lundi 27 juillet 2009

Le vide, mode d'emploi.



Au creux de l’été, les plages de sable et le flux des marées recouvrent les rumeurs de l’actualité. Le monde s’arrête, rien n’a vraiment lieu sinon justement cette écume, cette rumeur
Et la vie qui s’écoule et les médias qui s’y agrippent ont horreur du vide. Et la politique ne dort que d’un œil. C’est le moment des projets ourdis dans l’ombre et des coups bas qui souvent resteront invisibles.
Et surtout des leurres. Le Tour de France s’achève et Notre Président est victime d’un malaise. Curieux timing. En tout cas parfait puisqu’il justifie 3 jours à l’avance les 3 semaines de vacances qu’il allait s’accorder. Ce vide devait être occupé : soyons certains que les semaines qui viennent seront remplies par ce qui est devenu l’essence de nos médias : les rumeurs et les hypothèses.
Peut-être ce malaise « vagal » fut-il réel mais ce mot en lui-même en appellera à l’imaginaire viagra, vaginal ou vague à l’âme… Et le peuple fantasmera sur cette auréole de mots qui renverra à celui qui en est ceint. Au loin l’icône d’une sainteté.
Peut-être que la réalité de cette « Équipée malaise » n’est- elle qu’une preuve à donner du don de soi, et un trucage sur cette supposée activité intense qui ferait de notre Président un martyr. « Travaillez plus, regardez-moi qui outrepasse mes propres limites. » Discours qui vous rend coupable, qui écarte toute argumentation puisqu’il n’y a plus qu’image et imaginaire. Images mentales un peu grosses et véritables clichés quand on nous dit Carla arrivant en moto près de son homme défaillant. Images toujours à la limite du contraire de ce qu’elles énoncent : il tombe sans tomber, il ne s’évanouit pas vraiment…
Paris-Match s’en régale d’avance, l’Elysée aussi bien sûr…Cette limite est le nom de ce fantasme. Où est le positif, le négatif, le réel ?N’en doutons pas, Sarkozy hantera encore vos « vacances ». Il ne lâchera pas prise. Le Guide Suprême doit être dans votre tête. Vous l’aurez.
Mettez votre cerveau de côté. Bonnes vacances !

dimanche 26 juillet 2009

Les temps de l'Histoire


Allez, une petite réflexion "philosophique" au fond du hamac...


Paradoxe : on ne cesse d’oublier que l’histoire se façonne aussi par des trous de mémoire aussi actifs et invisibles que certains « cadavres dans le placard » qui hantent les consciences…

Ainsi l’Histoire s’écrit-elle, hors rationalité, dans un temps non linéaire : les faits montrent qu’ils obéissent à une chronologie particulière qui brouille nos repères et nos certitudes mais permettent une autre approche de la politique. Sortir de la ouate d’un consensus et d’un conformisme moral serait sans doute cet acte fondateur : interroger le temps de l’histoire pour reconstruire la politique.

Osons donc encore picorer dans le quotidien journalistique l’un de ces multiples symptômes de cette forme incestueuse du temps qui gangrène l’Histoire et déborde sur un présent qui finit par se construire sur elle par capillarité. Un exemple donc, extrait hier lors d’un passage à Nantes, dans « Presse Océan ». Une fois encore, je ne jugerai pas mais me contenterai de suggérer une analyse conduisant, à partir d’un fait anodin, la lecture d’un avenir possible.

Un article donc de Stéphane Pajot intitulé « Un don contre l’oubli ».
Pour résumer, il s’agit pour une association de réunir douze millions d’euros pou construire « un bateau pédagogique », réplique d’un navire négrier. L’article précise que celui-ci « se veut bien différent du mémorial de l’esclavage prévu à Nantes » et que le bateau voguera ainsi de Liverpool, au Sénégal ou aux Antilles. « Ce sera un outil vivant, symbolique et universel ». Et l’article se termine, sur ce projet labellisé par le Ministère de l’Outre-mer et les financements qui en découlent.
Je ne commenterai ici ni le concept d’ « association » qui prolifère sur l’actualité avec ses excroissances caritatives, spectaculaires, financières… Je n’insisterai guère sur l’omniprésence du « pédagogique », sur la signification dangereuse du terme quand le sens est édicté avant d’être soumis à la critique… Je n’évoquerai pas davantage cette notion de « don » et l’impératif moral à laquelle elle renvoie…

Non, ce qui me semble plus pertinent c’est ce combat contre « l’oubli » qui figurerait donc une menace. Cet oubli qui serait « le trou noir » de l’Histoire ainsi définie, non dans ses projets, mais par la prédestination d’un « péché originel ».

On pourrait facilement dresser l’inventaire de toutes ces taches passées qui tendent à se substituer à un avenir qu’elles se chargent de construire en lieu et place de citoyens entièrement dévoués à l’idée de progrès .
Tous ces drames historiques –esclavage, shoah et tous les autres génocides – auraient-ils donc pour vocation de dicter l’avenir, de redéfinir tour à tour la victoire d’une religion sur une autre, de convoquer les idées de laïcité, d’égalité, de justice non par la revendication d’une libération mais pour la réitération d’une symbolique christique, d’un monde qui se façonnerait sur une plaie ?

L’oubli nous permet pourtant une lecture de ce que serait le temps en politique.
Il n’y a que deux façons d’écrire sur l’actualité. Soit de manière passive : on se plie aux faits - ce qui est généralement la manière journalistique. Soit, au contraire, on se place d’emblée en porte à faux – non pas pour s’opposer par principe - mais pour « mettre en procès » tel ou tel événement afin d’en interroger la réalité, quitte à provoquer en bousculant ce qui n’a guère l’habitude d’être questionné, dans le seul but d’obtenir cet éclairage rasant qui, seul, permet de déterminer les ombres…

Ainsi faut-il analyser ces multiples commémorations mémorielles –excusez le pléonasme- qui comme autrefois les saints sur notre calendrier chrétien égrènent une temporalité bien réglée qu’il est de mauvais goût d’interroger. Or celles-ci, se fondent sur des mythes, des représentations collectives produits par ce consensus qu’il serait temps, au-delà des partis politiques, voire des idéologies, de définir comme le véritable pouvoir. Celui qui impose la norme, qui préfigure l’épine dorsale d’une destinée humaine.

Or, ce qui pourrait représenter un danger c’est cette mystique du péché originel face à un monde à construire par l’homme et pour l’homme.

Hier comme aujourd’hui tout semble venir du ciel. C'est-à-dire non de l’homme, non d’une volonté mais d’une représentation collective, d’un rituel, d’une prédestination.Ce qui serait inquiétant c’est que ce recours permanent à la mémoire puisse se réaliser sur un déficit d’avenir. Voire même la négation de tout progrès.
Et la commémoration est souvent l’occasion d’effacer un présent encombrant qu’on enterre : Rappelons-nous donc cet enterrement de Mickael Jackson pour enterrer ici un Karachigate. Quelques semaines, dans l’univers médiatique comme dans les blogs, l’oubli est tellement proche…

Autant ne pas aller le chercher obsessionnellement dans les zones les plus obscures du passé !
Quand un peuple est incapable de s’unir ou de penser collectivement un futur, il se replie sur ses rites et son histoire. Je crains que nous en soyons là…Le passé qu’on oublie, celui qu’on mystifie, celui qu’on glorifie empêche le présent de se penser comme volonté d’écrire un passé ou un futur.
Mais le futur où est-il ? Notre volonté commémoratrice serait-elle notre aveu d’une impuissance à esquisser un avenir ?Et surtout c’est encore cette impasse dans laquelle se réduit ce présent d’actualité qu’on ne cesse d’occulter. Il n’y aura pas de « don contre l’oubli », il n’y aura pas de commémoration justifiable aussi longtemps que cette mémoire que l’on veut célébrer se fera au détriment d’une réalité existante que l’on voudrait ainsi recouvrir par le poids du passé: le présent c’est l’esclavage. Encore. Lointain ou proche, il ne s’agit que de le combattre.

Le passé serait-il le temps de la religiosité ? L’avenir comme le présent ne se célèbrent pas : ils se font.

mardi 21 juillet 2009

Contre les jeux du cirque.

"Pollice verso" Jean Léon Gérôme - 1872
Ainsi le Parti Socialiste serait-il mort et, de tous bords, on se presse pour en signer l’acte de décès. Mais pour une fois la décomposition aura précédé la mort attirant les éternels vautours des médias ou ceux qui trépignent pour un strapontin ou un trône. C’est oublier un peu vite que ce processus de « décomposition » de la gauche est ancien quand on se souvient comment, d’un congrès à l’autre, les luttes internes donnaient l’image d’un parti en bout de course, sans imagination ni avenir.

L’enterrement qu’il vienne de Bernard-Henri Levy ou de Manuel Valls, est pour le moins prématuré. Mieux, il n’aura pas lieu.

Mais je ne verserai guère de larmes ni ne me réjouirai s’il s’avérait que ce parti venait à disparaître. Pourtant je n’y crois guère, étant convaincu que l’Histoire n’a rien de prédictible, qu’elle se construit au contraire d’accidents survenus parfois par le fait du hasard et plus souvent par glissement invisible par rapport à ce qui était programmé. Relisez l’actualité d’hier et constatez combien rien ne se passe comme prévu, comment la flèche dérape toujours de la cible et crée cet incontrôlable que les politiques doivent, jour après jour, gérer. Il n’y a que les éditorialistes et les politologues qui s’emploient à écrire l’avenir quand pourtant leurs analyses ou prédictions sont toujours erronées. Qu’importe ! Elles glissent dans le flux de l’actualité, elles alimentent « la vie politique » et surtout on ne relit pas ce qui était écrit le mois d’avant !

