliquez sur le lien suivant : http://www.tele-sante > > com/conference_flcs_12sept09_webdiffusion.html

Et si vous croyez encore naïvement que le plan de vaccination obligatoire n’aura pas lieu, je vous invite à tenter de répondre aux questions que je me pose depuis que je suis ce dossier de la grippe porcine.

Tel est le second objectif de ce courriel : vous partager quelques-unes de mes nombreuses questions et interrogations à propos de cette fameuse pandémie de grippe H1N1, et vous inviter à y répondre par vous-même puis à tirer vos propres conclusions.


Pourquoi, Madame Bachelot (ministre de la santé en France) a-t-elle demandé début février 2009, à un groupe de légistes constitutionnalistes, un mémo sur la question suivante : l’imposition d’un plan de vaccination à toute la population serait-elle illégale et anticonstitutionnelle ? Ce sur quoi les experts l’ont rassurée, invoquant qu’une situation exceptionnelle et qu’un état d’urgence sanitaire justifiait amplement qu’on supprime toutes les libertés individuelles !


Pourquoi l’Organisation Mondiale de la Santé a-t-elle modifié, le 27 avril 2009, sa définition de la pandémie ? Auparavant, pour déclarer une pandémie, les contraintes étaient beaucoup plus sévères ! Maintenant, il suffit que la maladie soit identifiée dans deux pays d’une même zone OMS !


Comment se fait-il que le brevet du vaccin contre la grippe porcine (H1N1) a été déposé en 2007 (bien avant la réapparition du virus disparu depuis la fameuse épidémie de grippe espagnole, en 1918) ?


Par quel hasard le président Sarkozy a-t-il eu l’intuition d’aller signer un contrat d’investissement d’un montant de 100 millions d’euros, le 9 mars 2009, pour la construction d’une usine de fabrication de vaccins contre la grippe ? Et devinez où ! Au Mexique, là où justement, le foyer de la pandémie a pris naissance !



Pourquoi aucun média et aucun expert scientifique ne rappellent que la grippe ordinaire tue chaque année entre 250.000 et 500.000 personnes, soit plus de 1.000 morts par jour (ce sont les chiffres officiels de l’Organisation Mondiale de la Santé) ?



Pourquoi tous les médias du monde répètent-ils quotidiennement que le virus de la grippe A H1N1 va provoquer une hécatombe de victimes, alors que les faits démontrent qu’il s’agit d’une simple grippette (moins grave que la grippe saisonnière ordinaire) qui n’a fait que 2.000 morts en plus de cinq mois ? La grippe ordinaire en aurait fait, pendant ce même laps de temps, 200.000 morts !



Pourquoi, malgré ces chiffres de morbidité et de mortalité insignifiants (2 000 au lieu de 200.000), la plupart des pays du Monde ont passé des commandes faramineuses pour des centaines de millions de doses de vaccin, et ce, dès le mois de juin 2009 ? autrement dit, pourquoi met-on en place des mesures exceptionnelles cette année, alors que la grippe est moins virulente que les autres années ?


Qu’est-ce qui, dans les faits, justifie de telles décisions alors qu’il n’y a rien d’exceptionnel ?
pourquoi des lois d’exception (lois martiales) ont-elles déjà été votées dans la plupart des pays (sans en révéler le contenu) ?


Pourquoi le Ministre de l’Intérieur Français a-t-il rappelé tous les réservistes de l’armée et de la gendarmerie, en février 2009, en vue (je cite) « de graves troubles sociaux prévus pour la fin de l’été 2009 » (c’est-à-dire septembre) ?

Pourquoi l’armée américaine vient d’être déployée sur tout le territoire des Etats-Unis ?

Pourquoi plus de 800 camps de concentration ont-ils été installés aux Etats-Unis, ces dernières années (pour l’instant, ils sont vides) ? Pourquoi sont-ils gérés par la FEMA (Federal Emergency Management Agency), qui intervient lors des grandes catastrophes sur le territoire (comme lors du cyclone Katrina) ?

Pourquoi des centaines de milliers de cercueils sont-ils entreposés dans tous les états américains et pourquoi des fosses communes ont été creusées dans chaque district ?

Pourquoi 600 neurologues britanniques ont-ils reçu, le 29 juillet 2009, une lettre confidentielle du Health Protection Agency (HPA), les invitant à être particulièrement attentifs à la future recrudescence du syndrome de Guillain Barré (maladie neurologique dégénérative gravissime déclenchée la plupart du temps par l’acte vaccinal)?

Et pourquoi cette même agence n’a-t-elle pas prévenu le public qui va « bénéficier » de cette campagne de vaccination ?

