Étrange l'isoloir, cette cage un peu sinistre qui fait penser aux chiottes ou au confessionnal . Peut-être d'ailleurs un de ces lieux que l'inconscient républicain aurait piqué au religieux. Et le mot donne aussi vaguement à penser qu'on vient y faire quelques petites affaires louches...
Bon, l'isoloir donc. Avec, avant et après, une petite procession -quoique la théorie des fidèles fût maigrelette aujourd'hui- pour la présentation de la carte, la récolte des bulletins (paroissiaux?) quand on n'a pas emporté celui de l'enveloppe contenant aussi les "déclarations de foi" des candidats (Amen!)... Ouverture du rideau, aïe, aïe, aïe, claustrophobie et si j'allais faire un gros péché, voter UMP par exemple, rien que par masochisme?
Allez, vite, pliage du bulletin, insertion du dit bulletin et, ouf, retour à la lumière, reprocession, mon nom.... Aïe, aïe, aïe, j'ai rien fait je vous jure. Signature! Ouille, ouille, ouille, ça devient cauchemardesque. "A Voté!" qu'il tonne. Quoi? Sûr? J'peux partir? Merci Monsieur le Juge, je recommencerai plus, j'vous le promets.
Ouf, le soleil, le beau soleil où ondule le platane dans la cour de l'école...
Mais oui! C'était donc ça ce mauvais flip, la cour de l'école...
Me retrouver là comme le gamin que j'étais, un peu con dans la cour avec toutes les conneries de l'enfance. Avec l'horreur de l'école, plus sinistre qu'une maison de vieux.
Paraît qu'il faut être adulte pour voter? C'est peut-être pas encore pour moi...

Bien vu, Hermès.
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