Donc la politique qui devrait être liée à une pulsion de vie est désormais conçue comme une arène où seule la mise à mort importe. Spectacle odieux où la critique ne jouit que du cadavre exposé. Car s’il est légitime de combattre en politique, de se moquer et parfois de légitimer la fin en dépit des moyens, la politique quand elle est vertueuse, n’est pas un meurtre, bien au contraire !Il m’arrive ici ou là d’avoir la dent dure contre un untel ou untel mais toujours pour appeler à plus de prudence, plus de jugement, plus de morale. Ainsi, dans un commentaire à la suite d’un texte récent, me reprocha-t-on mes attaques contre le Ministre de la Culture en arguant du fait que celui-ci était notoirement « fragile et dépressif ». Dans lequel cas la faute en revient à ceux qui ont jeté dans l’arène un homme qui n’avait pas la carapace nécessaire : rappeler les égarements passés d’un Ministre est légitime de même qu’il faut dénoncer l’utilisation par le pouvoir d’un homme pour le seul nom qu’il porte et ceux qui mènent ce jeu pervers qui consistera demain à jeter en pâture à la foule ce qui n’était que vide et démesure : hier, Rachida ou Laporte, demain Fred .

Les jeux du cirque, encore. Les victimes pour nourrir ce qu’il y a de vil en nous.
Dénoncer les compromissions, les coups tordus et toutes les atteintes à la Démocratie sont salutaires. Mais l’ennemi de la Démocratie ce sont ces jeux du cirque, ces gladiateurs tour à tour idoles et victimes devant les gradins d’un certain peuple dévoyé par le strass, les ors, les hurlements et l’abêtissement du fanatisme. La mise à mort c’est le contraire de la politique.

Parler de la mort d’un parti est une absurdité. Rien ne meurt dans l’Histoire, tout se transforme. Ces prophéties sont nauséabondes parce qu’elles révèlent les fantasmes de ceux qui les profèrent et illusoires mais elles tendent à se substituer au débat. Rappelons-nous, quoiqu’on pense du personnage, comment la mise à mort de Bayrou fut savamment mise en scène dans cette télévision où se distribue le « panem et circensem » contemporain.

Ce qu’on oublie toujours c’est le citoyen même si l’on flatte toujours l’électeur. Et cette mort qui excite tant de commentateurs est davantage la leur, eux qui jouent dans l’illusion d’un présent éternel dans lequel la politique ne serait qu’une forme de leurre et la Démocratie une sorte de mal nécessaire. Ce qu’on occulte encore c’est qu’il existe une « vie démocratique » qui, elle, survit aux partis.
Alors que le Parti socialiste se déchire, se transforme ou éclate, la vie qui anime ses militants la volonté de ses électeurs survivront. Que ceux-ci aillent où ils voudront, leur histoire, elle, ne mourra pas. Juste une page qui se tournera. Une respiration. Un espoir.

L’histoire de la gauche, de la démocratie, ou plus simplement celle de la vie politique continuera à s’écrire bien longtemps après que les petits philosophes auront oublié ce qu’ils disaient hier. Un peu de sagesse leur dicterait que l’Histoire est faite d’accidents, d’imprévus, que rien n’est écrit.A nous d’écrire toujours une nouvelle page. Et que celui ou celle qui l’incarnera ne soit pas pour nous la source d’un aveuglement.

Est-il nécessaire de tuer l’autre en politique dans une démocratie ?
Renvoyons le cirque à son Antiquité.

lundi 20 juillet 2009

Garden party à l'Elysée





GRAND CONCOURS DE L'ETE!

Lors de la Garden Party de l'Elysée du 14 juillet, Yann-Arthus Bertrand a pris quelques clichés inédits à partir de son hélicoptère...

A vous de retrouver Chouchou et Carlita, quelques ministres et certains pipôles sarkolâtres!

Bon courage!

samedi 18 juillet 2009

La douceur


La peau des choses, le grain des voix, les gens qui passent, le cri du vent, la couleur des mots, les nuages dans la mer, l'odeur de sable, le lointain si proche, les dunes et encore les dunes, le ciel plein de sel, et parfois l'attente de vagues, de fleurs sauvages au goût de pluie... la douceur.
Ile de Noirmoutier

vendredi 17 juillet 2009

L'autocensure


« Nous nous réservons enfin le droit d’engager des procédures à l’encontre de tous ceux qui exprimeraient des propos à caractère diffamatoire sur OpinionWay »
Telle est la conclusion du communiqué d’Opinionway à la suite du Rapport de la Cour des comptes révélant que l’Elysée avait payé la note pour des sondages publiés ensuite sur Le Figaro et LCI. Communiqué qui ne répond aucunement à cette collusion éventuelle entre le pouvoir, un institut de sondage et certains médias .Seul message pertinent : cette menace qui clôt le communiqué.

Cette menace-là est de la même nature que celle que le maire de ma commune, Lorgues, avait envoyé par courrier à tous les habitants pour leur signifier que dorénavant il porterait systématiquement plainte pour diffamation contre quiconque… on ne savait pas trop ! Mais la menace était là.
Deux citoyens furent ainsi envoyés en justice mais relaxés. Qu’importe : la menace était réelle et chacun comprit que la moindre phrase désagréable aux oreilles de ce Maire pouvait être source de tracas. Qui a envie d’être dérangé par un huissier, de payer un avocat quand la force et l’argent ne sont pas de son côté ?

Le silence donc par la menace !Voici donc comment fonctionne la Démocratie au niveau d’un village comme pour la France. Règne de l’autocensure plus brutale que la censure elle-même car elle vous impose d’être le maître honteux de votre silence.

Mais pour Opinionway l’affaire est plus intéressante : voici donc qu’un organisme spécialisé en opinions se permet, par avance, d’exercer une pression et de museler des idées ou des faits considérés comme malveillants et pour lesquels la justice devrait trancher pour dire s’il y a ou non diffamation. Par cette simple menace, l’institut de sondage nous livre son vrai visage. Comment accorder du crédit à un Institut de sondage qui, implicitement, menace le citoyen ?
Mais l’autocensure peut être parfois l’aveu d’une complicité.
Ainsi peut-on lire dans le Figaro du 17 juillet cette merveille à propos du livret A qu’on fait baisser au cœur de l’été… sans doute pour nous inciter à participer à l’emprunt d’état :
« C'est du jamais-vu. En faisant passer de 1,75 % à 1,25 % le taux du livret A à partir du 1er août, le gouvernement le fait tomber à un niveau historiquement inédit. » Quelques lignes plus tard on lit que Madame Lagarde, Ministre de l’économie( !) ose cette énormité : « Il m'a paru légitime, pour encourager cette épargne populaire, de monter la rémunération du livret A à 1,25 % »
Vous m’avez compris : quand on passe de 1,75% à 1,25% on « monte » la rémunération !

Je ne dirai pas que Madame la Ministre profère des âneries, qu’elle ment, qu’elle prend les gens pour des imbéciles ou qu’elle se permet d’user d’un tel cynisme parce qu’une presse complaisante lui en laisse la liberté. Je ne veux risquer aucun procès. Je ne suis qu’un modeste citoyen. Mais qu’une Rédaction, que des journalistes délivrent une telle information sans ciller nous fournit la preuve, qu’au-delà de leurs opinions, certains ont perdu toute éthique et contribuent à jeter l’opprobre sur leur profession et, plus grave encore, qu’ils pratiquent cette autocensure permanente qui permettra au pouvoir de dire que dans notre Démocratie, nul n’est censuré.

Voici donc le règne de la peur qui s’insinue dans les esprits et nous enjoint de nous taire. La censure est visible. On peut la dénoncer et elle s’énonce comme marque de l’oppression. L’autocensure à laquelle nous sommes conviés ronge le citoyen de l’intérieur.
C’est le cancer qui, en s’attaquant à chaque citoyen, tuera notre Démocratie.

mercredi 15 juillet 2009

Le signe de Zéro


Zorro, on le sait, arbore son masque. Et que, dans une émission intitulée « A visage découvert », le Président de la République puisse donc, à l’occasion de la Fête nationale, admettre implicitement ôter son masque et celui d’une télévision d’état entièrement dévouée au discours du pouvoir, dénote ce cynisme qui en est devenu la marque.

Car ce « A visage découvert » est un aveu : celui du mensonge et de la manipulation qui est donc la vérité du pouvoir en place. Et aussi encore celui d’une promesse non tenue : cette signature d’une vérité qui, elle, n’adviendra pas et qui reste comme une estafilade sur le visage de la Démocratie, telle que l’appose –mais pour ne plus nobles raisons - le signe de Zorro

Le mensonge dans le mensonge. Décidément rien ne nous aura été épargné dans ce régime d’une « communication » omniprésente comme système de leurre: pages de publicité vendues dans la presse écrite, cohorte officielle de scribouillards à chaque déplacement, télévision désormais tout à fait acquise
Cette émission, dans la forme, était fragmentée.