Comment se fait-il que le 5 mars 2009, la firme Baxter a contaminé 72 kg de matériel vaccinal, mélangeant les virus H5N1 de la grippe aviaire et H3N2 de la grippe ordinaire, avant de les envoyer dans six pays différents, alors que les procédures de sécurité dans ce genre de laboratoire rendent cet accident absolument impossible ?

Impossible sauf si l’acte devient volontaire. Cela m’a été confirmé par un docteur en biologie.

Pourquoi ne nous dit-on pas que le vaccin contre la grippe, depuis 40 ans qu’il existe, n’a jamais eu d’impact positif sur l’incidence de cette maladie, au contraire ? Une étude internationale a démontré que les vaccinés attrapaient plus souvent la grippe que les non-vaccinés.

Pourquoi nous cache-t-on qu’en 1918, ce sont les personnes vaccinées qui sont mortes de la grippe espagnole, et pas les non-vaccinées ? Cela voudrait-il dire qu’elles ont été tuées par le vaccin lui-même, et pas par la grippe ? si les vaccins ont si peu d’effets secondaires, comment les autorités sanitaires expliquent-elles que le nombre de scléroses en plaques en France est passé de 25.000 à 85.000, suite à la campagne de vaccination contre l’hépatite B ?

Pourquoi nous cache-t-on que toutes les épidémies du XXe siècle ont été déclenchées par des campagnes de vaccination préalables ?

Pourquoi autorise-t-on de mettre dans le futur vaccin contre la grippe H1N1, un adjuvant tel que le squalène (dans une proportion un million de fois plus importante – j’ai revérifié les calculs, car je n’y croyais pas !), alors que la Chambre des Représentants l’avait reconnu explicitement responsable du syndrome de la première guerre du Golfe, syndrome qui avait rendu 180.000 GI’s malades (25 % des soldats) suite à l’injection du vaccin contre l’anthrax ? À noter que le squalène avait été interdit par un juge fédéral en 2004 !

Pourquoi les premières populations visées par la vaccination sont-elles les femmes enceintes et les enfants, alors qu’habituellement, ce sont les vieux qu’on vise ? Eux, paraît-il, auraient une mémoire immunitaire de la grippe espagnole de 1918 !!!

Pourquoi les procédures de vaccination obligatoire seront-elles confiées, non pas à des médecins, mais à des étudiants volontaires et des militaires ?

Pourquoi aucun médecin et aucun hôpital ne pourra dispenser les vaccins eux-mêmes ? Craindraient-ils de faux certificats ?

Pourquoi 50 % des médecins anglais disent qu’ils refuseront de se faire vacciner avec le nouveau vaccin, parce qu’ils n’ont pas confiance en la procédure de préparation ?

Pourquoi présente-t-on le Tamiflu comme un antiviral efficace, alors que toutes les campagnes d’utilisation de ce produit se sont révélées catastrophiquement inefficaces ? De plus, ce médicament provoque de nombreux désordres psychologiques et neuronaux, allant jusqu’à provoquer des suicides en nombre chez ceux qui en consomment !

Pourquoi les autorités sanitaires, censées vouloir notre bien et notre protection, autorisent-elles qu’un nouveau type de vaccin (ce sont leurs mots) soit testé directement sur des centaines de millions de cobayes (c’est-à-dire nous), sans que les protocoles normaux de Mise en Marché ne soient respectés, et sans aucune garantie d’innocuité dudit vaccin ?

Je pourrais continuer comme cela encore des heures. Mais je m’arrête là, car les autres questions iraient toujours dans le même sens. Je n’ai plus le temps, pour l’instant, de vous mettre toutes les références d’articles des journaux officiels (le Monde, le Figaro, le Daily Post, le Journal du dimanche, etc.), des sites officiels (de l’OMS, de Baxter, d’Aventis, de Sanofi-Pasteur, etc.) et des déclarations de scientifiques pro-vaccinalistes que j’ai consultées !
Vous trouverez tout cela sur mon site, d’ici la fin du mois de septembre. Mais je vous garantis sur l’honneur que toutes les questions que je pose ci-dessus se basent uniquement sur des lectures de documents officiels et accessibles à tous ! Ce ne sont pas des allégations, des suppositions, des supputations de théoriciens du grand complot ! C’est cela qui fait qu’il est impératif de se poser de telles questions ! Et de tirer les conclusions qui s’imposent.

Pour ma part, c’est fait. Et j’ai pris position clairement. Autrement dit, tant qu’on ne m’obligera pas à fermer ma gueule, je continuerai à vous informer.

Il y a, par contre, une question que je vais poser ici et à laquelle je vais répondre, car beaucoup de mes interlocuteurs ne comprennent pas cela (j’ai reçu des centaines de courriels en une semaine !!! Merci à ceux qui m’ont traité de pauvre connard et de manipulateur. Merci surtout à tous ceux qui ont relayé l’information à des dizaines de milliers de personnes en Europe et au Canada. Merci particulièrement à tous ceux qui prient pour moi, pour l’instant. J’ai été très touché et ému.)


