
HOME: Ce titre qui s'affiche comme centre, domination sur toute revendication nomade face à l' ethnocentrisme, à une parole révélée, à tout ce qui prétend saisir le monde dans un instant sans dire l'espace dans lequel il se situe. Une escroquerie.
Car ce n'est pas tant le discours sur le monde qui importe que le regard qui le constitue. Regard arrogant, sûr de sa vérité. Qui somme quiconque de se taire. Regard de la Méduse. Parole qui vous interdit toute réflexion.
Regard de la caméra qui "survole", "synthétise" et sans qu'on le perçoive "nous regarde de haut":
HOME c'est le mot du mépris social. L'auteur et le financier, Pinaut, l'un des pires du capitalisme mondial et mondain, côte à côte avec son hérault, aux infos, sourires satisfaits. Ils ont raison; l'entourloupe planétaire est réussie. L'arrogance du Grand qui n'aime le Faible que dans l'image compassionnelle mais qu'il exècre dans sa réalité. Ce n'est pas pour rien que Monsieur Pinaut se croit connaisseur en art. Et qu'il ouvre son dernier hangar à Venise (20 Euros, l'entrée quand même..)
Monsieur Pinault n'a pas compris qu'un homme est un travailleur, parfois un esclave. Alors Monsieur Pinaut ne sait pas ce qu'est un artiste sinon celui qui s'achète. Le grand artiste étant toujours le plus cher. Celui qui s'impose dans le "Kolossal". Ou il s'en fout, l'important étant d'occuper le présent en s'inventant ce que pourraient être les artistes qu'il souhaite, lui et les quelques autres du Dow Jones et du Cac 4O: des valeurs, des fonds pourris, qu'importe... Ce n'est que du pari, du chiffre. Et les artistes dévoyés sont des maîtres de la propagande...
HOME: l'intérieur. La maison. Le chez-soi. Déjà le titre est un mensonge quand le film est au-dessus du monde, qu'il ne dit pas la réalité des êtres mais qu'il se promène dans l'esthétisation de la terre, de la mer et du ciel. Avec une musique mystico-baba et un commentaire monologue sectaire religieux hypnotique.
HOME: titre anglais, international, pour faire marque. Qui fait écho. Qui résonne. Très Zen...Discours de l'impérialisme géographique, culturel et moral. La "culture" dominante.
HOME: qui culpabilise, comme à l'église, et qui ne dit rien des sans abris qu'elle fabrique. Des responsables du saccage . Les responsables c'est vous, pas nous. Monsieur Artus-Bertrand ne s'en prend JAMAIS aux vrais responsables.
HOME: qui se veut TOUT puisqu'il porte aussi le mot "homme", si absent dans sa réalité...
Mais je serai franc: je n'ai pas voulu voir le film.
Comme Ulysse, mon seul "maître", j'ai refusé de me laisser séduire par le chant des sirènes. J'ai préféré m'attacher au mat du navire...Et m'occuper d'autre chose.
La télé allumée dans une autre pièce, je n'en ai que saisi ici ou là que 2 ou 3 minutes.
Pour écouter que le "destin de la planète"...
Quoi "destin"? Une planète aurait-elle un destin? Y-a-t-il un philosophe dans la salle? Comme quoi l'esthétisation est une machine à abêtir! Un "destin"- mot métaphysique pour ne pas dire avenir, encore moins futur et surtout pas, conséquence!
Alors, oui, voyageur et nomade -puisque telle est la raison d'être de ce blog, -je m'insurge contre ce HOME qui, dans ses multiples résonances, renvoie à l'écho du "meilleur des mondes". Non pas celui d'une morale, d'une humanité. Mais d'une loi naturelle. Film totalitaire. Monde d' Orwell, de Wells . Et plus.
Car HOME serait-il un film totalitaire dans son inconscient?
Totalitaire: son ethnocentrisme occidental avec des paroles hypocrites sur les "pauvres" puisque le discours est centré sur la nature et non sur le capitalisme à l'origine de la catastrophe écologique.
Totalitaire: l'affiche. La planète est soumise à ce HOME qui l'écrase et au nom de son démiurge, Artus Bertrand, qui l'organise dans ce bleu abyssal... Le grand bleu! Celui de Besson, le producteur du film. La nature primitive contre la culture. Cette grande nostalgie des racines et de pureté initiale qui fut le terreau du nazisme.
Totalitaire: le système d'Arthus-Bertrand. Financé aujourd'hui par le groupe Pinault Printemps La Redoute qui a mis plusieurs centaines d'employés au chômage cette année. Mais que valent les hommes face à la force de la nature? Et l'économie suit des forces naturelles, non? Je le redis: quelle était l'idéologie hitlérienne? Le discours de ce film ou de ses livres porte-t-il une once d'humanisme? Jamais.