Une mise en scène très particulière qui permettait, dans sa structure même, d’exclure tout développement, toute cohérence si bien que l’émission apparaissait pour ce qu’elle était réellement et obscènement : un montage. Un dispositif idéologique où, en parallèle, deux séquences se relayaient pour amplifier un même message : les images de séquences télévisées relevées par la voix off de « journalistes » qui narraient la réussite de la geste sarkoziste puis le Président lui-même, tout en gravité de noir et blanc vêtue, qui prenait le relai pour ajouter encore quelques lauriers à sa gloire…

Dans le fond comme dans la forme on assista donc à un exercice de propagande inédite qui résonnait comme une gifle à ce qu’incarne le 14 juillet.
Jamais, je crois, la télévision dans un pays qui se prétend encore démocratique ne se sera autant approchée de cette zone sombre où sauf pour quelques aveugles ou quelques fanatiques, la crédibilité se dissout pour faire apparaître une vérité qu’il faudra bien prendre en compte : nous sommes entrés dans une dictature molle pour laquelle seul le suffrage universel accorde encore quelque apparence de légitimité.
Sera-ce suffisant ? J’en doute.

Une démocratie ne peut en aucun cas ne s’appuyer que sur un moment électif. Or Sarkozy n’a eu de cesse de grignoter les institutions, de s’attaquer insidieusement aux pouvoirs législatifs, judiciaires, médiatiques. Exactement ce, qu’en d’autres temps, certains de ses thuriféraires reprochèrent à Poutine…

La démocratie se vit au quotidien. Le vote d’un jour ne donne pas carte blanche. Beaucoup de dictateurs, à commencer par Hitler, furent élus démocratiquement. Or seule une vraie démocratie fondée sur la séparation des pouvoirs et le respect de l’opposition possède une légitimité réelle. Pour l’ignorer Sarkozy prend le risque de nous faire entrer dans une zone dangereuse.

Avec la pire question qui pourrait se poser car elle permettrait au pouvoir toutes les répressions auxquelles il aspire de plus en plus manifestement :
Qu’est-ce que le terrorisme dans une dictature ?

Il est urgent que ce Président se ressaisisse. Le bouffon de l’Europe, Berlusconi, sur la couverture d’un hebdomadaire venait fort à propos occulter cet autre bouffon plus proche. Comme pour cacher ces Laurel et Hardy minables et dangereux à la fois…
Les dictateurs aiment figurer leur puissance en un signe - croix gammée, celtique ou autre. Il semblerait que lors du défilé du 14 juillet, la Garde républicaine à cheval ait de façon bien étrange accompli la figure bien visible d’un S sur son parcours… Un signe ?

Que le règne de Sarkozy s’inscrive jusqu’à présent sous le Signe de Zéro ne doit pas nous rassurer pour autant.

dimanche 12 juillet 2009

Frédéric Mitterrand ou l'anti Malraux

Franz Hals, Bouffon au luth

En me réveillant ce matin dans cette France profonde de Castelnaudary, avec son cassoulet et son marché qui chante comme celui de Brassens à Brive la Gaillarde, je feuillette « La Dépêche du Midi » et tombe sur une interview de Fred (Je n’utiliserai plus de nom « propre » pour un personnage qui à aucun égard n’en mérite). Stéphane Bern, son frère jumeau eût pu briguer le poste mais il lui manquait le nom. Car Il ne suffit pas d’être l’échotier de la cour, encore faut-il apporter quelque chose au pot commun… Et pour être dans Le Gotha il faut un nom ou on l’achète. C’est fait.

Donc Fred fut choisi pour illustrer la Culture dans les ors de la République et déjà on comprend de quelle Culture il s’agit car, derrière le fond de teint d’une ambition proclamée, ne doutons pas que sur la table de chevet du bon Fred on y trouvera surtout Gala et Paris Match entre divers opuscules très imagés qui, pour tout autre citoyen, attirerait les foudres de la justice. Mais les mœurs de la Cour… Dans ce journal, Fred nous en fait involontairement l’aveu et cette interview a l’avantage de proposer en creux la définition du projet culturel de l’ère sarkoziste. Tout est dit dans une phrase à propos de Mickael Jackson :

« C’était un artiste plein de grâce. La différence entre les vedettes et les artistes, c’est la dimension tragique ».

Ainsi Renoir ou Monet ne seraient-ils que des vedettes quand Dalida ou Romy Schneider incarneraient la figure accomplie de l’Artiste ! Le mythe contre la réalité, l’image contre la création, le hasard « tragique »contre la volonté… « Destin », tel était le nom d’une des émissions - léchages de fesses de ce chroniqueur mondain – à moins que ce ne soit Bern ? Ca se confond tellement !
Quand on pense à Malraux, qui, lui, écrivait cet exact contraire : « L’art est un anti destin ». ..Car une politique culturelle se forge contre ce qui condamne l’Homme à son histoire. Elle libère des faux-semblants de « la grâce », elle élève la pensée.

Tout est dit : Fort de ces principes, soyons certains que Fred sera le bon petit caniche qui fera tapisserie pour vendre l’art de l’esbroufe, l’enflure verbale et cette pédanterie qui viendront au secours des défaillances oratoires de Notre Président quand Guaino n’est plus à ses côtés ou qu’il s’est trop éloigné du prompteur. Et on en vient à comprendre que l’organe officiel de la culture française serait peut-être dans ces poubelles de luxe de la Presse française. Comme dans tel magazine où le Rédacteur en chef, aujourd’hui pape des pipoles fut hier militant maoïste !
Destin ? Non. Choix, cynisme et déshonneur.

La culture était déjà devenue déjà insupportablement légère, arrimée à la mode, au luxe et à un système de coteries. La plume de Fred lui donnera encore plus de légèreté, tendance plumes d’Autruche pour Folies Bergères ou plume trempée dans l’encre des plumards… Là où un bon coup de balai eût été salutaire, on travaillera donc au plumeau ! On n’appelle pas cela un destin mais une faillite programmée.
Au-delà d’indéniables réussites, la culture de l’ère Jack Lang s’appuyait sur des gens de qualité et des réseaux qui se sont malheureusement perpétués par cooptation pour des raisons de moins en moins artistiques et souvent peu avouables. Or Fred est le symbole de ce sirop frelaté qui se veut Culture. On avait Aubanel, la snob de Versailles, nous toucherons désormais aux bas-fonds…

Ah Fred ! Il l’aime tellement cette tragédie qu’il lui préfère l’or des palais et qu’il s’abandonne à devenir le valet d’un bouffon ! Cette tragédie le fascine tellement que le gouvernement auquel il appartient s’apprête à mettre en scène des milliers de tragédies sociales et humaines. Ce ne seront sûrement pas les vedettes des médias. Mais ainsi Fred aura-t-il pu contribuer à doter la France, dans cette lumière crépusculaire qu’il affectionne, de quelques milliers d’ »artistes » de plus !
Destin…

jeudi 9 juillet 2009

Le tour de France de Mickael Jackson et de Nicolas Sarkozy


Depuis plus d’un siècle, le corps a cessé d’être cette enveloppe matérielle figurant là un vide, quand ailleurs, le désir bouillonne, ou, pour d'autres n'est que le réceptacle d’une âme.
Désormais le corps contemporain étincelle pour ceux qui s’éblouissent de son présent, un corps qui ne dit pas sa graisse, son flasque, son renoncement à la durée parce que l’idée de progrès est désormais liée à l’idée d’une jeunesse éternelle : le mythe de 68.
Les mythes se renforcent d’autant plus que l’on se débarrasse de l’obésité du présent pour prétendre à l’universel. Et le corps, parce qu’il est aussi la figure de la limite de l’humain, s’inscrit dans la parenthèse de l’Histoire :ça commence à s’énoncer en 1993 quand Paul Virilio dans « L’art du moteur » écrit de façon prémonitoire :


« De Fred Astaire à Mickael Jackson, l’homme surexcité a de très nombreux ancêtres, en particulier parmi les danseurs chers à Nietzsche, les acteurs, les contorsionnistes ou encore ceux dont le les corps sont devenus progressivement des instruments. »


Instruments pour d’autres ou pour eux-mêmes ? Ne s’agirait-il que d’outils, de prothèses pour un supplément d’âme introuvable, d’un romantisme sans cesse renouvelé pour agiter les désirs et titiller le vide qui se lit sur les écrans : ce corps individuel devenu si inexistant par rapport à l’image mais en même temps fabriqué par cette image qui le nie… ?


Et de nouveau, Virilio : « Pour être véritablement « en bonne santé » devrait-on demain être constamment dopé, artificiellement surexcité ? A la manière des sportifs de haut niveau, ou des adeptes des sports de l’extrême ?"


C’est dire que si, peut-être, la vitesse désagrège le sens, l’esthétique d’un corps se formule autant dans ce qu’il exhibe que dans ce qu’il cache – et que ce d’aucuns appelleraient érotisme, d’autres l’énonceraient comme perte résiduelle – Le choix reste ouvert, à chacun de se saisir du bon numéro !
Mais de cet interstice, au-delà du présent, se trame un futur.
Or, aujourd’hui, les corps gesticulent et s’hystérisent dans le « secret story » de l’obscène : l’oxymore d’un corps à vif et de sa starification dans le mythe d’un présent éternel est devenu la métaphore de notre perception d’un monde dont nous ne cessons pourtant de nous éloigner. Nous avons quitté insensiblement la Culture pour le Culturisme. Frédéric Mitterrand en sera l’icône passagère.
Le couple Bruni/Sarkozy ou celui de Berlusconi et de ses nymphettes est à cet égard exemplaire : le corps est un ventre dévorant pour ceux ou celles qui s’en nourrissent. Tout n’est qu’O.P.O, gonflette, gesticulation médiatique. L'écran s'en nourrit.