La question est : comment un virus aussi bénin va-t-il s’y prendre pour tuer des millions de personnes ? Ça, c’est la question à un million de dollars !!!

Eh bien c’est l’histoire des pandémies du passé qui nous apporte la réponse.

La recette est simple (en douze étapes, déjà expérimentées en 1918 avec succès) : on annonce qu’un foyer d’une nouvelle grippe vient d’apparaître au Mexique et que c’est très grave, car c’est un virus animal qui s’est transmis à l’homme ! on annonce ensuite 350 morts en une semaine, pour rectifier ensuite le décompte à 8 morts.
Mais tout le monde a retenu qu’il y avait eu beaucoup de morts dès le début (ça ne vous rappelle rien, ça : le 11 septembre, on nous a annoncé à la télévision 40 à 50.000 morts dans les Twin Towers – ce qui a justifié la croisade contre les forces du Mal – puis, on a révisé le nombre de morts à 2.974) ; on annonce à grand renfort de publicité quotidienne que ce terrible virus se> > propage à une vitesse incroyable sur toute la planète (alors que par ailleurs, aucun laboratoire du monde ne dispose de la souche du virus pour confirmer que c’est bien ce virus qui est en cause, et pas le virus ordinaire – on reconnaît par ailleurs que la grippe porcine ne présente aucun symptôme spécifique par rapport à ceux de la grippe ordinaire – alors, comment font-ils pour compter le nombre de cas ???) ; devant le peu de virulence dudit virus, on nous annonce que ce gentil virus (finalement) va muter et va devenir TRÈS méchant, et que l’on sait qu’il va muter à une date précise (celle de la sortie des vaccins, quelle coïncidence quand même !) ; pendant tout ce temps, on prépare des produits en laboratoire dont on dit qu’ils sont des vaccins, et dans lesquels on mélange deux souches de la grippe porcine, deux souches de la grippe aviaire et une souche de la grippe humaine (cocktail tout à fait explosif, lorsqu’il sera injecté dans le corps!).
De plus, on rajoute (en plus grande quantité que d’habitude) des adjuvants (mercure, aluminium et squalène), reconnus pour leur grande toxicité ; peu avant la sortie des soi-disant vaccins (qui sont en réalité, ici, des armes bactériologiques), les médias se déchaînent pour nous annoncer qu’il y a une recrudescence de cas de grippe. Même si les médecins ne prennent plus la peine de vérifier s’il s’agit bien du même virus, le peuple est tellement hypnotisé qu’il ne réfléchit plus. Il est persuadé que la mutation annoncée est en train de se réaliser ; on annonce aussi que tous les vaccins ne seront pas disponibles immédiatement et qu’il y aura des chanceux qui pourront en bénéficier tout de suite, et d’autres devront attendre jusqu’à quatre mois pour enfin recevoir le vaccin salvateur !
À noter que nous en sommes là, pour l’instant dans la chronologie des événements.
Dès la sortie des premières armes bactériologiques déguisées en vaccins, le bon peuple apeuré court se faire vacciner volontairement, dans les centres spécialement préparés à cet effet (et encadrés par des militaires). Ici au Canada, les gens s’inscrivent sur des listes d’attente pour être certains d’être parmi les premiers vaccinés ! Dès l’injection du vaccin, le cocktail préparé soigneusement par les laboratoires entraîne la mutation et la combinaison des différentes souches dans le corps du patient, rendant les virus extrêmement mortels. Dans le même temps, les adjuvants auront mis par terre le système immunitaire. La Tamiflu sera utilisé pour provoquer une surinfection (cas déjà observés dans plusieurs pays) entraînant immédiatement la mort de la personne.


Conséquence : il y aura des milliers de morts parmi les premières populations vaccinées . On nous dira alors que, malheureusement, ce qu’on craignait est arrivé : le virus a muté sous une forme mortelle. On attribuera la cause des décès au virus, et pas au gentil vaccin censé nous protéger !
Une panique s’emparera de la population, qui réclamera qu’on les vaccine d’urgence ; vu la gravité de la situation sanitaire, vu les troubles engendrés, d’une part par ceux qui réclameront avec force leur vaccin, d’autre part par ceux qui accuseront les autorités sanitaires de génocidaires, l’état d’urgence sera déclaré dans tout le pays et le plan de vaccination obligatoire sera mis en place ; ceux qui refuseront de se faire vacciner devront se cacher ou disparaître pendant un temps suffisamment long, à moins qu’on ne les fasse disparaître dans des camps de concentration prévus à cet effet.
Ce scénario, je vous l’écris en cette nuit du 9 au 10 septembre 2009. Je ne le fais pas du tout de gaieté de coeur. Je sais que certains parmi vous me reprocheront d’alimenter la peur qui est déjà créée par les élites lumineuses, et de finalement, faire le jeu de ceux que je dénonce. (...)