Totalitaire.: l'Association d'Artus-Bertand, richissime, se nomme "good planet". Non seulement dans cette mégalomanie spectaculaire, on se prend pour dieu mais encore on se revendique le bien absolu et propriétaire de l'humanité: "la planète"!
Discours déjà entendu dans l'"humanitaire": We are the world...
Totalitaire: quand dans son exposition "6 milliards d'autres", on se contente de juxtaposer dans un même cadrage des portraits neutres. Négation de l'histoire, des souffrances, des dominations. Pas de coupables, pas de victimes. L'écologie nouvelle bénie par Sarkozy et la mafia Besson est la religion universelle! L'égalité n'est qu'une succession de cadrages. Ni riches ni pauvres ni coupables ni victimes. Vous êtes semblables mais restez dans ce cadre. Ne vivez pas. D'autres s'en chargent!
Totalitaire: parce que l'essence de cette oppression est de dire que tout est un et que l'unique est un tout. Cette réversibilité du sens qui est la haine de la philosophie. Et qui dit que le chef est l'émanation du peuple, qu'il est sa finalité, son désir.
Totalitaire: quand dans son exposition "6 milliards d'autres", on se contente de juxtaposer dans un même cadrage des portraits neutres. Négation de l'histoire, des souffrances, des dominations. Pas de coupables, pas de victimes. L'écologie nouvelle bénie par Sarkozy et la mafia Besson est la religion universelle! L'égalité n'est qu'une succession de cadrages. Ni riches ni pauvres ni coupables ni victimes. Vous êtes semblables mais restez dans ce cadre. Ne vivez pas. D'autres s'en chargent!
Totalitaire: parce que l'essence de cette oppression est de dire que tout est un et que l'unique est un tout. Cette réversibilité du sens qui est la haine de la philosophie. Et qui dit que le chef est l'émanation du peuple, qu'il est sa finalité, son désir.
Totalitaire dans son universalité obligée, à grand spectacle. Un grand spectacle universel, un show néo-Nuremberg à la gloire d'une certaine écologie?
Tous les ingrédients de ce qui préfigura le nazisme sont présents ici. On me dira: Mais rien de haineux, rien de raciste...
C'est vrai. Mais en creux, grattez cet impérialisme, ce culte de la nature, cette haine du progrès.
Encore une fois le spectacle apparaît dans son obscénité: le discours du bien au service du mal et des prédateurs.
Alors on ajoutera: oui, mais ce discours est incontournable, on ne peut le rejeter...
Sans doute. Mais raison de plus pour ne pas l'écouter.
je suis daccord sur a peu pret tout mais, ne pas le regarder c'est n'importe quoi, un livre n'est jamais bon dans son ensemble, un article pareil ( meme si certain y croit), alors un pseudo film reportage c'est clair que çà doit avant tout plaire, c'est du besson( le peuple), mais malgré que ce film ne traite pas du coupable capitaliste, il y a néanmoins un tas d'informations à prendre. la plus grande partie de la population ne s'y interessent pas , alors leur donner envie de boycott c'est nul zero, laissez les s'informer, perso étant plus au courant de ce magnifique système de pourriture, je ne l'ai pas acheté mais téléchargé à partir de youtube, pas top mais plus que suffisant vu qu'il ne m'a pas appris grand chose que je ne savais déjà.
RépondreSupprimerque la masse se laissent prendre au jeu de cette médiatisation, et qu'elle se gave de cette bêtise ce sera toujours mieux que tout ces films sans queue ni tête, ici ils prendront des infos cela avec l'abrutissement du a un enseignement de moins en moins avec son temps, ce ne sera pas un exploit mais un début., il faut le voir tout en restant focalisé sur les commanditaires de ce merveilleux résultat qui tot ou tard aboutira a notre autodestruction, programmé par une poigné de fous furieux qui n'ont d'autre jeu que la soif du pouvoir, et muse muse avec la vie des autres... enfin soit boycott ok mais si c'est gratuit je vois pas trop l'interet
les fautes , désolé je ne me relis jamais pas le temps , en retard , en r'tard toujours en r'tard
RépondreSupprimer"Monsieur Artus-Bertrand ne s'en prend JAMAIS aux vrais responsables".
RépondreSupprimerEntierement juste. YAB est le Jean Pierre Coffe de l'Ecologie. Il parle de la Terre et de ses habitants mais ces derniers ne sont jamais des êtres analysés dans leur espace social. Le Capitalisme et ses dégâts, le Capitalisme et ses supporters : en parler ? Mais vous n'y pensez pas !