« Le corps surexcité » : regardez « le dictateur » de Chaplin. Ou notre Président. Gesticulations, mimiques, mots rentrés dans les gestes, phrases nouées, les rouages, les nerfs à défaut de pensée…

On a réinventé le corps, le sport, les Jeux Olympiques…
Soit. Il faudra qu’un jour l’historien intervienne pour dire pourquoi et comment, dans le monde occidental, le corps a pris le pouvoir. Pourquoi le peuple s’est fondu dans cette masse pseudo musculaire de la graisse des fast-food, pourquoi il a renoncé à être peuple .

mardi 7 juillet 2009

Après le spectacle


En conclusion de son livre "Après la démocratie", Emmanuel Todd écrit:

"La démocratie planétaire est une utopie. La réalité c'est, à l'opposé, la menace d'une généralisation des dictatures. Si le libre-échange engendre
un espace économique planétaire, la seule forme politique concevable à l'échelle mondiale est la "gouvernance", désignation pudique du système autoritaire en gestation."

Il est vrai que la démocratie occidentale s'essouffle par ce qui fut son poumon: l'économie. Il y eut un modèle d'expansion des richesses qui s'accommodait d'un progrès humain - le fordisme par exemple - à un moment de l'histoire où le profit se développait sur un modèle de consommation généralisée qui générait l’individu comme richesse et comme finalité.
Nous en sommes loin.
Même si de ceci subsiste ce fantôme qui s’acharne à vouloir gouverner le monde dans son mode souriant : « Les droits de l’Homme. »
Même si la critique de ce modèle reste à faire pour les désastres écologiques qu'elle a produits, les frustrations d'un déséquilibre Nord/Sud dont l'effet ne cesse de se faire sentir et que le néo-libéralisme hérité de Reagan et de Thatcher n'a fait qu'accentuer. Mais ce modèle fut, dans l’ intérêt de ceux qui le promurent , à un moment historique précis et dans un cadre géographique limité, une phase de progrès pour le monde occidental .

Le monde est désormais sans projet et ne se donne pour avenir qu'un présent perpétuel dont Sarkozy, en France, est l'image. Mais peu importe celle-ci: notre univers gravite désormais autour d'idoles médiatiques qui occupent le devant de la scène avec la dépouille de Mickael Jackson ou toutes ces singularités que sont les pipoles . Artistes ou politiques, l'illusion est complète.
Et l’on se laisse bercer dans cette hallucination collective d’un monde warholien qui se rêve un début, une extension sans limite avec laquelle nous faisons corps car elle nous promet ce présent éternel de la célébrité …quand elle n'est qu'une fin ! Que se passe-t-il après la célébrité, une fois que les feux de la rampe s'éteignent et que le spectacle s'achève?
Le rêve ou l'hallucination collective laisse place à la réalité. Certes, celle-ci se dérobe à toute conscience, à toute visibilité : on se veut riche quand on est pauvre comme on se pense libre dans son aliénation. On accepte d’être aveugles - puisque c’est là une religion - Et on s’accommode fort bien d’un reflet, d’une conception somme toute très platonicienne du monde tandis que d’autres cultures, asiatiques ou africaines, plus collectives, plus soudées dans des rituels plus anciens, renvoient désormais notre occident dans les limites d’un modèle périmé.
Non pas dans celui d’un progrès matériel qui reste d’actualité dans un monde encore dominé par la misère mais dans celui d’une hypostase de l’humain comme sujet : cet univers warholien à sa fin se lit désormais dans sa répétition incessante, dans l’acmé d’un sujet décérébré et artiste à la fois, lieu d’extinction de « l’intellectuel ».
Et on a beau, à Shanghai, s’encanailler dans les queues de comète d'un « art contemporain » occidentalisé jusqu’à la caricature, on sait bien que cet « homme occidental" est désormais en voie de dépassement économique et culturel. Il nous faudra donc, au-delà des figures de l’intellectuel, de l’artiste et du sujet dominant dans une société jusqu’ici dominatrice, anticiper ce nouveau sujet occidental post démocratique, constructeur d’un savoir partagé. Rien n’est moins sûr que l’homme occidental soit prêt à cet abandon de pouvoir.
Au contraire, il est à craindre que les dernières cartouches de l’homme occidental soient à l’origine d’un carnage qu’il aura lui-même déclenché pour avoir eu peu de l’avenir.

C’est maintenant qu’il faut lire notre Histoire pour l'écrire avec « l’Autre ». Selon d’autres partages, d’autres religions, d’autres économies, d’autres politiques. Ou plutôt en acceptant une autre lecture, un autre regard. Sans repentance ni revanche. Selon une autre lecture, un autre regard.

De tout ceci nous en sommes si loin, qu' hélas, notre échec semble déjà programmé. Tant que nous n’aimerons le lointain que dans un désir d’’exotisme qui n’est que l’idéalisation de cet Autre qu’en réalité nous refusons, nous nous interdirons de comprendre ce monde qui s’achève.

lundi 6 juillet 2009

Texte de Ben: FLUXUS

J'aime beaucoup BEN : Ses angoisses, son orgueil, ses tendresses, son enfance, son nulle part, son ancrage dans les cultures régionales, son rire solitaire, sa tristesse joyeuse et ... Le Wagram à Nice. N'est-ce pas Tchang?
J'aime les histoires d'amitié et de création. Fluxus en est une. Il y en a d'autres à vivre, à intensifier ou à créer...
Alors je reprends ici son dernier mail:


… Soudain l'été Fluxus
Vernissage le lundi 13 juillet 2009 de 18h à 21h
Concert à 21h30 suivi d'un bal Fluxus
Les Français connaissent mal Fluxus.

Rares sont les expositions historiques qui ont été réalisées. Seules trois manifestations institutionnelles ont eu lieu en France : la première à l'Espace Lyonnais d'Art Contemporain en 1979, la seconde aux Musées de Marseille en 1992 en collaboration avec le Walker Art Center de Minneapolis, puis celle au Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain à Nice en 2003 pour les 40 ans de Fluxus à Nice.Malgré l'initiative de différentes galeries, Fluxus n'a jamais eu droit à une grande manifestation à Paris.
En serait-il indigne ?

Les Français connaissent mal Fluxus, même s'ils prennent aujourd'hui la mesure de son importance, au travers de nombreuses expositions et présentations collectives, souvent initiées par Ben Vautier, manifestations mêlant toutes les formes d'expression artistique et rendant Fluxus toujours plus indispensable.

Les Français ne connaissent pas Fluxus car les protagonistes du mouvement, outre Ben Vautier et Robert Filliou, ont été peu exposés et restent pour la plupart, encore méconnus. Qui sait, en France, qui est Serge III, Robert Erebo ou Roberto Bozzi, avec qui Ben Vautier travaillait à Nice, lorsque lui-même y accueillait en 1963 George Maciunas que Paris boudait ?Après une tentative maladroite de concert Fluxus en 1962 au Centre Américain à Paris, George Maciunas arrive en 1963 à Nice et reste 20 jours chez Ben Vautier. A ce moment-là, il aide Ben à organiser le Festival Fluxus de Nice. Fluxus trouve alors, en France, un développement important au travers de la personnalité de Ben Vautier et de Robert Filliou.
L'un est à Nice, l'autre à Villefranche où il ouvre en 1966, en complicité avec George Brecht, La Çédille qui Sourit. Chacun d'eux développe cet esprit collectif essentiel, cette mise en partage dont l'art de notre temps présent se réclame toujours davantage.Les seuls concerts Fluxus donnés ensuite à Paris eurent lieu en 1964, 1965 et 1966, sur l'invitation de Ben par Jean-Jacques Lebel pour le Festival « Libre expression » au Centre Américain, boulevard Raspail, et au théâtre de la Chimère.C'est de la nécessité de mieux faire connaître les protagonistes de cette histoire toujours vivace, que relève cette exposition.

Née de discussions complices avec Ben Vautier, dans le cadre proprement vertigineux de sa maison des hauteurs de Nice, … Soudain l'été Fluxus entend donner à un public toujours plus curieux, à partir d'œuvres et d'archives souvent inédites, des repères nécessaires pour saisir la portée et l'impact du mouvement dans l'histoire, comme la force de son actualité.

Foncièrement éclectique, Fluxus fait l'éloge du bricolage et de l'expérimentation. Ouvert à toutes les inventions et tentatives, l'œuvre Fluxus n'est pas tant un objet clos qu'un processus ludique et théorique à la fois.Fluxus a rêvé et rêve encore, au travers de ses protagonistes actuels, d'enchanter le monde. C'est en quoi, au-delà d'un art, il est d'abord une attitude, une façon de penser toujours mouvante, une manière d'être à jamais inimitable : une « révolution » créative, une attitude et un doute fondamental où se croisent des personnalités venues de tous horizons mentaux et géographiques, de la France à New York, du Japon à l'Allemagne où le mouvement se cristallise, au gré de rendez-vous et festivals, de manifestations parodiques, poétiques et politiques à la fois.…

Soudain l'été Fluxus est une gageure car le Passage de Retz a d'abord l'ambition de témoigner de moments rares et d'attitudes singulières qu'il est toujours essentiel d'entendre et de regarder, sans en avoir ni les possibilités ni les moyens de faire œuvre muséale.