samedi 19 septembre 2009

Mauvaise santé de Sarkory



New York, août 2008


Tandis que Sarkozy festoie dans un hôpital en même temps que, peu à peu, il démantèle en France le système de soins, à l'autre bout du monde, Obama se bat pour assurer la santé pour tous.


jeudi 17 septembre 2009

Liberté, égalité, banane!


Qu'est ce qu'une République bananière?

Celle où l'argent, les dessous de table et le copinage l'emportent sur les règles républicaines.

Que Monsieur Sarkozy veuille désormais saboter la 4e licence de téléphonie mobile, c'est remettre en cause le fonctionnement de l'Etat puisque l'appel d'offres a été publié au Journal Officiel du 1 août 2009. Bouygues, ami personnel du Président, n'y serait pour rien?

Que des lois votées par le Parlement soient rejetées par l' Exécutif ce n'est pas contraire à la Démocratie?

Que la quasi totalité de la presse écrite et radiophonique soit dans les mains de Hersant et de Lagardère, autres amis proches du Président, c'est normal en République?

Que celui qui dirige les télévisions publiques soit directement nommé par le Président, ça existe dans d'autres pays occidentaux?

Que le gouvernement ne soit qu'un groupe de fantômes contrôlés par Guaino et Guéant, les deux sous-chefs du pouvoir, qui n'ont jamais été élus, qui n'ont pas pas la moindre représentation démocratique, ce n'est pas contraire à la République?

Quand le pouvoir a été confisqué par un seul homme, ça s'appelle comment?


Faut-il continuer?

Seule la gauche et le Modem s'en offusquent. La droite, toute entière, serait-elle complice? Se serait-elle avachie dans la vulgarité, la grossièreté, la bouffonnerie qui est celle de Nicolas Sarkozy?

Tout ceci n'est pas nouveau, tout a déjà été dit, mais ça va continuer, Hortefeux pourra continuer ses blagues pourries, il ne se fera que gronder, et encore... Les autres paraderont dans ce décor d'usines ou d'hôpitaux où on les promènera parmi des figurants en guise de travailleurs.

Car les républiques bananieres poussent sur des fictions : ce ne sont que de faux paradis, de "tristes tropiques" où le mensonge est la règle et les peaux de banane la seule méthode de gouvernement.

mardi 15 septembre 2009

Dérive d'avenir


Une fois encore, la fiction et même « l’hyperfiction » sera le meilleur ancrage à notre monde. Relire le début de « La nuit des embarras » d’Henri Michaux :
« Les charrues en sucre blanc ou en verre soufflé ou en porcelaine sont un obstacle à la circulation. Les nappes de lait caillé aussi, quand elles viennent jusqu’aux genoux. »

Pourquoi cette fausse narration féérique ramène-t-elle à Ségolène Royal qui, qu’on le veuille ou non, avait raison avant tout le monde puisque ceux qui la critiquaient s’empressèrent de reprendre à leur compte ses mots et ce qu’elle proposait ? …

Donc regardons la suite de cette étrange narration dans la version offerte par ce site, nouveau, de Désirs d’avenir :
Ou, immédiatement -dans sa brutalité innocente- l’image d’un désir sans avenir : c’est ce que dénote, à défaut d’un avenir réel, l’absence criante de cet « autre » qui serait convié à ce désir et à sa réalisation. Mais Le silence hurle dans le vide de l’image. La figure centrale des mots et le nom propre céleste se dessinent, dans une solitude extrême, en guise de pluriel.

La forme, comme d’habitude, c’est déjà le fond.

Une structuration pour le moins simpliste de l’espace – une horizontalité partagée dans sa partie supérieure par un ciel en mouvement, bleu et blanc ; et le bas pour une terre vierge, d’un vert halluciné, d’avant ou d’après…

De l’humain, de la vie même, nous ne saurons rien. De cette disposition ne subsiste que le règne d’un devenir céleste sur une terre à ensemencer. Le discours se réduit à cette religiosité obscène : votre avenir est dans la destinée, vous n’existez pas. Le désir est céleste : « Désirs d’avenir », sous titre : « Ségolène Royal ». Crudité des mots, vacuité de l’image.

