mercredi 25 mars 2009

Commentaires et blasphème.


Qu'on ne m'en veuille pas si je n'ajoute pas des commentaires aux commentaires: si je trouve quelque charme à ces jeux rhétoriques, aux sophismes et à une casuistique toujours stimulante pour le néo-cortex(?), je laisse à chacun - et à moi même - le droit de se promener entre les mots, de s'y trouver bien, ou d'aller voir ailleurs...

Le but de ces textes n'est pas d'asséner des vérités mais de proposer du vécu pour apporter un modeste éclairage sur le monde. Ou d'apporter un peu d'ombre là où la lumière se fait trop aveuglante. Il ne s'agit pas de raconter ma vie mais d'exprimer des colères sans pourtant avoir forcément raison; de donner à lire et à entendre un discours qui ne peut se dire ailleurs car "hors cadre" - ni vraiment littéraire, ou artistique, ou philosophique, ou politique, ou poétique, etc. Etre libre et que ce blog soit un espace de liberté.
J'ai toujours cru aux utopies.

Ce blog n'a donc d'autre ambition que de donner un écho à cette polyphonie que je n'entends pas assez ailleurs: que la philosophie, l'art, la politique, la littérature soient pris dans un même ciment. Mais pas de langue en béton!

Etant à Berlin, je revis à chaque pas le fantôme du mur pour l'avoir vécu -avant (souvenir d'un réveillon dans un appartement surplombant ce mur, feux d'artifice d'un côté, nuit de l'autre)puis, quelques mois après sa fin avec ces centaines de turcs qui en découpaient des tranches pour les vendre en souvenirs... Et maintenant plus de mur -si... mais en 3 endroits "muséifiés"....

Mais le mur, je le revois sans cesse dans ce qui l'a remplacé: les vitrines du luxe. Même si elles sont ici infiniment moins obscènes que dans les autre s grandes villes.

Et question jamais posée: pourquoi les berlinois de l'est votent-ils encore majoritairement pour le parti qui a pris la relève de l'ex- parti communiste?

Il ne s'agit pas de simplifier mais au contraire de percevoir toutes les ramifications - même si du coup l'existence apparaît comme un sacré sac d'embrouilles.

Il y a toujours eu cette phrase dans le Tao-Te-King de Lao Tseu qui n'a jamais cessé de m' habiter; "Obscurcir cette obscurité, voici la clé de toute merveille."

Et ailleurs ce passage:

"Tout le monde tient le beau pour le beau
C'est en cela que réside sa laideur
Tout le monde tient le bien pour le bien
C"est en cela que réside son mal."

Alors un petit blasphème avec cette peinture de Van der Weyden détournée sur une affiche du métro berlinois ... J'aime les pieds de nez à la beauté!

Et derrière ces lunettes noires, chacun y verra ce qu'il voudra!

1 commentaires:

  1. Quand les images disparaitront, que nous restera t il, sans commentaires, sans blasphèmes, sans lunettes?...

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