On ne retrouvera donc pas ici les pièces que seules les institutions sont à même de réunir, mais un ensemble considérable d'œuvres et d'objets de nature souvent plus intime que Ben Vautier a accepté d'offrir de présenter au public pour la première fois.À cet ensemble unique qui constitue le corpus essentiel de cette exposition, s'ajoutent des œuvres provenant de collections privées, dont un large ensemble des archives de Luigi Bonotto inédit en France, permettant de dessiner les contours d'une histoire commencée, il y a quelque cinquante ans, et qui n'a toujours pas aujourd'hui l'intention de disparaître.Après Surexposition : Duchamp, Man Ray, Picabia - Sexe, Humour et Flamenco, et avant la première exposition d'envergure à Paris qu'il consacrera au mouvement lettriste, le Passage de Retz tente d'offrir un regard et une lecture sur un des mouvements clé de la création, mouvement qui nous aide à comprendre et à transcender encore et toujours notre quotidien.…

Soudain l'été Fluxus est une proposition du Passage de Retz. Elle a bénéficié du concours amical et exceptionnel de Ben et Annie Vautier et de Bernard Blistène.Elle a reçu le soutien de nombreux prêteurs privés.Sa coordination a été assurée par Valérie Maffioletti et Vincent Normand, ainsi que par l'équipe du Passage de Retz animée par Jacqueline Frydman.Exposition ouverte au public du 14 juillet au 20 septembre 2009tous les jours sauf le lundi de 10h à 19hPassage de Retz9, rue Charlot 75003 ParisMétro Filles du CalvaireEntrée plein tarif : 8 € - Tarif réduit : 5 €Renseignements : Passage de Retz : Valérie Maffioletti - Olga Ivanoff - Tél. 01 48 04 37 99www.passagederetz.com----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------FLUXUS AU PASSAGE DE RETZ9 rue charlot VERNISSAGE LE 13 JUILLET 2009CHACUN SON COMMUNIQUE DE PRESSE VOICI LE MIENOUI

Fluxus c'est presque comme la grippe porcine, en deux ans il est passé de Tallin, à Budapest, de Budapest à Londres à la Serpentine Gallery, de Londres à Zurich au Cabaret Voltaire, et puis c'est la pandémie Fluxus est partout à Tokyo, à Nice, à New York etc il manquait une grande expo à Paris et avec le Passage de Retz c'est chose faite

OUI "Soudain l'été FluxusPourquoi ce titre ? parce que ça se passe en été à Paris et qu'en été, là où on croit que sous la chaleur il ne se passe rien, l'été c'est un moment où parfois ça explosedans les corps et dans les espritsOUIL'expo commence par la salle des citations et statments de base des Fluxus et des grands pères : Cage, Duchamp, Satie.

OUI Vous aussi vous êtes Fluxus quand votre robinet de cuisine fuit, quand vous éteignez la lumière, quand la porte claque, quand vous mettez un vase de fleurs sur un piano

OUI Il y aura aussi un concert à 21 H 30Et durant le vernissage des performance events de Philip Corner, Ben Patterson, Geoff Hendriks et Eric Andersen

OUI Le concert de 21 H 3O sera dirigé par Ben Vautier (moi) qui en est à son 47ème concert. Il sera composé de 30 petites pièces du répertoire classique Fluxus avec, au programme des pièces de George Brecht Robert Watts etc

OUI Cette expo sera l'occasion de voir des pièces de Serge III, de Robert Erebo, de Robert Bozzi, d'Alocco tous actifs de Fluxus à Nice dans les années 63

OUI A partir de 22 heures trente il y aura un bal avec du techno mais aussi des tangos et du bon vieux disco OUI Il y aura la présence effective en chair et en os pas toujours sain d'esprit de :Geoff HendriksEric AndersenBen Patterson Charles Dreyfus Ludo, Didier Dura, Ben Vautier …et vous (si vous venez )

OUIIl y aura des pièces de la collection de Gino Di Maggio, de la collection de Bonnottode la collection de Caterina Gualcode ma collection, de celle de Liliane Vincyde celle de Marcel Fleiss, de celle de BenamouOUI Parce que Ben y tient beaucoup Il y aura profusion de citations des artistes Fluxus et des Maîtres à penser Cage, DuchampSatie qui ont eu des influences directes sur Fluxus

OUI Il y aura un catalogue réalisé par Bernard Blistène dans une boite avec paraît-il des documents fac similés

OUIIl y aura une salle Maciunas avec la collection de Bonnotto Bonnotto est un mystèreIl aime Fluxus mais il aime Bonnoto plus encore

OUI Il y aura des oeuvres ou des documents des artistes suivants A-YoAlison KnowlesMarcel AloccoJohn ArmlederMichel AssoBen VautierBen PattersonJoseph BeuysGeorge BrechtJohn CageJacques CharlierGiuseppe ChiariDorothy IanonneCharles DreyfusJean DupuyRobert EreboEric AndersenRobert FilliouHenry FlyntKen FriedmanGabor TothJean Claude Guillaumon (Lyon)Henry FlyntJohn Cage Alan Kaprow KosugiLa Monte YoungJacques LizèneGeorge MaciunasMiller LarryNam June Paik Francis PicabiaRay JohnsonRobin PageEric SatieTomas SchmitSerge IIIShieko ShiomiTakako SaitoWolf VostelChristian XatrecYoko OnoLe groupe Zaj

OUIIl y aura le livre de Philippe Brenot « textes essentiels » qui sera là pour démontrer que Fluxus est une rupture comme le fut Dada et le BauhausNous aurions peut-être du commencer par John Cage, Dada Erik Satie, Duchamp mais une dizaine de citations suffisentEn vente très bon marché 12 euros

OU cet autre mail:


BONJOUR POUR COMMENCER QUELQUES EMAILS RECUS CETTE SEMAINE

RECU DE MARC SANCHEZ Ben, tu fais chier, tu démolis l'oeuvre lumineuse de JB Ganne pour la Coupole du Grand Palais alors que c'est une pièce magnifique,sublime et une des plus belles oeuvres qu'il ait fait !Tu ne l'as même pas vue et, en plus, tu rapportes des propos d'une conne inconnue. C'est pas digne de toi vis à vis de Jean-Baptiste !Tu devrais faire quelque chose pour te rattraper.Marc sanchez BEN MEA CULPA Mea culpa mea culpa pour Longo je me suis trompé sur toute la ligne mon alzheimer gagne du terrain Longo j'ai cru que c'était des photos mais c'était du fusain j'aurais du regarder de plus prèsj'aurais du me renseignerj'aurais du lire.

BEN MEA CULPA Mea culpa pour Jean Baptiste Ganne quand Elodie m'a dit queJean Baptise Ganne c'était sans intérêt elle ne parlait pas de son travail sur le morse mais d'autre chosej'aurais mieux fait d'écouteralors je m'informe et on me dit que c'était un très bon travail avec un seul défaut :la lisibilité se faisait mal entre les deux parties.Ceci dit je suis un inconditionnel de Jean Baptistesurtout en politique extérieure c'est un des seuls qui s'intéresse à ce qui se passe dans le monde.

RECU D'UNE NOMMÉE VALENTINE Ah oui j'ai oublié de vous dire le plus pressant: Je trouve que l'information est largement insuffisante quant au concertFLUXUS au Passage de Retz. Si ce n'est dans vos newsletters, je n'en trouvepas trace, ni sur le site du Passage de Retz, qui devrait au moinsl'annoncer, ni sur la page du Centre Pompidou qui aurait pu le voir comme unÉvènement associé ...S'il y a une expo, comme je crois le comprendre en vous lisant, quand est levernissage me demandent mes amis Suisses ? le concert c'est bien le 13 Juillet au soir , non ?

Voilà au moins s'ils m'avaient prise comme petite main, j'aurais actualiséles sites et fait partir newsletter et dossiers de presse !Là quand je tape dans google / ben-retz, fluxus-retz ou ben-blistène, jetombe sur mon article de blog sur votre concert à Zurich en avril dernier!!! mon blog = http://www.carrerond.blogspot.com/) repris par un autre blog d'ailleurs (paperblog)Il faut que vous les asticotiez)Je vous embrasse et ne vous embête plus aujourd'hui, promis ! Valentine

RECU DE MICHEL GIROUD Ben comment se fait il que fluxus est annonce nul part ont ils peur de fluxus a paris comme en 1963RECU D'UN NOMMÉ LAURENT 3 mois ou plus que je n'ai pas fait l'amour Ben !J'en souffre grave,avec une sorte de douleur mentale et corporelle immense,comme Artaud écrivant à Génika :Je suis définitivement hors de la vie !Aide moi Ben en invoquant la déesse de la foune cyprinisée et aimante.Laurent.

RECU DE MOYALAND never land moyaland V Soirée Peter Pan sur le Moya LandLe Moya Land transformé en Neverland à l'occasion d'une soirée en hommage à l'homme qui voulait traverser le miroir.Avec DJ Chetz Szondice soir lundi 29 juin à partir de 22h heure française ou 1h00 pm PDTBEN ---- j'ai pensé y allermais il fallait être en second life never land moyaland Pourquoi pas ?je vais approfondir l'oeuvre de Moya

RECUL Je lis Dachi Sophie Kriglo bravo pour leur persistance.