Madame Royal ne serait-elle donc que cet avatar de « la gauche divine » dont s’amusait Baudrillard ? Et cet épuisement de l’Histoire, qu’il devinait, serait-ce donc cette scène de l’après politique que Ségolène voudrait interpréter ici ?
Or il est bon, plus de 20 ans après, de relire ceci :

« Le socialisme… ce n’est plus une exigence révolutionnaire, c’est une simulation de changement (simulation au sens du meilleur scénario possible) et une simulation du futur. Pas de surprise, pas de violence, pas d’outrepasse ment, pas de passion véritable. C’est pourquoi je dis qu’il est extatique : l’hyper réel c’est l’extase du réel figé dans son modèle (même si son modèle est celui du changement). »

« Désirsdavenir.com » Cette ossature pétrifiée dans l’espace où les mots sont disposés comme des stèles : Verticalité, horizontalité, sècheresse du monde vécu dans sa simplification extrême. La politique se jouerait-elle là dans ce non man’s land où l’homme est condamné à son absence, où la vérité est révélée dans un univers glaciaire et hollywoodien, le mouvement en moins ?

Il manque, certainement, quelques sémiologues pour offrir quelques béquilles aux politiques. Mais comprennent-ils au moins, qu’au-delà de la communication, le sens, tel « la lettre volée » de Lacan reste présent aux yeux de ceux qui le cherchent ailleurs ? A ne penser que « les gens », on oublie le peuple, à ne vivre que dans la transparence on nie la dureté opaque du réel. Alors ce désir que Ségolène Royal écrit au pluriel est-il le sien ou le nôtre ?

D’où qu’ils viennent, les mots de cette claudication sont assourdissants. Effrayants tant ils désignent un manque. La politique est en tout cas ailleurs et non pas « sur la terre comme au ciel… »
Alors, marchons plutôt, sur les pas de cette féérie claudicante de Michaux qui s’achève sur ce paragraphe :

"Et si, cherchant le salut dans la fuite, vos jambes et vos reins se fendent comme du pain rassis, et que chaque mouvement les rompe de plus en plus. Comment s’en tirer maintenant ? Comment s’en tirer ?"

La politique !

Les fables de la Loi.


Sans qu’on y prenne même garde, l’actualité c’est aussi ce tricotage et ce détricotage des lois qui est pourtant le cœur même de la politique.
Au-delà des flots de paroles et des polémiques, et quel que soit le régime, l’essentiel réside ici : la rédaction d’une loi, son vote, sa promulgation.
Et si chaque étape est distincte, seule la promulgation de la loi échappe au pouvoir législatif puisque seul l’exécutif détient le pouvoir de signer les décrets d’application. C’est d’ailleurs, pour le meilleur ou pour le pire, le talon d’Achille de la démocratie.

Par exemple, s’il ya lieu de se réjouir que les décrets sur les tests ADN dans le cadre du regroupement familial soient rejetés par Besson du fait que celui-ci les juge difficilement applicables, ce refus ministériel pose la question du respect de la démocratie puisque ce sont bien les parlementaires qui proposent et votent les lois. Paradoxe inconfortable puisque c’est ici la droite qui, dans ce contexte, donne une leçon de démocratie à un ministre qui veut se rappeler aux bons souvenirs de la gauche en se dotant à bon compte d’une caution morale.

Car bien évidemment un Ministre se moque bien de savoir si une loi est applicable ou non. L’absurdité est d’ailleurs le lot de ce millefeuille législatif dont l’obésité effraie les juristes, incapables désormais de se retrouver dans cet empilement de textes contradictoires avec des lois votées mais jamais appliquées.

En 2008, une loi sur les chiens dangereux a été votée puisque le législateur n’aboie souvent que pour faire écho à la mode, cette écume de l’actualité. .. Or cette loi, qui concerne à peu près 250000 propriétaires de ces gentils toutous, leur impose une formation qui sera donc obligatoire au 1 janvier. Qu’il n’y ait aucun formateur à Paris, qu’il n’y en ait qu’une centaine en France, qu’importe : la loi c’est la loi, fut-elle une fiction.
Ce qui est grave dans une démocratie puisqu’on en vient, par pragmatisme, à opposer théorie et pratique et ainsi à exhiber les « limites » de cette démocratie qui apparaît au citoyen comme une simple fiction qu’il serait donc sage de ne pas toujours respecter. On placera donc sur un même niveau l’absurdité de la loi et celle du régime démocratique !

En ce moment même d’autres lois sont votées :
La loi HADOPI 2 qui, heureusement, sera inapplicable mais il n’y a pas un homme politique qui osera dire le contraire de peur de faire exploser la machine à gaz…

La loi pénitentiaire qui reconnaît le droit du détenu à une cellule individuelle aussi comique que si l’on voulait entasser 100 sumo dans une 2ch…

et enfin » la loi sur les sectes » :

Difficile même pour un juriste de se retrouver dans tous ces dossiers car chacun s’adresse à des domaines si différents que seul le spécialiste à quelque chance d’en extraire un sens ou une réalité. Mais il arrive que l’opacité des textes ait leur utilité : Voici que nous apprenons que, « par erreur », une modification de la loi a été faite 10 jours avant le procès de l’Eglise de Scientologie. Que cette dernière qui allait sans doute être dissoute en France trouverait ainsi son salut éternel !
Et, ô miracle, les décrets d’application qui souvent ne sont pas signés –quand ils le sont- après des mois et des années, surtout dans des dossiers aussi complexes, l’ont été dès octobre ! On se demande quelle bonne fée judiciaire se serait penchée sur le berceau de Tom Cruise… reçu, on s’en souvient, en grande pompe par son ami, Monsieur Sarkozy en personne…

La loi est la, même pour tous, sauf que le même jour on apprend que le Sénat vient de refuser la levée de l’immunité parlementaire de Gaston Flosse mis en cause dans une affaire de détournement et de corruption…

Ca fait beaucoup pour une même journée. Drôle ce concoction dans cette marmite judiciaire que nul citoyen raisonnable ne saurait avaler désormais sans suspicion légitime !
Ce ne serait pas si grave si, au-delà de ces quelques exemples, ce n’était pas la Démocratie qui était en danger.

samedi 12 septembre 2009

Môssieur est mâââlade.


Ils sont venus, ils sont tous là… au chevet de l’agonisant dont le trépas ne viendra pas car il faut le sauver ce bon serviteur de la blancheur immaculée de sa race et de son âme candide. Elles sont nombreuses les bonnes fées à se pencher comme si elles étaient devant un berceau sur ce corps malheureux, victime d’internet, « cette zone de non-droit et de non-morale » pour reprendre le plumeau du Président.
Nous sommes à vos côtés, Monsieur le Ministre!

Ils sont là, tous les obligés, toux ceux qui ont obtenu le petit os de leurs grandes ambitions. Le gouvernement au grand complet, les Jack Lang et le Recteur de la Mosquée de Paris. On chuchote, on s’inquiète, on s’encourage.
Un Ministre de l’Intérieur, voyons, ça se cajole, surtout quand on en a besoin. Mais la morale… Quelle morale ? Mais de quoi parlez-vous… Vous voulez un aller simple pour Bamako ?

Allez, encore une fois on détournera pudiquement les yeux, on se pincera discrètement le nez et on passera à autre chose. On rêvera à l’ornement de sa boutonnière, à la grande mission qui sera accordée, inutile certes mais combien rémunératrice et prestigieuse, des missions et encore des missions… « Démission ??? - Mais non, Monsieur Le Ministre, vous auriez mal compris. Du repos, juste un peu de repos ! »

On trépignera pour être le premier à lécher les plaies de l’infortuné. On vous vengera Monsieur le Ministre! Et l’on voudra être en tête de ce défilé des traîtres surgis côté cour et côté jardin de ce théâtre d’ombres tels des personnages shakespeariens. Les Besson, les Rocard et les Kouchner et ceux qui hésitent encore ! Les Vals, les Hulot, les autres, tous les autres ! Aussi nombreux et fades que les bulles dans l’eau de Vichy.

Dormez bien. Les plumeaux de la presse feront le ménage, soyez en certains : plus de poussière, plus rien, tout nickel, tous niqués… Pardon, ça ne se dit pas, et Monsieur le Ministre est encore bien convalescent, n’est-ce pas ? La grippe A, peut-être… ?

Chuttt… Tous mes vœux de rétablissement, Monsieur le Ministre.

Le scandale du vrai.



Quelque chose de scandaleux aura donc agité l’actualité. Non pas les propos ouvertement racistes d’un Ministre mais le fait qu’ils puissent avoir été diffusés sur Internet.

"Le vrai sujet n'est pas sur la scène elle-même" mais la façon dont la vidéo a atterri sur internet et dont "l'ensemble du monde médiatique" s'est "emballé sur cette histoire", a estimé le patron des députés UMP.
"Il y a derrière ça un débat de fond qui est celui du rôle que nous allons laisser à internet en matière de diffusion de l'information", a encore dit Jean-François Copé.

Qu’un des hommes clés du parti au pouvoir puisse s’exprimer ainsi est révélateur de cette tentation d’un internet à la chinoise et à l’iranienne : cet idéal d’un univers muselé pour ceux qui méprisent la démocratie.

Ainsi l’événement devient-il « la scène » - puisqu’il n’y aurait plus de réel mais une « mise en scène » qui ne serait plus un « vrai » sujet !

Cette scène ne relèverait donc que d’un montage, d’’une fiction. Et toujours ce jeu de passe passe où les escrocs désignent un leurre pour une réalité. Donc ce qui s’est produit serait le contraire de l’information.