RECU MAIL BO BREGUET EST MORT J'aimais Bo Breguet son sourire, son humour, son chapeau, ses bottes Ses histoires Même son ego, ses poèmes La vie a-t-elle été injuste envers lui ?Maintenant il a rejoint quelque part dans le néantSharon qui lui manquait tantNICE CULTURE LA FETE OCCITANE A LEVENS MAGO DEU CASTEUbonne voix "country" occitane et plus consciemment engagé pour la défense de la langue d'aqui NUX VOMICA très bon spectacleLouis connait bien son public, il a les ficelles pour les faire réagir et ils réagissent LO TRUC 9/10 au niveau son.Dommage je les ai trouvés mal placés, on ne pouvait pas danser malgré l'envie que nous en avions. RABA CAPEOU Quelle énergie ! C'est du feu sur scène. Dommage que lorsqu'ils sont passés le monde n'était pas encore arrivéTAM TAM CONTRE LA FESTA DE LEVENS Il n'y avait absolument rien dans le programme qui pouvait faire penser que les identitaires marqueraient des points. A moins que défendre sa langue et sa culture soit à proscrire. 90 % de ceux qui chantaient étaient de gauche on l'a bien sentiSi donc par hasard les mails de Tam Tam ont fait hésiter certains ce fut grave erreur. NICE CULTURELa fête de Dolla à Castel Plagetrès agréableJ'avais envie d'aller me jeter à l'eauen passant nu à travers le Sosno (pas dans l'expo mais visible)Les éclairs de néon de David Anselin se marient parfaitement avec les mirroirs de Ghelloussi Ils vont sans doute chacun y penser Le chant de Virginie Le Touze a étonné le club de la Chambre Economique qui s'était réuni à côté. Les Kebab de Pinaud m'a faitimmaginer une arrière pensée J'ai beaucoup aimé les insultes de Sandra Lecoqpeintes à la manière de Jasper JohnsJ'ai aimé les cactus de Hugard mais est-ce que c'est lui quia écrit sur les cactus ou bien il les a photographiés parce qu'écrits ?

REVENONS AUX AUTRES CLAUDE VIALLAT EXPOSE PARTOUT trois cartons d'invitation dans le mois MARK TOBEY A LA GALERIE BLUSJe n'ai jamais aimé Tobey du sous Pollock, du sous Ecole de Parisetc.1 SUR 10CAGE Le livre de Gino sur John Cage est une façon peut être de dire à X... que son expo sur Cage à Barcelone n'est peut être pas si complète que çaCage c'est comme un astéroïde ou une pierre précieuse :il est à plusieurs facettes.Quand il est à la Fondation Maeght c'est un Cage, il ennuie quand il est dans le train avec Gino, c'est un autre Cage, il rit quand il est, en 1954 à la Judson Church school c'est un autre Cage et pourtant c'est toujours le mêmeGEORGE BRECHT Pour George Brecht c'est la même chose que pour CageIl y a le Brecht subtil des "event" et il y a le Brecht macho et puis, de toutes ces images confondues, apparait Le mythe, le Mythe cage, le Mythe Brecht et pour certains, à juste titre, pourraient dire "il n'y a rien à faire avec la réalité"MARSEILLE JULIEN BLAINE Question : pourquoi est-ce que l'on ne prend pas Julien Blaine au sérieux comme on a pris Baquié.

REPONSE DE BLAINE 1/ parce que j'ai le tort de vivre, de survivre de supervivre...2/ parce qu'il vocifère :il faut s'y faire !3/ celles et ceux qui pour moi “comptent”me prennent comme je suisme prennent comme je saisy compris “au sérieux”(si lu u se ferme u = a)à toijulienAu fait, es-tu venu voir mon expo Tu as jusqu'à octobre, on la visitera ensemble !MARSEILLE INDIVIDUS Athanor ferme. Pailhas est mort.

Support surfaces chez Athanor avait mal vieilli. Le fond de commerce de Support et Surfaces c'était matière et transformation mais la matière sur les toiles part en couilles avec le tempscertains ont mal vieilli. Les couleurs ont changé. Chez moi les rats se sont attaqués à un Pincemin

LA VERITE Ca paye pas de chercher la vérité on finit toujours par se faire des ennemisil vaut mieux mentir et leur dire qu'ils sont géniaux qu'ils sont beaux qu'ils sont originaux JZ JONATHAN ZEBINA le joueur de foot ne m'a toujours pas tout payéJ'attends toujours. GEORGE MICHEL KAHN m'a envoyé un chèque tout est OKMYSTERE AVEC LE SITE DE VOLTAIRE Qui apparaît et disparaît et qui propose que c'est Dick Cheyney qui a commanditél'assassinat de Hariri au Liban crédible ?THE SCHWITTERS MERZ BARN PROJECT C'est un projet pour restaurer la maison de Schwitters. Le problème c'est que l'histoire et le temps déforment les oeuvres. A chaque fois que je vois un Merz Barn de Swittersil est de plus en plus propre. Bientôt il sera en plastique. Et dire que Duchamp qui est passé un jour devant mon magasin a dit que je faisais du Merz BarnJ'ai l'impression que Switters partout où il allait ne pouvait pas s'empêcher de remplir, comme moi.

RECU UN PETIT LIVRE DE FREDERIC VINCENTQuelques idées m'ont fait rireIl a un petit côté Fluxus qui me plait. RECU UN BEAU CATALOGUE DE JOTA CASTROPas d'idée à lui piquer mais par contre j'ai l'impression qu'il en a piqué lui. Son meilleur texte c'est celui qui est sur la couvertureun vrai poèmeRECU UN CATALOGUE D'HENRI CARTIER-BRESSONqui photographie l'Amérique de 1929 à 1947Ses photos me font penser à Sumkay quifait des milliers de photos quipourraient être du Cartier Bresson ou du Doisneau. sauf qu'il y en a des milliers Je les collectionnais je ne les collectionne plus.Il y en a tropMais je les regarde toujours avec plaisir. RECU JOSEPH BEUYS THE LIVING SCULPTUREIl aimait son nom et il aimait son chapeauEt dire que Beuys a voulu nous faire croire qu'il était pour la démocratie directe et l'anonymat. RECU FANZINE DE RENE DURAN Je lis toujours avec un grand intérêt les lettres photocopiées de René Duran. Parfois il parle de moiParfois non il parle très bien de politique internationale il serait bon que sa fanzine, tapée à l'ordinateur puisse être lue partout sur le net

RECU DES PETITS LIVRES DE BENNETT Le poète John M. Bennett Il fait de la poèsie sonore quand on le lit ça ne vous dit rienmais quand on les lit à haute voix c'est très sonoreCe que j'aime chez lui c'est sa persistanceil ne s'arrête jamaisSa poèsie ne véhicule pas de sens, mais du sonPIERRE BERGE INDIVIDU MYSTEREComment quelqu'un qui apprécie l'air de Paris de Duchamp puisse en même temps exposer et vendre des cataplasmes colorés épouvantables.

RECU "UNE ANNEE SANS ART" Petit livre plein de têtes de mort, bon pour un festival non art. Ils cherchent un endroit pour y exposer du non art. N'y a-il pas contradiction ?L'épidémie des" têtes de mort "partout continueSi j'étais Nostradamus je chercherais une explication.prémonition de ce qui nous attend ? Le livre s'appelle « une année sans art »Beaucoup d'image de crânesLe réalisateur Jean Pierre Séguin à MontréalJe ne sais pas où le classerj'hésite entre théorie ou Mail ArtINDIVIDIDUS TETSUMI ORIMOTO 7/10artiste free lance je garde précieusement tout ce qu'il m'envoie INDIVIDUS-SARKOSY En politique extérieure 3 Bons Points un au Liban pour avoir rencontré président Syrienun en Georgie pour avoir su arrêté la guerre un avec la Russie sa position relativement tempérée2 Mauvais Points un pour ne pas avoir de plan pour casser le néocolonialisme français en Afrique un parce qu'incapable de décentraliser vraiment. INDIVIDUS ANNIE annie m'a dit j'ai bien aimé l'interview d'Arielle Dombasle fait par Catherine dans Art Press inattendu et intéressant.INDIVIDU FRANCESCA PINI.

Recu la visite de Francesca Pini. Belle femme qui travaille à la Corriera della serra.je ne sais pas pourquoi elle est venue ASSEZ PARLE DES AUTRES PARLONS DE MOI BEN BEN SUR BENMon film est de nouveau au point mort. Je n'arrive pas à me dépasserJ'arrondis trop les anglesBEN SUR BEN J'aimerais que Jacqueline Gainon fasse une grande toile de moi nu tenant non pas un pinceau comme dans le tableau de Freud mais un miroir.BEN SUR BEN Parfois pour moi écrire c'est trop facile je peux alors tout écrire et j'écris trop Parfois c'est le contraire Je n'arrive pas à pondre un mot BEN SUR BENMon Dieu faites que je ne finisse pas ma vie comme un critique d'art aigri regardant les femmes nues avec concupiscence. BEN SUR BEN Faire semblant de rire ne me suffit pas J'ai besoin de vivre Pas de végéter devant la télé. BEN SUR BEN Non oh non il ne me faut pas lire Rimbaud Burroughs ou Bukowsky il me faut aller boire ce qu'ils ont bu pour mourir de ce dont ils sont morts la vérité qui fait malje vais donc aller dans la salle de bain me maquiller me laver et à la chasse BEN SUR BEN