Celle que Copé se promet de défendre en muselant internet : « Le rôle que nous allons laisser à internet en manière de diffusion de l’information. »
Il ne s’agit ni d’un avertissement ni d’une menace mais bel et bien d’une annonce relayée, ici ou là, par ces « professionnels » de l’information.

Les joueurs de bonneteau ont de l’avenir dans ce cirque médiatique.

Rappelons quand même ce qu’ils sont : les salariés de Lagardère et des autres grands amis du pouvoir, les obligés du Cac 40 et pour le service public des journalistes contrôlés par celui que le Président aura lui-même nommé ! Voila donc du sérieux, de la déontologie : la réalité sera bien interprétée.

Quant à Sarkozy, il a déclaré : » Je n’ai vraiment pas de temps à perdre avec ça. »

« Ça », cette scène obscène d’un réel qu’il ne veut plus voir au point de transformer les travailleurs par des figurants comme hier les fausses vitrines s’alignant sur les boulevards de Berlin Est.
« Ça » doit disparaître et la fiction sarkozienne devra s’imposer. Ainsi la grosse caisse médiatique forte de ses appuis et de ses prérogatives, elle, la vraie professionnelle, est convoquée pour cette triste besogne.

Dans son article « Internet, bouc émissaire des lâchetés journalistiques »,Pierre Haski dans Rue 89 écrit :

« On croit rêver : un des principaux ministres de la République fait une plaisanterie raciste sous les regards d'une caméra de télévision, et le problème, ce serait … internet ! Dans la déferlante des commentaires qui entoure l'« affaire Hortefeux » depuis deux jours, il n'y a rien de plus stupéfiant, de plus consternant à mon sens, que ces brillantes analyses qui ne voient qu'un seul coupable : le web.
Notre confrère Jean-Michel Blier,
dans le journal de Soir3 vendredi, en a donné l'exemple le plus caricatural, en opposant les « rumeurs » et le « caniveau » véhiculés par Internet, et « les informations vérifiées comme celles du journal télévisé »….
Transformer la réalité pour appuyer sa démonstration, ça s'appelle de la manipulation, pas de l'information. Quand on veut donner des leçons, on devrait éviter cette pratique peu éthique. »

Alors ne rêvons pas : les pressions exercées sur tel ministre pour obtenir sa démission sont d’un autre âge. Plus celles-ci augmenteront, plus le pouvoir exhibera son cynisme. Quand on détient tout y compris la justice et les médias, pourquoi se gêner ?

Or la suite on peut l’anticiper quand on sait cette conduite addictive de Sarkozy lui-même : Toujours plus ! Le pouvoir est pour lui cette drogue dont la dose doit être sans cesse multipliée. Soyons certains que sur les traces de Berlusconi c’est toute la presse indépendante, en France, qui sera bientôt la cible du pouvoir.

Que les journalistes comprennent donc qu’opposer les « rumeurs » d’internet à leur « professionnalisme » est cette fiction dont ils seront victimes demain.

Ps: Le pouvoir en rajoute aujourd'hui une couche sous la plume d'Henri Guaino, cité par Rue 89 et accusant Internet d'être une zone de non-droit et de non-morale! Oui nous ne rêvons toujours pas...Henri Guaino juge qu'Internet, accusé de favoriser la diffusion de ces images embarassantes, n'est pas encore un espace mûr, en terme de rapports éthiques et sociaux :

« Pour l'instant nous n'avons pas appris collectivement à nous servir de la meilleure façon des nouvelles technologies de communication. Internet ne peut être la seule zone de non-droit, de non-morale de la société, la seule zone où aucune des valeurs habituelles qui permettent de vivre ensemble ne soient acceptées. Je ne crois pas à la société de la délation généralisée, de la surveillance généralisée. "

HADOPI, c'est quoi Monsieur Guaino?

vendredi 11 septembre 2009

Tourner la page?


En exergue à mon blog j’ai choisi une phrase de Mallarmé, non pas pour sa fonction décorative ou pour sa caution intellectuelle, mais parce que, au-delà de sa poésie considérée comme « hermétique », j’aimais que ce soit un poète qui définisse une direction. Je n’ai cessé dès lors, au grand dam de certains, de revendiquer cette suspicion vis-à-vis de tout discours, de quelque tendance soit-il. Et la poésie est ce lieu d’une transgression possible ou tout au moins d’une mise en procès de tout ce qui est frappé de suspicion : tous les discours et toutes les cultures dont ils procèdent.

Cette phrase de Mallarmé se complète ainsi :
« Le Beau et l’Utile, ayez ce terme moyen, le Vrai. Le Beau, gratuit, tourne à l’ornement, répudié : l’Utile, seul ou qui l’est, alors, à des besoins médiocres, exprime une inélégance. Façonner, exactement, veut, chez l’artisan, une espèce d’oubli quant à l’usage, autant que du bibelot – seulement la mise en œuvre directe de l’idée, comme l’objet se présente, pour plaire et servir, causant une impression, toute moderne, de vérité. »

Ce texte entièrement construit sur une ponctuation déroutante m’intéresse car il s’écarte des sentiers battus et, dans ma lecture, il sous-entend que le Vrai n'aurait de relation à la vérité que comme le réel à la réalité : derrière l’écorce des mots, au-delà de l’écume des faits, se loge une autre substance, un noyau que seule l’analyse peut effleurer quand elle ne se laisse pas aveugler par tous ces petits mensonges - si nombreux que nous sommes souvent devenus incapables de les désigner.

Par exemple, puisqu’il faut redonner aux mots leur sens :

A propos de la gaffe raciste d’Hortefeux, inexcusable et je crois sincèrement que même sous Chirac, il eut été viré sans attendre... Je lis :

Borloo : « Hortefeux… est l’inverse d’un raciste ».
Non seulement il soutient l’insoutenable mais de plus, sans doute trop plombé par le carbone, le voici suggérant que ce ministre serait le parangon de la lutte anti raciste ! Quand et comment ? Et d’ailleurs, si on peut comprendre éventuellement ce que serait « le contraire » d’un raciste, « l’inverse » est une absurdité sémantique.

Fillon : « Brice Hortefeux est victime d’une campagne de dénigrement scandaleuse. »
Il y a donc scandale à être choqué qu’un Ministre ose de tels propos ? Ce soutien relève de la complicité. Le racisme est un délit. Démission aussi pour lui !

On remarquera que le gouvernement se cache sous l’excuse que la victime - parce que UMP - est consentante. On la désigne comme le bon arabe qui mange du cochon. Il ya toujours l’exception qui est là pour cacher la règle. Rappelons-nous, il n’y a pas longtemps, cette affiche du FN avec la métis souriante… Et puis, comme souvent, la littérature revient à notre mémoire. Connaissez-vous cette nouvelle de Maupassant : « Saint-Antoine » ?

C’est Antoine, une forme de Dupont Lajoie, jovial, roublard lâche et sans scrupule. Avec la haine de l’étranger. Les prussiens envahissent son village et le voilà contraint d’héberger un soldat, une sorte d’imbécile heureux qu’il gave au point de l’animaliser :
« L’étranger ne comprit pas. Antoine alors eut un coup d’audace, et, lui poussant une assiette pleine : « Tiens, avale-ça, gros cochon. » Et plus loin : « Alors Saint-Antoine, devenu tout à fait familier, lui tapa sur le ventre en criant : « Y en a-t-il dans la bedaine à mon cochon ! Mais soudain il se tordit, rouge à tomber d’une attaque, ne pouvant plus parler. Une idée lui était venue qui le faisait étouffer de rire : « C’est ça, c’est ça, Saint-Antoine et son cochon ! Et les trois serviteurs éclatèrent à leur tour. »

Ainsi à l’UMP exhibe-t-on sa caution antiraciste mais le vrai surgit derrière la vérité des mots de même que la dénégation, dixit Freud, est la trace d’un aveu… Il y aura désormais Hortefeux et son cochon.

Par exemple, aussi, à gauche : Mais ne soyons pas dupes ! Alors qu’à droite se prépare un remake de « La nuit des longs couteaux » avec le massacre programmée de la vieille garde de droite, on allume des contre feux. Voici donc que maintenant on ravive les braises de la honte du socialisme : une élection truquée.Tourner la page ! C’est ce que proclame le chœur des éléphants repris, bizarrement, par bien des blogs de gauche… Ne pas faire le jeu de la droite : « Construisons, reconstruisons ! »

Eh bien Non !
On ne tourne pas les pages pour les effacer ! Ou alors fallait-il cautionner les mensonges d’une certaine gauche qui évoquait un paradis de l’autre côté du rideau de fer ? Faudrait-il tourner la page sur l’Iran, la Chine, la Lybie et le reste ? Si l’on n’est plus capable de placer la morale, le souci de vérité et les principes de base de la Démocratie aux avant-postes de la politique, alors on n’a plus de légitimité pour se prétendre à gauche.

Hier il fallait taire les tares d’un certain communisme sous prétexte de ne pas faire le jeu du capitalisme ! On sait ce qu’il en advint : le parti mourut asphyxié par ses mensonges. Le PS, s’il ne trouve pas la force d’un sursaut moral, est condamné à la même disparition.
Ce jour-là, n’accusez pas Sarkozy !