Tout m'énerveQuand je ne trouve pas un stylo ou un feutre qui marche pendant une demi-heure et qu'on en a acheté 200Quand l'imprimante ne marche pas depuis 10 jours et que je ne vois pas de solutionQuand le téléphone sonne et que je me dis : « merde j'ai encore oublié »Quand ma liste atteint les 23 pages et que je ne pourrais jamais la lireQuand j'ai envie de faire un film et que ça ne démarre pas, ce ne sont que des motsQuand j'oublie systématiquement le jour qu'on estQuand j'ai envie de faire des cadeaux en italien et que je ne les trouve pas pour les apporterQuand je note des idées de séquences de films que je perds systématiquementBEN SUR BEN La tête me tourne Prendre la vie comme elle vient je n'arrive pas Elle m'énerve cette vie BE SUR BEN Je dois trouver quelqu'un qui pourra m'aider à faire le ménage à fond et pas qu'au solderrière les meubles derrière les étagères, sur les hauteurs BEN SUR BENToujours quelques chose à faire,jamais le temps de ne rien faire au point où on oublie ce que rien faire veut dire. et que lorsque enfin je veux me payer le luxe de rien faire j'en suis malade BEN SUR BENInformation : Sexe je reste sexuellement performant mais il faut que je le veuille et que je fantasmeBEN SUR LE NET

Je garde la même page d'accueil mais je remets mon site à jour BEN SUR BEN Certains de mes amis, les ethnistes, me disent :Ben tu n'es pas sérieux on ne peut défendre à la fois Fluxus et l'ethnisme : faux BEN SUR BEN FRAC MARSEILLE )Avignon restaure « j'ai rêvé »Mais il y a du cafouillage derrière. Qui restaure quoi ? J'ai été voir le tableau il est toujours dans le même état qu'avant. Par contre à ma deuxième visite je note beaucoup de discours autour.La première restauratrice a fait un gros livre sur « comment le restaurer ? » mais ne l'a pas restauré du tout. La seconde équipe l'a regardé et a dit « ce n'est pas la peine de le restaurer »Je suis d'accord pour ajouter un lit. Et si on me laissait le restaurer moi même avecLudo et les élèves regarderaient. Un peu avant Lyon.

BEN SUR BEN A la maison Je suis en plein nettoyageLa poussière qui s'incruste partoutTom mon petit fils a rangéle coin des échafaudage et la remise à outils à la maison annie a mis de la mort aux rats partout.

BEN SUR BEN Ma tête est en panneCa m'inquièteC'est créer ce que j'ai envie qui me manque Les idées je les ai elles se bousculent au portillon c'est la réalisation qui pêchepar peurBEN SUR BEN Il fut un temps où j'aimais tout classer Maintenant je regarde ma bibliothèque il y a plus de 30 ans de livres à classer En dessous une télé et dans l'autre salle dix ordinateurs. Et google partout Je n'ouvre plus un dictionnaire je regarde sur le net.Des piles et des piles d'archives à classer Ma mémoire fout le camp Qu'est-ce que c'est cette pile ?Où est passé ma vie ?BEN A LYON En profiter pour me débarrasser de tous ces Art Press (les anciens)Trois possibilités :Un tas Un fauteuil (emprunter le fauteuil que j'avais fait et faire une petite table à côtéOu faire 4 colonnes d'Art Press qui soutiennent un tableau ou qui servent de socleOn pourrait aussi faire des petites colonnes d'Art Press servant de socle à des objets de la taille d'une chaussureBEN SUR BEN Je dépense trop c'est une question de mauvaise habitude Je bois trop c'est pour oublier ceux qui m'emmerdent

BEN SUR BENce matin Je me dis : quelle veined'avoir survécu jusqu'à aujourd'hui LA CRISE EBRANLE LE MARCHE DE L'ART CRISE OU PAS CRISE EN ART CONTEMPORAIN ?Va-t-il y avoir une bulle artistique comme on a eu une bulle financière OU l'art servira t'il de refuge à la crise ?mon avis :l'art ne peut mourir car il contient l'âme des peuples mais il peut coûter moins changer de cap

CRISE OU PAS CRISE EN ART CONTEMPORAIN ?Nous les artistes on est des jaloux lkesuns des autres alors si on me dit Koons ne vaut plus rien je suis content le problème c'est qu'on est tous dans le même bâteau.

CRISE OU PAS CRISE EN ART CONTEMPORAIN ?Y a t'il en art des fausses valeurs et de vraies valeurs ?J'aimerais vous dire moi je crois dans le nouveau par rapport à la répétition.

CRISE OU PAS CRISE EN ART CONTEMPORAIN ?Posez vous la question en regardant ce que vous avez au mur Est-ce unique ?Etes vous un des seuls à en avoir un ?Est-ce que ça rend votre voisin jaloux qui en voudra un aussi, plus grand etc ?si oui ne le vendez pas.

CRISE OU PAS CRISE EN ART CONTEMPORAIN ?L'art est il un besoin fondamental de l'homme comme la nourriture ou le sommeil ou l'amour non?alors on peut ou pas s'en passer ?

CRISE OU PAS CRISE EN ART CONTEMPORAIN ?Si le pouvoir Anglo-Américain s'écroule et que le pouvoir Chinois monte alors les artistes Chinois et Arabes vont coûter plus cher que les artistes Anglais VENTE DE L'ECOLE DE NICE Je suis pas intéressé par la vente de l'Ecole de Nice à Nice il faudrait qu'elle ait lieu à Paris. PARLONS DE FLUXUS A PARIS TEXTES ESSENTIELS DE FLUXUS DANSLA COLLECTION sert à démontrer que Fluxus est une vrai rupture comme le furent Dada et le Bauhausc'est vrai il y a des milliers de textes sur et autour de Fluxus que vous pouvez trouver dans les bibliothèqueset surtout à travers le netMais Philippe Brenot avec l'aide de Jon Hendriks achoisi les perlessans lesquelles Fluxus ne serait pas Fluxus.Rappelons que cet ouvrage qui sort à l'occasion de l'exposition Fluxus au Passage de Retzoù le mouvement Fluxus est montré à Paris pour la première fois dans un cadre presque institutionnel.

FLUXUS OUI Vous aussi vous êtes Fluxus quand votre robinet de cuisine fuit, quand vous éteignez la lumière, quand la porte claque, quand vous mettez un vase de fleurs sur un piano

FLUXUSJe suis inquietpourvu que cela ne fasse pas nécrologie anthropologie mais reste vivant FLUXUS Je suis inquietce sera peut être la pagaille mais Fluxus c'est la pagaille aussi Puisque pas encore mort

FLUXUS Je suis inquietle carton d'invitationproposé par Blistène et Valérie : encore du Ben ça va créer des problèmes d'egos

FLUXUSJe suis inquietMême les citations auxquelles je tiens tant, finissent par ressembler à des épitaphes sur des tombes

FLUXUS Cette expo sera l'occasion de voir des pièces de Serge III, de Robert Erebo, de Robert Bozzi, d'Alocco tous actifs de Fluxus à Nice dans les années 63 FLUXUS Cher journaliste Ce n'est pas comme s'il manquait de la littérature sur Fluxus. Il y en a presque trop. Que faut-il faire ? encore un livre ? Bertrand Clavez a sorti son livre « Fluxus en France » Et Pierre Tilman, le livre sur Filliou.FLUXUSJe suis inquietet j'ai peur du « prima-donisme » egotique de certains artistes qui se croient des génies

FLUXUS J'ignore si dans la mezzanine, comme je l'ai proposé, il y aura les post Fluxus dont John Armleder, Jacques Lizène, Labelle Rojoux etc FLUXUS Je suis inquietEn tant que critique d'art digne de ce nomvous vous demandez Qu'apporte Fluxus de nouveau ?Qu'apporte Dada de nouveau ?FLUXUS By the way In Malpartida the piece I prefered was a chair piece by Willem de Ridder a end of history of the life of those who sat on those chairs

FLUXUS Avec cette expo j'espère démontrer que Fluxus est au départ dès 1958 et 1963 de l'épidémiede performances qui gagne le monde de l'art (Aujourd'hui absolument partout tout le mondeannonce des performances Nice, Marseille, Paris.)

FLUXUS Il y a un espace à louer pour la journée ou la semaine juste en face du Passage de Retz pourquoi pas le louer ?0616324932Je vais le louer pour mettre nu dedans FLUXUS Soyons sérieux Il ne s'agit pas d'une expo de chefs d'œuvres. Fluxus c'est pas Des œuvres c'est DE l'esprit. N'OUBLIEZ PAS DE VENIR C'EST LE 13 JUILLET A AU PSSAGE DE RETZ 9 RUE CHARLOT PARIS FLUXUS faire une expo Fluxus c'est le contraire de Fluxus important pour mes nouveaux abonnes sachez que vous pouvez lire mes anciennes newsletter sur mon site http://www.ben-vautier.com/a la rubrique « mes newsletter »

dimanche 5 juillet 2009

Dailymotion - La route est une lecture - une vidéo Art et Création

Dailymotion - La route est une lecture - une vidéo Art et Création

Le Tour de France à Lorgues: lecture sur la route


Souvent, le dimanche, je quitte ces belles couleurs rouges qui veulent habiter le monde pour me mettre au vert.
Mais aujourd'hui, c'est le jaune. Pas le pastis: le maillot jaune du Tour de France qui passait à Lorgues!

J'avoue pourtant n'avoir pas vu le maillot. Mais, d'abord 3 ou 4 coureurs qui passent à la vitesse de l'éclair au milieu des voitures et des motards. Puis, quelques minutes plus tard, tout le peloton, aussi rapide, aussi invisible.

Tiens, c'est déjà fini!

Mais il faisait bon à l'ombre des pins, ça fleurait bon le pique-nique, la chaleur d'un dimanche d'été. Ne crachons pas sur ces petits bonheurs!
Et surtout, les façades sont si lisses qu'il suffit d'attendre qu'elles se craquellent et qu'autre chose surgisse de l'image si convenue de ce rituel estival...
Alors, sans doute la nuit, d'étranges lutins transforment la route en de longs et énigmatiques poèmes qui se déroulent sur des centaines de mètres.
Peu après le passage du Tour, la lecture défilait sur l'écran de la route. Voici donc cette vidéo...
Quand je dis que la poésie ne lâchera pas ce blog!
Video Daily Motion au-dessus ...

samedi 4 juillet 2009

USA: joyeuses fêtes!





4 juillet! Et dire que j'allais l'oublier! Pourtant c'est facile à retenir: 10 jours avant nous.
Ils sont comme ça ces ricains , faut toujours qu'ils fassent tout avant nous!

Eh oui, la Fête Nationale!

Remarquez, que si je l'oublie, ils s'en fichent et aimeraient sans doute que d'autres, iraniens, afghans ou coréens, les oublient aussi. Mais ça c'est pas gagné.

Alors, dear friends, veillez au bon respect du code de la route!

vendredi 3 juillet 2009

Ma chère Carla



Ma chère Carla,

D’abord quelques petites choses qui n’ont rien à voir avec votre aimable personne…Ça frétille dans la blogosphère : on fait son bilan mensuel et on expose son système de liens. Je dois avouer que je ne suis guère plus doué dans l’art des liens sur les blogs que dans le shibari japonais. Ou alors mes liens sont d’une telle perversité que le clic ne déclenche souvent qu’un désespérant « oups… petit problème , le lien semble corrompu ! ».

Tant pis, donc. Mais, promis, j’essaierai et je trouverai un moyen de créer ces fameux liens qui conduisent sur les autoroutes de la blogosphère tandis que d’autres, pauvres rêveurs, s’égarent sur des sentiers tortueux, pleins de charmes… mais désespérément vides. Alors attention, bloggeurs de partout, mettez vos ceintures, ça va saigner ! Encore faudra-t-il que Wikio se donne la peine de répertorier ce modeste blog

Pendant ce temps là la planète tourne, la Californie est en faillite et plus aucune banque ne lui prêtera un cent ; la France n’en est pas là car elle n’a plus besoin des banquiers puisque les français feront l’affaire ; le chômage explose plus qu'on le croyait et, dans les pays de la zone Euro, les ventes au détail ont reculé 4 fois plus que prévu… tout est bien sûr plus sombre qu’on ne le disait mais chut…

Bon, ma chère Carla, tout ceci vous intéresse peu, j’en conviens et j’en arrive donc à ma requête :
Il semblerait que votre ascendant sur votre époux soit désormais le meilleur marchepied vers la gloire. Certains ne se cachent pas pour dire que le patron du Nouvel Obs, ancien patron de la FNAC, eut également quelques affaires beaucoup plus intimes avec vous. Et que ce publi-reportage dans son journal - ne parlons pas d’interview - que votre Chouchou lui accorda fut un galant hommage à ces doux instants que vous partagiez… Pour votre autre ami désormais Ministre de la Culture, amateur de très jeunes éphèbes qu’il rémunérait en Thaïlande comme il l’écrivait dans son autobiographie, je doute qu’il eût à payer de sa personne pour obtenir vos faveurs… Mais qui sait : au terme de toutes vos interventions chirurgicales, peut-être qu’à l’instar de Michael Jackson, votre corps est-il cet au-delà où l’on ne sait plus trop bien, d’une couture à l’autre, dans tous les plis des cicatrices et de la silicone, où se niche votre réalité pour peu que vous en ayez encore une.

Mais qu’importe! Votre entregent me suffisant largement, je laisserai l’entre jambes à qui s’en satisfera. Car ma requête est de toute autre nature. Soyons seulement amis, voulez-vous ? Bon, plus, d’accord mais vraiment, vraiment si vous insistez… Car dans les temps difficiles que nous traversons, je dois songer à mon avenir.
Un poste d’Ambassadeur au Pakistan me permettrait de régler quelques petits soucis financiers liés à des rétro-commissions suivies d’un gros boum-boum et de quelques cadavres … Mais, pourvu d’un bon gilet pare-balles, je suis certain d’y réussir de juteuses affaires pour votre tout nouveau pays, la France.
Je n’oublierai pas non plus vos intérêts personnels en soutenant ardemment, Hadopi2, et Hadopi 3, 4 et plus s’il le faut. Je n’oublierai pas votre amitié très proche avec le Directeur de la Rédaction de l’Express, ni votre personnage d’intrigante qui renoue délicieusement avec les effluves d’une cour qu’on avait cru abolie. Je n’oublierai rien pour le service de votre gloire, laquelle est sans limite et dans la quelle vous vous enivrez sans pudeur.
Donc ,ma chère Carla, si vite passée de Disneyland à Versailles, je suis prêt à vous servir et je sais que, femme de gauche authentique, vous ne resterez pas insensible à mon appel : sachez parfois oublier les autres et souciez-vous davantage de votre personne!
Car, ma chère Carla, comme chacun de vos sujets, je me dois de perdre la tête à défaut de me la faire trancher, en songeant à vos multiples visages, à votre vérité impossible et je vous dois cette confidence : Tout en vous, jusqu’au mystère d’un clonage avec un extra-terrestre, me ramène à la figure de Mickael Jackson. Et ceci ne cesse de m'inquiéter...
Ma seule requête : surveillez votre cœur !
Et soyez certaine que bien des liens nous unissent!
PS: Miracle! je viens de comprendre pourquoi mes liens étaient pourris! Alles ist wieder in ordnung! (Goethe)

mercredi 1 juillet 2009

De la magie en politique


Le tam tam dans la brousse ou le téléphone arabe dans les rues sont un moyen pour le moins exotique de diffuser de l’information. Inutile de s’interroger encore sur la nature ou la validité de celle-ci mais tâchons plutôt de décrire la manière dont fonctionne notre grosse caisse médiatique « bien de chez nous ».

Parmi les principaux vecteurs qui nous incitent à « coller » à l’information, il y a la peur. Quand on se sent menacé, on veut savoir…

Les catastrophes, quelles qu'elles soient, sont donc cette accroche privilégiée tant elles permettent d’abord de souder les populations par l’effet réactif d’une solidarité retrouvée. Quand on a peur on se rassemble – les politiques le savent fort bien quand, le moment propice, ils trifouillent du côté de l’insécurité…Et on se rassemble alors à l’ombre d’un chef protecteur !

Mais la vraie catastrophe, naturelle ou humaine, est celle qui non seulement déclenche cet œcuménisme lacrymal que vient conforter la figure tutélaire du pouvoir, mais celle qui peut être utilisée par celui-ci afin d’occuper les médias à point nommé, tout en y trouvant un avantage économique et, surtout, en lui permettant d’actualiser ce fameux « Big brother is watching you ».
Car on oublie trop souvent qu’au-delà de l’aspect menaçant et répressif de la formule quand elle désigne une surveillance totalitaire, il y a cette notion de « protection » autrement plus positive qui est mise en avant. Protéger devient alors la forme moralisatrice et obligée de la surveillance .


Aujourd’hui comme hier, qu’il s’agisse des grandes épidémies - qui permettaient au passage d’éradiquer quelques boucs émissaires - ou plus récemment, d’autres catastrophes -réelles ou fictives- elles donnent au pouvoir l’occasion de vider certaines poches pour en remplir d’autres ( l’industrie informatique ou pharmaceutique..) et surtout d’imposer la légitimité d’un contrôle absolu : lors d’une épidémie, par exemple, vous perdez votre libre arbitre, votre liberté est niée car vous incarnez un danger pour l’autre.

Rappelons-nous : la vache folle, le bug de l’an 2000, la grippe aviaire… et maintenant « la grippe porcine », joli nom au signifiant pas vraiment neutre qui a l’avantage de nous replacer dans les terreurs ancestrales de l’animalité. Les catastrophes sont éminemment symboliques et arborent leur totem !
Et le fantasme oblitère une réalité tellement banale…Or cette grippe qui rôde dans les médias dès le premier trou d’air dans l’actualité, nous savons qu’elle serait moins dangereuse que les autres même si elle se répand facilement. Que dans les pays occidentaux, sur les quelques milliers de cas, aucun décès n’a été prouvé en relation directe avec la pandémie. En Grande Bretagne, 3 décès de personnes déjà fragilisées sur 5000 cas…
Bien évidemment, cette situation est connue mais, à certaines époques stratégiques, on applique ce remède magique qu’on inflige à la tribu : Le principe de précaution.


Ah quel beau principe ! Qui pourrait décemment le critiquer ?

Peut –on oser avancer que c’est là un parfait sparadrap pour bâillonner les causes et conséquences d’une autre crise bien réelle, d’une catastrophe humaine et sociale d’une bien autre ampleur, qui, elle, touchera au plus près à la vie de millions de familles des années durant ?

Mais les grands marabouts qui nous gouvernent invoqueront d’autres diables, d’autres malédictions, et le véritable mal qui nous menace sera occulté par les incantations de ces Grands Prêtres.

Ah l’univers magique ! Le vaudou…( tiens, où est passé le bracelet en poils d’éléphants de notre Président ?)
Donc pour cette grippe on assiste à une débauche de mesures inutiles mais qui ont l’avantage de vider les caisses ce qui contribuera à prouver que l’état étant ruiné, celui-ci ne peut que disparaître !
Et voici comment, à partir de petites catastrophes fabriquées à l’ombre des médias, on en prépare d’autres plus réelles. Mais celles-ci agiront dans une parfaite invisibilité. Sauf si…